- 14 oct.Attaque combinée massive russe, que le porte-parole de l'armée de l'air a citée comme impliquant 39 missiles
- 19 oct.Premier des deux raids de missiles balistiques de la nuit
- 20 oct.Second raid de missiles balistiques de la nuit
- 20 oct.Witkoff rencontre Zelensky et des représentants européens à Oslo
Des intercepteurs Patriot bloqués à Washington
Zelensky a déclaré à un groupe bipartisan de sénateurs et d'élus américains, réuni par visioconférence, que le Pentagone retardait des missiles intercepteurs que certains pays européens ont déjà payés dans le cadre de la liste prioritaire des besoins de l'Ukraine, dite PURL. Il a indiqué que l'expédition attendait la signature du secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Le Washington Post, citant des personnes proches du dossier, rapporte que Pete Hegseth n'a pas encore approuvé le transfert de missiles Patriot des stocks alliés vers Kyiv, sans avoir pour autant rejeté formellement les demandes. Zelensky a affirmé que plusieurs pays européens sont prêts à envoyer des intercepteurs Patriot de leurs propres arsenaux et n'attendent qu'une autorisation américaine. Il a ajouté que les missiles sont prêts et pourraient déjà se trouver en Ukraine, y voyant le signe qu'une décision politique a été prise de ralentir le soutien à Kyiv.
Une pause de 30 jours sur les raffineries proposée
Zelensky a déclaré que l'Ukraine pourrait suspendre ses frappes contre les raffineries de pétrole russes pendant 30 jours. En échange, il demande aux États-Unis d'aider à protéger le ciel ukrainien pendant ces mêmes 30 jours, notamment avec des intercepteurs Patriot. Il a jugé qu'un tel échange serait équitable, mais que Washington n'avait montré aucune volonté d'aider, même sur cette option. Selon Ukrinform, Zelensky a aussi rencontré à Kyiv une délégation de Lockheed Martin pour discuter de l'augmentation des livraisons d'intercepteurs de missiles balistiques et de l'entretien et de la réparation des chasseurs F-16 en Ukraine. L'AGI rapporte qu'il a également affirmé que Pete Hegseth n'autorisait pas la livraison de missiles Patriot et AIM-9X destinés au système de défense antiaérienne NASAMS, alors que des pays de l'Otan les avaient déjà payés.
Starlink, renseignement et alertes
Zelensky a déclaré que les équipements Starlink et Starshield avaient cessé de fonctionner dans plusieurs secteurs du front sur des drones volant à 130 à 161 km/h, ralentissant la logistique du front et limitant l'usage de drones de frappe intermédiaire et de drones intercepteurs à réaction destinés aux drones d'attaque Shahed. Il a estimé que la question devait être reposée aux partenaires à tous les niveaux. Selon Mykhailo Drapaty, chef des forces armées ukrainiennes, les alertes du Pentagone n'arrivent que par vagues irrégulières, ce qui, selon lui, met des vies en danger. Le porte-parole de l'armée de l'air, Yuriy Ignat, a indiqué que deux raids de missiles balistiques avaient eu lieu dans la nuit du 19 octobre, à 23h00 et à 3h00. Il a rappelé que lors de l'attaque massive de la nuit du 14 octobre, qui a impliqué 39 missiles, les partenaires n'avaient pas prévenu de la première vague mais l'avaient fait pour la seconde. Zelensky a par ailleurs affirmé que les partenaires n'avaient pas donné d'alerte lors d'attaques de missiles balistiques à trois reprises récemment.
Frappes et victimes
Le service d'État des situations d'urgence d'Ukraine a rapporté sur Telegram que trois personnes avaient été tuées dans la région de Kyiv, tandis que les autorités ont fait état d'un mort dans des frappes sur Zaporijjia, dans le sud-est, soit quatre morts au total. Adnkronos rapporte six blessés dans l'attaque de la région de Kyiv. Zelensky a déclaré que la dernière vague d'attaques russes avait endommagé 28 sous-stations et d'autres infrastructures énergétiques importantes. Il a aussi indiqué s'être entretenu avec le pape Léon XIV, lui avoir souhaité un complet rétablissement après son opération et avoir évoqué la catastrophe humanitaire à Olechky, sous occupation russe. Une affirmation russe rapportée par Ria Novosti, citant un commandant russe, assure que des drones ont détruit en un mois plus de 40 antennes, stations de communication et terminaux Starlink des forces ukrainiennes dans la région de Kharkiv. Les sources ne confirment pas ce chiffre.
- Région de Kyiv
- 3 morts
- Zaporijjia
- 1 morts
Données tirées du texte de l’article
Discussions d'Oslo et frictions politiques
Steve Witkoff, émissaire spécial du président américain Donald Trump, devait se rendre à Oslo le 20 octobre pour rencontrer Zelensky et des représentants européens et s'accorder sur une proposition de paix globale à soumettre à la Russie, selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui cite un responsable américain. Witkoff prévoyait ensuite de se rendre à Moscou pour présenter ces idées à Vladimir Poutine. Le vice-président américain JD Vance a déclaré au média numérique 2WAY que l'Ukraine n'avait aucune alliance formelle avec les États-Unis et ne devait pas rejoindre l'Otan, ajoutant que les deux pays coopéreraient sur certains dossiers et divergeraient sur d'autres. Dans un entretien au Corriere della Sera, Zelensky a déclaré que les limites au partage de renseignement et le ralentissement du service Starlink relevaient désormais de la réalité et non de menaces, jugeant cela injuste, et a dit entretenir d'excellentes relations avec Giorgia Meloni. Il a décrit la situation comme la plus difficile depuis le début de la guerre, lors d'une visioconférence organisée par les sénateurs Richard Blumenthal et Thom Tillis.