Ventura a affirmé que le Premier ministre n'avait pas été entendu depuis plusieurs jours et a cité le vendredi 16 octobre à Bruxelles comme la dernière fois où Luís Montenegro s'est exprimé sur le logement et les manifestations.
Ventura a qualifié l'absence de réponse du gouvernement de « rastilho » (mèche) pour des troubles plus larges et a estimé que, si les conditions étaient telles en France, le Portugal pourrait connaître pire sans action.
Ventura, qui réclame la démission du ministre de l'Intérieur Luís Neves, a déclaré que ce dernier avait encore perdu la face après avoir affirmé qu'il n'y aurait plus de campements, ceux-ci étant revenus le 21 octobre.
Lundi 19 octobre, Pedro Passos Coelho a ouvert un colloque sur l'avortement à l'Assembleia da República, et Ventura s'est demandé si c'était le bon moment pour soulever le sujet.
Lors d'un débat-déjeuner organisé par le Club international du Portugal jeudi 22 octobre 2026 au Sheraton Lisboa Hotel & Spa, le président de Chega, André Ventura, a placé le logement au centre de son intervention, aux côtés de l'immigration, de la sécurité publique et de l'orientation de la droite portugaise. La salle était pleine de chefs d'entreprise, de diplomates et de personnalités publiques, et certaines de ses remarques ont suscité des rires et des applaudissements. Ventura a affirmé que le Premier ministre n'avait pas été entendu depuis plusieurs jours et a demandé où se trouvait Luís Montenegro. Il a déclaré que Montenegro se montre pour le football mais pas pour le logement, et que s'il était Premier ministre, il se serait déjà adressé au pays et aurait reconnu qu'il existe un problème de logement. La dernière fois que Montenegro s'est exprimé sur le logement et les manifestations de rue, c'était le vendredi 16 octobre, à Bruxelles.
Ventura a insisté directement :
« Mais où est le Premier ministre ? Nous ne savons pas où se trouve le Premier ministre depuis des jours. »
Ventura a qualifié l'absence de réponse du gouvernement de « rastilho » (une mèche) susceptible d'aggraver les protestations sociales déjà dans la rue. Il a estimé que la responsabilité incombe à tous, pas seulement à la presse, et que des solutions devaient être présentées. Plus tôt, durant le week-end des 17 et 18 octobre, il avait annoncé un paquet législatif d'urgence sur le logement. Ventura a également critiqué les manifestations sur le logement, attribuant des motivations idéologiques à leurs organisateurs et les accusant d'attaquer la droite et d'attiser la haine. Il s'est inquiété de l'autorité de la police et du maintien de l'ordre public.
Un participant a demandé si le Portugal pourrait connaître des troubles semblables à ceux survenus en France. Ventura a répondu que la France a une histoire de manifestations violentes, ce que le Portugal n'a pas connu, mais qu'il n'excluait pas une telle possibilité ici. Les comptes rendus divergent sur ce point : PÚBLICO rapporte qu'il l'a jugée possible, tandis qu'un article de Notícias ao Minuto indique le contraire. Il a soutenu que les salaires français sont plus élevés, le logement plus facile d'accès et la pression fiscale sur les revenus plus légère, avant d'avertir :
« Si c'est comme ça là-bas, dans ces conditions, imaginez ce qui pourrait se passer ici si personne ne fait rien. »
Il a exhorté le gouvernement à ne pas partir du principe que le Portugal est un « pays docile » qu'il peut toujours contrôler. Ventura, qui réclame la démission du ministre de l'Intérieur Luís Neves, a déclaré que ce dernier avait encore perdu la face après avoir affirmé qu'il n'y aurait plus de campements de protestation, ceux-ci étant revenus le 21 octobre.
Ventura a aussi critiqué l'ancien Premier ministre et leader du PSD Pedro Passos Coelho, qui a ouvert lundi 19 octobre un colloque sur l'avortement au Portugal organisé par la Federação Portuguesa pela Vida à l'Assembleia da República. Ventura a dit avoir une grande admiration pour Passos Coelho mais s'est demandé si c'était le moment de mettre l'avortement à l'agenda public. Il a affirmé que les gens qui subissent la hausse du coût de la vie ne s'intéressent pas à l'avortement et veulent que leur vie soit réglée. Interrogé sur le caractère secondaire du sujet, il a répondu que la droite avait besoin d'une stratégie pour choisir quand et comment discuter de ces questions, et a cité le salaire minimum, les péages autoroutiers et l'âge de la retraite parmi les sujets qu'il ne laisserait pas à la gauche. Il a rejeté toute suggestion selon laquelle cela rapprocherait Chega de la gauche, affirmant qu'il ne jouerait pas le jeu de devenir une élite minoritaire qui débat entre elle.
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Le président de Chega, André Ventura, a déclaré lors d'un débat-déjeuner à Lisbonne que le Premier ministre Luís Montenegro gardait le silence sur la crise du logement et les récentes manifestations, qu'il a présentées comme une possible mèche susceptible d'embraser le pays.
Texte IA fondé sur les articles de SAPO, PÚBLICO et Notícias ao Minuto. Publié .