
Le bénéfice du troisième trimestre de Visa atteint 6,3 milliards de dollars, le groupe prévoit de supprimer 2 600 emplois
Le géant des paiements a annoncé un chiffre d'affaires de 11,63 milliards de dollars et un bénéfice net ajusté de 6,3 milliards de dollars pour le troisième trimestre fiscal, tout en confirmant son intention de supprimer environ 7 % de ses effectifs. Des dépenses de consommation résilientes et un coup de pouce des voyages liés à la Coupe du monde ont soutenu ces résultats.
Résultats supérieurs aux attentes
Visa a annoncé un chiffre d'affaires net de 11,63 milliards de dollars pour le troisième trimestre fiscal, en hausse de 14 % par rapport à l'année précédente, dépassant le consensus de 11,39 milliards de dollars des analystes interrogés par LSEG. Le bénéfice net ajusté a augmenté pour atteindre 6,3 milliards de dollars, soit 3,32 dollars par action, contre 5,83 milliards de dollars, soit 2,98 dollars par action, à la même période l'an dernier. Le volume des paiements sur le réseau de Visa, qui opère dans plus de 200 pays et territoires, a augmenté de 10 %, tandis que le nombre de transactions traitées a également progressé de 10 %. L'entreprise perçoit des frais sur chaque transaction transitant par son système.
Le trimestre de Visa dresse un tableau assez clair : les gens ont continué à dépenser de l'argent, et plus que Wall Street ne l'attendait. Ce n'était ni un coup de chance ni une astuce comptable, cela reflétait des transactions réelles.
David Wagner, gestionnaire de portefeuille chez Aptus Capital Advisors, a déclaré que les résultats étaient fondés sur une activité réelle des consommateurs plutôt que sur des facteurs ponctuels.
Suppressions d'emplois
Visa a confirmé une information de presse antérieure selon laquelle elle supprimerait environ 7 % de ses effectifs, soit environ 2 600 emplois, dans le cadre d'un effort d'efficacité. Les réductions sont concentrées dans les départements technologiques et produits. L'entreprise a enregistré une charge de 563 millions de dollars au trimestre pour les indemnités de départ et les coûts associés. Les dépenses d'exploitation ont augmenté de 19 % pour atteindre 4,8 milliards de dollars, en partie en raison de coûts salariaux plus élevés qui ont précédé les licenciements. Ces suppressions d'emplois sont parmi les plus importantes de l'histoire récente de Visa.
Résilience des consommateurs
Les dépenses de consommation sont restées robustes au cours du trimestre malgré les pressions inflationnistes et l'incertitude géopolitique découlant du conflit au Moyen-Orient. Les ventes au détail aux États-Unis sont restées stables en juin, et la baisse des prix de l'essence par rapport à leurs sommets de mai a offert un certain répit aux budgets des ménages tendus. La croissance de 10 % du volume des paiements et des transactions traitées indique que les consommateurs ont continué à dépenser pour des biens et des services via le réseau de Visa. Les résultats de l'entreprise suggèrent que l'environnement de dépenses global n'a pas encore été perturbé par les vents contraires économiques.
Impulsion transfrontalière
Le volume transfrontalier, un segment lucratif pour Visa, a augmenté de 13 % en données corrigées des variations de change. L'entreprise a attribué une partie de cette vigueur aux dépenses des visiteurs assistant à la Coupe du monde de la FIFA 2026, qui se déroule aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ces dépenses ont transité par les hôtels, les restaurants, les transports et les lieux de divertissement, augmentant les volumes de transactions. Le tournoi a fourni un vent arrière qui a amplifié la demande de voyages déjà soutenue.
Réaction du marché
Les actions Visa ont chuté d'environ 1 % dans les échanges après la clôture suite à la publication des résultats, même si l'entreprise a dépassé les estimations de bénéfices et de revenus. Cette baisse pourrait refléter la prudence des investisseurs face aux suppressions d'emplois et à la charge associée de 563 millions de dollars, ainsi qu'à la hausse de 19 % des dépenses d'exploitation. L'évolution du titre suggère que le marché avait déjà intégré une grande partie de la tendance positive des dépenses de consommation.
- Réel
- 11.63 Mds $
- Estimation
- 11.39 Mds $

