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En bref

  • L'USTR propose des droits de douane de 10 % à 12,5 % sur les importations d'environ 60 partenaires commerciaux, invoquant des interdictions insuffisantes sur les produits issus du travail forcé.

  • 54 pays sans interdiction sont soumis à des droits de douane de 12,5 % ; 6 pays avec une application insuffisante, dont l'UE et le Canada, sont soumis à 10 %.

  • L'administration utilise le Trade Act de 1974 après que la Cour suprême a annulé son approche tarifaire fondée sur les pouvoirs d'urgence en février.

  • Les objections écrites doivent être soumises d'ici le 6 juillet, avec une audience publique prévue le 7 juillet. Les droits de douane ne sont pas immédiats.

  • La Suisse négocie un règlement avec Washington ; l'Inde subit des pressions sur les chaînes d'approvisionnement de coton liées à la Chine.

Comment on en est arrivé là
  1. 2 juinL'USTR publie un rapport proposant des droits de douane de 10 % à 12,5 % sur 60 économies
  2. 6 juil.Date limite pour les objections écrites aux droits de douane proposés
  3. 7 juil.Audience publique sur les droits de douane proposés pour le travail forcé

Les États-Unis ont menacé environ 60 partenaires commerciaux de nouveaux droits de douane punitifs, invoquant leur incapacité à empêcher l'importation de produits fabriqués avec du travail forcé. La proposition, annoncée par le Bureau du représentant américain au Commerce (USTR) mardi soir, heure locale, marque un nouveau front dans la politique commerciale de l'administration Trump après que la Cour suprême a annulé son précédent régime tarifaire en février.

La proposition tarifaire

Le rapport de l'USTR liste 54 économies qui, selon Washington, n'ont pas imposé d'interdiction claire sur ces importations. Ces pays, dont la Suisse, la Chine, le Vietnam, Taïwan et le Royaume-Uni, seraient soumis à un droit de douane de 12,5 %. Six autres — le Canada, l'Équateur, l'Indonésie, le Mexique, le Pakistan et l'Union européenne — sont considérés comme ayant des interdictions qui ne sont pas effectivement appliquées et seraient soumis à un droit de douane de 10 %. Les produits tels que les semi-conducteurs, le café, le bœuf et certains fruits seraient exemptés, tout comme les marchandises du Canada et du Mexique conformes à l'accord de libre-échange nord-américain.

« L'incapacité de nos partenaires commerciaux les plus importants à lutter contre l'importation de marchandises fabriquées avec du travail forcé est inacceptable. Cela crée une situation où les travailleurs américains sont contraints de concurrencer à l'échelle mondiale sur un terrain de jeu inégal. »

Jamieson Greer, représentant américain au Commerce

Voie juridique et procédurale

Les droits de douane ne sont pas immédiats. Les objections écrites peuvent être soumises jusqu'au 6 juillet, avec une audience publique prévue le 7 juillet. L'administration fonde ces mesures sur le Trade Act de 1974 et les efforts de lutte contre le travail forcé, après que la Cour suprême a statué en février que Trump ne pouvait pas recourir aux pouvoirs d'urgence pour les droits de douane antérieurs. À la mi-mai, une cour d'appel a temporairement suspendu une décision de tribunal inférieur qui avait jugé les droits de douane mondiaux de Trump illégaux, permettant à un prélèvement de 10 % sur les importateurs de rester en place pour l'instant.

Économies ciblées et réactions

La liste couvre l'Afrique, l'Asie, l'Amérique latine et l'Europe. La Suisse, nation dépendante des exportations avec un marché de 21 milliards de CHF aux États-Unis, est regroupée avec la Chine, la Russie et l'Arabie saoudite. Le Secrétariat d'État à l'économie suisse (SECO) avait déjà rejeté les accusations en avril, selon la directrice Helene Budliger Artieda. Le rapport intervient alors que Berne et Washington négocient activement un règlement du différend commercial. L'Inde est également dans le collimateur, Washington liant la menace de droits de douane de 12,5 % aux chaînes d'approvisionnement de coton liées à la Chine. Le ministère indien du Commerce n'a pas encore commenté.

Offensive commerciale plus large

L'enquête sur le travail forcé, qui a débuté le 12 mars, est l'une des plusieurs enquêtes de l'USTR. Une enquête distincte au titre de l'article 301 sur la capacité industrielle excessive chez 16 partenaires commerciaux, dont la Chine, devrait également bientôt donner lieu à des conclusions. Lundi, les États-Unis ont proposé un droit de douane de 25 % sur de nombreux produits brésiliens à la suite d'une enquête sur les pratiques de commerce numérique et les droits de douane préférentiels.

« Nous ne tolérerons plus cette inégalité. »

Jamieson Greer, représentant américain au Commerce

Dans ce texte

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Fondé sur les articles de

ZEIT ONLINE, N-tv, Spiegel Online, SWI swissinfo.ch, Blick.ch, 20 Minuten, newsORF.at

Liste des sources
Washington, D.C.
Washington, D.C.
Washington, D.C., Berne, New Delhi · États-Unis, Suisse, Inde

À suivre dans l’édition du jour

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Sources et contexte

  • ZEIT ONLINEle 3 juin à 10:52US-Zölle: USA drohen 60 Staaten mit neuen Zöllen auf Produkte aus Zwangsarbeit
  • N-tvle 3 juin à 10:30Der Tag: USA drohen Indien mit Zusatzzoll - auch EU im Visier
  • Spiegel Onlinele 3 juin à 10:18Zölle: USA planen neue Zölle gegen Europa wegen Produkten aus Zwangsarbeit
  • SWI swissinfo.chle 3 juin à 09:43US threatens Switzerland with new tariffs over forced labour imports
Jamieson Greer
Représentant américain au Commerce qui a annoncé les droits de douane proposés sur le travail forcé
Donald Trump
Président des États-Unis dont l'administration a proposé les nouveaux droits de douane
Helene Budliger Artieda
Directrice du Secrétariat d'État à l'économie suisse (SECO), qui a rejeté les accusations américaines en avril
Ajay Srivastava
Expert commercial qui a commenté la menace de droits de douane américains contre l'Inde

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Publié le 3 juin à 11:09.

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Conflits · Washington, D.C., Berne et New Delhi

Les États-Unis menacent 60 économies de nouveaux droits de douane sur les importations liées au travail forcé, dont l'UE et la Suisse

L'administration Trump a proposé des droits de douane supplémentaires de 10 à 12,5 % sur les importations en provenance de 60 économies, les accusant de ne pas bloquer les marchandises fabriquées avec du travail forcé.

Texte IA fondé sur les articles de ZEIT ONLINE, N-tv, Spiegel Online et d’autres médias. Publié le 3 juin à 11:09.

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