
Un tribunal espagnol condamne une mère à 47 ans pour l'exploitation sexuelle de ses jeunes filles
La cour provinciale d'Almería a infligé une peine de 47 ans de prison à une mère qui a vendu ses filles, âgées de cinq et neuf ans, à des hommes non identifiés entre 2021 et 2022.
La décision du tribunal et la structure de la peine
La cour provinciale d'Almería a condamné une mère à 47 ans de prison pour avoir exploité sexuellement ses deux filles et facilité des agressions sexuelles contre elles. La troisième section du tribunal a déterminé que les infractions ont eu lieu à des dates non précisées entre 2021 et 2022. Les victimes étaient âgées de cinq et neuf ans au moment des faits, nées en 2013 et 2017. Selon le droit pénal espagnol, la durée maximale effective d'emprisonnement que la prévenue peut purger est plafonnée à 20 ans.
La peine totale comprend deux catégories distinctes d'infractions. Les juges ont imposé neuf ans de prison pour chacun des deux chefs d'exploitation sexuelle, soit 18 ans au total, ainsi que deux amendes de 30 mois avec un taux journalier de six euros. La cour a également prononcé 14 ans et six mois pour chacun des deux chefs d'agression sexuelle continue, qualifiant la mère de coopératrice nécessaire pour un total de 29 ans. La décision a souligné que la prévenue avait exploité sa position d'autorité maternelle sur deux victimes qui se trouvaient dans un état de vulnérabilité en raison de leur jeune âge.
- Exploitation sexuelle (2 chefs)
- 18 ans
- Coopération à l'agression sexuelle (2 chefs)
- 29 ans
- Durée maximale effective
- 20 ans
Chronologie de l'enquête et des preuves
Les conclusions judiciaires ont établi que la mère organisait des rencontres entre ses filles et des hommes non identifiés qui accomplissaient des actes sexuels en échange d'argent. La procédure a détaillé que les enfants ont été exposées à de multiples rencontres, y compris des réunions de groupe, les paiements étant remis directement à la mère en billets bleus. L'affaire a été révélée en mai 2023 après que la compagne du père des filles a eu connaissance des abus et a déposé une plainte officielle auprès des autorités.
- L'exploitation et les abus des deux mineurs ont lieu à Almería
- La compagne du père des enfants signale les abus aux forces de l'ordre espagnoles
- La cour provinciale d'Almería rend une décision de condamnation à 47 ans
Le collège judiciaire a fondé sa décision sur un témoignage enregistré préconstitué donné par la fille aînée, que la cour a évalué comme cohérent, crédible et persistant. Cette déclaration a été corroborée par des entrées cliniques dans un rapport pédiatrique évaluant les deux enfants. Une évaluation psychologique supplémentaire réalisée par la Fondation Márgenes y Vínculos a classé les récits des victimes comme probablement crédibles et a documenté des symptômes compatibles avec des violences sexuelles.
Mesures de protection et indemnisation financière
Outre la peine d'emprisonnement, la cour a retiré à la mère ses droits parentaux et lui a interdit de s'approcher à moins de 500 mètres de ses filles ou de communiquer avec elles pendant une durée maximale de 20 ans. Après avoir purgé sa peine, elle restera sous probation supervisée pendant une période de dix ans. La sentence impose également une interdiction professionnelle de 24 ans d'exercer toute occupation ou activité impliquant un contact direct avec des mineurs.
La cour a ordonné à la prévenue de verser 60 000 euros de dommages et intérêts à chacune des deux filles pour couvrir le préjudice moral, soit une indemnité totale de 120 000 euros. La mère conserve le droit de faire appel du verdict devant la Haute Cour de justice d'Andalousie.
Acquittements et procédures judiciaires ultérieures
La cour a acquitté le compagnon de la mère de toutes les charges à l'issue du procès. Les juges ont déterminé que les procureurs n'avaient pas fourni de preuves suffisantes démontrant que l'homme avait participé à l'exploitation ou avait une connaissance directe des transactions. Les références testimoniales tentant de le relier aux abus ont été jugées trop abstraites et génériques pour justifier une condamnation pénale.
La prévenue a également été acquittée de deux chefs supplémentaires d'agression sexuelle. Dans la même décision, la cour a ordonné que le témoignage précédent d'un témoin soit transmis pour enquête afin de déterminer si les divergences entre la phase d'instruction préliminaire et le procès oral constituent une infraction contre l'administration de la justice.


