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Diplomatie·-2 h

Vance avertit le cabinet israélien : Trump est votre seul allié restant dans le monde

Le vice-président américain JD Vance a vertement réprimandé les responsables israéliens qui critiquent l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, les avertissant de ne pas s'aliéner leur seul allié superpuissant restant.

L'avertissement de Vance au cabinet israélien

Lors d'un point presse à la Maison-Blanche jeudi, le vice-président JD Vance a fermement riposté contre les membres du gouvernement israélien qui ont condamné l'accord-cadre entre les États-Unis et l'Iran. Vance a décrit le président Donald Trump comme le seul dirigeant mondial sympathisant avec Israël à l'heure actuelle et a mis en garde contre le fait d'attaquer cet allié, ce qui serait contre-productif.

Si j'étais au sein du cabinet du gouvernement israélien, je ne m'attaquerais peut-être pas au seul allié puissant qu'il me reste dans le monde entier.

Vance a également souligné que les deux tiers des armes défensives qui ont protégé Israël ces derniers mois ont été construites aux États-Unis et payées par les contribuables américains. Les États-Unis fournissent environ 4 milliards de dollars par an d'aide militaire, bien qu'un nouvel accord d'aide soit en cours de négociation.

L'accord-cadre et ses critiques

L'accord américano-iranien, conclu cette semaine après près de quatre mois de guerre, a suscité de vives critiques de la part des durs israéliens. Les ministres Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich rejettent catégoriquement l'accord. Les critiques affirment que l'Iran sort clairement gagnant : les sanctions sont levées, les avoirs gelés sont libérés, tandis que des engagements contraignants sur les programmes nucléaire et balistique iraniens sont absents.

Vance a défendu les termes en faisant remarquer qu'aucun pays n'accepterait des conditions qui le priveraient de sa capacité à se défendre. Concernant la levée des sanctions sur les exportations pétrolières, il a déclaré que l'Iran n'obtenait « aucun nouvel avantage ». Le New York Times a rapporté que l'Iran avait eu du mal à vendre son pétrole avant la guerre, souvent contraint de le faire en dessous du prix du marché, et Vance n'a pas abordé ce point.

La position de Netanyahou et le front libanais

Vance a déclaré que le Premier ministre Benjamin Netanyahou lui-même n'avait pas exprimé de colère à propos de l'accord lors de leurs conversations, bien qu'il ait admis que le Premier ministre pourrait parler différemment avec d'autres. Le bureau de Netanyahou et le ministère des Affaires étrangères n'ont pas fait de commentaire dans l'immédiat. Le Premier ministre a par ailleurs déclaré qu'Israël maintiendrait sa présence militaire dans le sud du Liban pour protéger les civils du Hezbollah.

Ce qui a parfois frustré le président, c'est que nous semblons être sur le point de réaliser une percée majeure dans l'accord, et puis tout à coup, une explosion majeure se produit dans un centre de population civile à Beyrouth.

L'accord-cadre affirme l'obligation de respecter l'intégrité territoriale du Liban, mais Israël et le Hezbollah ne sont pas des parties directes. L'Iran a insisté pour qu'un retrait israélien du sud du Liban fasse partie de l'accord.

Relations tendues et vérification

Les liens américano-israéliens se sont détériorés au cours du conflit. Trump a critiqué Netanyahou à plusieurs reprises, publiquement et en privé. Vance a conclu en soulignant que l'administration jugera la conformité par l'inspection, et non par les promesses. « Les mots ne comptent pas », a-t-il déclaré. « Nous sommes pour la vérification. » Il a ajouté que l'Iran s'est engagé à cesser l'enrichissement et à permettre aux inspecteurs de détruire son stock d'uranium hautement enrichi.

Washington · Jérusalem · Téhéran · Beyrouth

6 sources

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