
Zelensky perdrait face à trois rivaux lors d'un second tour hypothétique, selon un sondage Socis
Un sondage Socis auprès de 2 000 Ukrainiens montre que le président Zelensky mènerait au premier tour hypothétique mais perdrait tous les duels du second tour face à Zaluzhnyi, Budanov et Fedorov, tout en se classant sixième en matière de confiance personnelle.
Première place au premier tour, effondrement au second
Un sondage réalisé par le centre de recherche sociologique ukrainien Socis entre le 28 juillet et le 2 août auprès de 2 000 répondants sur les territoires contrôlés par Kyiv montre que le président Volodymyr Zelensky mènerait un premier tour hypothétique d'élections présidentielles avec 22,3 % des voix, juste devant l'ancien commandant en chef des forces armées Valerii Zaluzhnyi à 21,4 %. L'écart entre les deux n'est que de 0,9 point de pourcentage, bien dans la marge d'erreur de +/- 2,6 points de pourcentage de l'enquête. L'ancien ministre de la Défense Mykhailo Fedorov se classerait troisième avec 13,1 % parmi les électeurs décidés ayant déclaré leur intention de voter. L'enquête a été réalisée selon la méthode CAPI (entretiens individuels sur tablette) et a exclu les résidents de la Crimée occupée, des parties occupées par la Russie des oblasts de Louhansk et Donetsk, et des zones où se déroulent des opérations de combat actives.
- Zelensky
- 22.3 %
- Zaluzhnyi
- 21.4 %
- Fedorov
- 13.1 %
Défaites au second tour
Lors d'un second tour hypothétique, chacun des trois rivaux bat Zelensky avec une large avance. Zaluzhnyi, désormais ambassadeur au Royaume-Uni, obtiendrait 66,2 % contre 33,8 % pour Zelensky. Kyrylo Budanov, ancien chef du renseignement militaire HUR et désormais chef du bureau présidentiel, obtiendrait 60,3 % contre 39,7 % pour Zelensky. Fedorov l'emporterait avec 63,8 % contre 36,2 % pour Zelensky. Dans chaque scénario, le soutien de Zelensky au second tour est environ la moitié de celui de son adversaire.
- Zaluzhnyi
- 66.2 %
- Zelensky (face à Zaluzhnyi)
- 33.8 %
- Budanov
- 60.3 %
- Zelensky (face à Budanov)
- 39.7 %
- Fedorov
- 63.8 %
- Zelensky (face à Fedorov)
- 36.2 %
Classement de confiance : Zelensky sixième
Un classement de confiance distinct du même sondage Socis place Zelensky sixième parmi les dirigeants politiques et militaires ukrainiens. Zaluzhnyi arrive en tête avec 27,8 % des répondants exprimant une totale confiance et 37,1 % une confiance partielle, tandis que 11,6 % lui font plutôt peu confiance et 18,1 % ne lui font pas du tout confiance. Fedorov se classe deuxième avec 26,8 % de totale confiance et 37,8 % de confiance partielle, avec 8,5 % lui faisant plutôt peu confiance et 16,4 % ne lui faisant pas du tout confiance. Robert "Magyar" Brovdi, commandant des forces de drones, se classe troisième avec 25,4 % de totale confiance et 25,8 % de confiance partielle. Le commandant en chef des forces armées Mykhailo Drapatyi suit à 24,0 %, et Budanov à 23,8 %. Zelensky est sixième : 18,0 % lui font totalement confiance, 24,5 % partiellement confiance, 17,0 % lui font plutôt peu confiance, et 37,0 % ne lui font pas du tout confiance.
- Zaluzhnyi
- 27.8 %
- Fedorov
- 26.8 %
- Brovdi
- 25.4 %
- Drapatyi
- 24 %
- Budanov
- 23.8 %
- Zelensky
- 18 %
Réaction publique au limogeage de Fedorov
Le sondage a également révélé que plus de 60 % des répondants considèrent le limogeage de Mykhailo Fedorov du poste de ministre de la Défense comme négatif ou plutôt négatif, et plus de 57 % soutiennent les manifestations contre son départ. Lors d'une élection législative hypothétique, les forces politiques associées à Zaluzhnyi et Fedorov recevraient le plus de voix.
Élections bloquées par la loi martiale
Les élections présidentielles en Ukraine étaient constitutionnellement prévues en 2024, et les élections législatives en 2023. Selon la constitution ukrainienne, les élections ne peuvent avoir lieu au plus tôt 90 jours après la fin de la loi martiale, en vigueur depuis février 2022. L'invasion russe à grande échelle en cours et les contraintes organisationnelles rendent impossible la tenue d'un scrutin. Parmi les répondants, 60 % estiment que les élections devraient avoir lieu immédiatement après une cessation temporaire des hostilités et la fin de la loi martiale, tandis que 25 % pensent que le pays devrait attendre plus longtemps avant de se rendre aux urnes.


