
Mark van Bommel nommé sélectionneur de la Belgique jusqu'à l'Euro 2028, avec Zenden et Martens comme adjoints
Le Néerlandais de 49 ans succède à Rudi Garcia un peu plus d'une semaine après l'élimination de la Belgique en quarts de finale de la Coupe du monde, signant un contrat jusqu'à l'Euro 2028 au Royaume-Uni et en Irlande.
Nomination rapide après le départ de Garcia
La Fédération belge de football a agi rapidement après la défaite en quarts de finale de la Coupe du monde contre l'Espagne, décidant de ne pas renouveler le contrat de Rudi Garcia. En un peu plus d'une semaine, Mark van Bommel a été présenté comme le nouveau sélectionneur des Rode Duivels. Le Néerlandais de 49 ans a signé un contrat courant jusqu'à l'Euro 2028, qui se déroulera au Royaume-Uni et en Irlande. Il amène avec lui une équipe d'assistants de trois hommes : l'ancien international néerlandais Boudewijn Zenden, l'ancien manager de l'AZ Alkmaar et international belge à neuf reprises Maarten Martens, et Reinier Robbemond, qui a travaillé avec Van Bommel à chaque poste d'entraîneur principal précédent.
C'est un grand honneur de devenir le sélectionneur de la Belgique. La Belgique a des joueurs exceptionnels et un potentiel énorme. Avec mon staff technique, nous voulons construire une équipe disciplinée, ambitieuse et assez courageuse pour rivaliser avec les meilleurs.
Pourquoi Van Bommel ? Le facteur Antwerp
La réputation de Van Bommel en Belgique repose largement sur son passage au Royal Antwerp. Nommé à l'été 2022, il a offert au club son premier titre de champion depuis 1957 et un doublé national lors de sa saison inaugurale, ajoutant la Supercoupe. Ce succès, construit avec le directeur sportif Marc Overmars (consulté par la Fédération belge lors du processus de recrutement), a fait de lui une figure quasi mythique à Anvers. John Stegeman, son adjoint à l'Antwerp et désormais entraîneur principal du Willem II, a déclaré que Van Bommel avait depuis longtemps exprimé le souhait de devenir sélectionneur national et que sa préparation minutieuse le distinguait.
Mark apporte beaucoup de structure, il a un plan de jeu clair pour chaque match. Cela fonctionne généralement parce que c'est extrêmement détaillé, parfois il repassait les images 20 fois pour une bonne préparation. Et il sait rayonner de calme. Il est positif envers ses joueurs, même quand les choses ne vont pas bien.
Kevin Hofland, ancien coéquipier puis adjoint de Van Bommel au VfL Wolfsburg, a décrit Van Bommel comme une "personne de contact" qui excelle dans la gestion des egos des grands joueurs, une compétence que la Fédération belge recherchait spécifiquement, le mandat de Garcia ayant été marqué par l'ambiguïté tactique et l'agitation.
Une équipe en transition
Van Bommel hérite d'une équipe belge en pleine mutation. La génération dorée, qui a terminé troisième à la Coupe du monde 2018, s'efface : Jan Vertonghen, Eden Hazard et Dries Mertens ont déjà pris leur retraite internationale, tandis que Thibaut Courtois (34 ans), Kevin De Bruyne (35 ans) et Romelu Lukaku (33 ans) approchent de la fin. Lukaku a peu joué pour Naples la saison dernière. Les résultats ont fortement chuté ; après l'Euro 2024, la Belgique n'a gagné qu'un seul match de Ligue des nations contre la France, l'Italie et Israël, et l'équipe de Garcia a évité de justesse la relégation de la première division. La question la plus urgente est le conflit non résolu avec Courtois, absent de la sélection nationale. L'ancien défenseur belge Philippe Albert a déclaré au Soir que Van Bommel avait le caractère pour le résoudre.
Van Bommel a l'intelligence et le caractère pour résoudre ce genre de problèmes. Mais le plus urgent est bien sûr Thibaut Courtois. La question du gardien doit être résolue. Et en notre faveur, si possible, car nous avons besoin de Courtois, comme l'a montré la Coupe du monde.
La réaction des médias francophones
En Wallonie, la nomination d'un entraîneur néerlandophone qui ne parle pas encore français a suscité quelques critiques, mais le ton des principaux médias était largement favorable. Le Vif a salué la carrière de joueur de Van Bommel et ses qualités de leader, le qualifiant de "redoutable et craint adversaire, un combattant, un général d'infanterie" en tant que joueur, et comme entraîneur de quelqu'un qui "dégage une sorte de sagesse et d'assurance." Le magazine a noté son talent linguistique (il parle néerlandais, anglais, allemand, espagnol et italien) et a rapporté qu'il a l'intention d'apprendre le français, un geste apprécié dans le sud du pays. Le Soir, par la voix d'Albert, a reconnu le risque d'engager un entraîneur sans expérience en équipe nationale, mais a soutenu que son pedigree en club et sa forte personnalité en font le bon choix.
Oui, Van Bommel est un Néerlandais. Et alors ? Souhaitons-lui la bienvenue avant de le condamner. Il parle néerlandais, anglais, allemand, espagnol, italien... mais pas encore français. Il est doué pour les langues et, paraît-il, il va apprendre notre langue. Mais au final, l'essentiel n'est-il pas qu'il parle le langage du football qui mène au succès ?
Le parcours d'entraîneur de Van Bommel
Van Bommel a débuté sa carrière d'entraîneur principal avec les moins de 19 ans du PSV en 2017 et a été promu en équipe première un an plus tard. Il a obtenu une moyenne de 1,95 point par match sur 75 rencontres, mais a été limogé en décembre 2019 après une baisse des résultats. Un bref et infructueux passage au VfL Wolfsburg a suivi avant qu'Overmars ne l'amène à l'Antwerp en 2022. Après le doublé historique, son contrat a été résilié d'un commun accord en 2024. Il a passé deux ans loin du terrain, refusant des offres de championnats lointains pour soutenir la rééducation de son fils Ruben après une rupture du ligament croisé. Il occupe désormais le poste le plus important de sa carrière d'entraîneur.
- Débute comme entraîneur des jeunes au PSV U19
- Promu entraîneur principal de l'équipe première du PSV
- Licencié par le PSV malgré une moyenne de 1,95 point par match
- Brève période au VfL Wolfsburg, fait signer Micky van de Ven
- Nommé entraîneur principal du Royal Antwerp
- Remporte le titre de champion de Belgique (premier depuis 1957) et le doublé coupe
- Quitte l'Antwerp après une résiliation de contrat
- Nommé sélectionneur de la Belgique jusqu'à l'Euro 2028


