En bref
Le conseil national de Comuns a ratifié Ernest Urtasun avec 94,1 % des voix, et Ada Colau mène la liste du Frente Amplio pour la province de Barcelone en vue du scrutin du 29 novembre.
Le conseil national a approuvé la coalition électorale au sein du Frente Amplio avec 94,8 % de soutien, la liste pour le Congrès étant baptisée Comuns-Front Ampli.
El País rapporte des listes communes uniquement dans la Communauté valencienne et aux îles Canaries, après l'expiration du délai de coalition à minuit au terme de dix jours de discussions.
Irene Montero a remporté une primaire Podemos sans adversaire avec plus de 24 000 voix de soutien et affronte Emilio Delgado de Más Madrid à Madrid.

Urtasun ratifié à Barcelone
Le conseil national de Los Comuns s'est réuni en session extraordinaire le vendredi 16 octobre et a ratifié le ministre de la Culture Ernest Urtasun comme numéro deux de la liste du Frente Amplio pour la province de Barcelone. Les membres l'ont investi avec 94,1 % des voix, a indiqué le parti dans un communiqué publié le samedi 17 octobre. Ada Colau, ancienne maire de Barcelone, conduira la même liste et est la candidate de la coalition à la présidence du gouvernement. Les élections générales du 29 novembre seront les premières auxquelles Urtasun participera, et il devrait siéger au Congrès lors de la prochaine législature s'il est élu.
Le conseil a également approuvé l'accord de coalition électorale au sein du Frente Amplio avec 94,8 % de soutien. La candidature au Congrès se présentera sous le nom Comuns-Front Ampli, tandis que la liste pour le Sénat portera le nom Comuns-Front Ampli per la democràcia. Le délai d'enregistrement des coalitions a expiré à minuit, selon El País, les listes pour le scrutin sont donc désormais closes.
- Ratification d'Urtasun
- 94.1 %
- Accord de coalition
- 94.8 %
Données tirées du texte de l’article
Urtasun a présenté la décision dans une vidéo partagée par le parti, affirmant avoir choisi de faire un pas en avant et de rejoindre la candidature. Il a qualifié l'élection de « batalla trascendental », une bataille décisive, et l'a présentée comme une défense face à la droite.
« Nous ne pouvons pas permettre que la Catalogne tombe dans la sphère d'influence de Donald Trump avec un gouvernement PP-Vox, et nous ne le permettrons pas. »
Le rôle d'Urtasun dans la campagne devrait être important. Comme Colau parcourra l'Espagne pendant la campagne de quinze jours, La Vanguardia rapporte que le ministre de la Culture assumera une grande partie du travail de la coalition en Catalogne et participera probablement aux débats de Barcelone avec les autres têtes de liste. Aina Vidal, qui a dirigé Comuns Sumar lors des élections du 23 juillet 2023, où l'espace avait obtenu 14 % des voix et sept sièges en Catalogne, pourrait les suivre sur la liste.
Une gauche divisée à l'expiration du délai
Podemos et le Frente Amplio, qui regroupe IU, Más Madrid, Comuns et Movimiento Sumar, n'ont réussi à déposer des listes communes que dans la Communauté valencienne et aux îles Canaries. El País rapporte que la tentative de parvenir à un accord à l'échelle nationale a échoué après dix jours de négociations. Podemos a accusé la direction d'IU de bloquer les accords dans la région de Murcie, en Estrémadure, en Castille-La Manche, en Cantabrie et en Andalousie. Podemos a insisté sur des pactes territoire par territoire et a objecté que l'offre tardive en six points du Frente Amplio, présentée par écrit jeudi soir, aurait impliqué de rompre son accord avec Esquerra Republicana.
À Madrid, deux candidatures s'affronteront. Irene Montero, soutenue par Gabriel Rufián, affrontera Emilio Delgado, député régional de Más Madrid. Montero a remporté une primaire Podemos sans adversaire avec plus de 24 000 voix de soutien, l'une des plus faibles participations d'un vote organisé par le parti, selon El País.
Rufián a déclaré vendredi que son projet avait échoué et qu'il avait envisagé de quitter son poste.
« J'ai proposé un projet et ce projet a échoué. »
Colau et ce qui reste en jeu
La Razón rapporte que Colau, 52 ans, est revenue en première ligne de la politique après avoir accepté la candidature du Frente Amplio à la présidence du gouvernement. Plus tôt ce mois-ci, quatre partis lui avaient proposé de diriger le gouvernement, et elle a proposé de se retirer et même de rebaptiser le Frente Amplio, écrit le journal. El Mundo rapporte que Colau cherche à occuper tout l'espace de la gauche, tandis que Rufián et Montero conservent leurs propres espaces.
Le bloc de gauche a remporté 31 sièges en 2023 et détient cinq ministères, note El País, et il aborde la campagne affaibli et enfermé dans une dispute publique sur qui a bloqué le pacte. El Confidencial rapporte que les électeurs de gauche se sont lassés des querelles sur les listes et les vetos. Le journal indique que le principal argument de la gauche est d'arrêter l'avancée des forces de droite qu'elle qualifie de trumpistes, un objectif que les luttes internes ont compliqué. Les élections générales ont lieu le 29 novembre, et la coalition s'y présentera avec plusieurs listes séparées dans les plus grandes régions.