
Des records absolus de température tombent en Allemagne, en Pologne et en République tchèque lors de la canicule européenne ; 1 300 morts
Les records nationaux de chaleur sont tombés en Europe centrale dimanche alors que les températures dépassaient 41°C, tandis que l'Organisation mondiale de la santé a déclaré que la canicule d'une semaine avait fait plus de 1 300 morts.
Une chaleur record brise les records nationaux
Dimanche, la station de Coschen dans le Brandebourg en Allemagne a atteint 41,7°C, battant le record de la veille de 41,5°C et le pic de 2019 de 41,2°C. La Pologne a enregistré 40,5°C à Slubice, tandis que Doksany en République tchèque au nord de Prague a atteint 41,1°C, établissant de nouveaux records absolus pour les deux pays. La canicule a frappé l'Europe depuis plus d'une semaine, avec des températures dépassant à plusieurs reprises 35°C.
- Allemagne (Coschen)
- 41.7 °C
- République tchèque (Doksany)
- 41.1 °C
- Pologne (Slubice)
- 40.5 °C
Le bilan humain s'alourdit fortement
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé que plus de 1 300 décès liés aux températures élevées ont été enregistrés depuis le 21 juin.
À l'heure actuelle, 150 millions de personnes vivent sous une chaleur extrême. Des centaines de personnes sont mortes, les écoles sont fermées et les réseaux électriques sont sous forte tension.
Des millions de personnes dans des conditions extrêmes
Selon les calculs de l'AFP basés sur les prévisions du service météorologique allemand et les données démographiques, 191 millions de personnes en Europe ont connu des températures supérieures à 35°C à un moment donné dimanche, contre 193 millions samedi. Plus de 381 millions ont connu des maximales supérieures à 30°C. La zone touchée s'étendait de l'Allemagne à l'Ukraine, couvrant la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Serbie, la Croatie, l'Italie et l'Autriche. En France, où l'alerte rouge devait prendre fin dimanche soir, environ 11 millions de personnes étaient exposées.
La France confrontée à une hausse des décès excessifs
Les autorités sanitaires françaises ont signalé environ 1 000 décès supplémentaires depuis le 24 juin, bien que non officiellement attribués à la chaleur. Santé publique France a noté une augmentation de 40 % des décès à domicile uniquement, les plus de 65 ans étant les plus touchés.
Le chef des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris a souligné le décalage entre le stress thermique et la mortalité, ce qui signifie que les chiffres finaux pourraient augmenter considérablement.Nous nous attendons à un bilan très, très lourd.
Lacunes dans la cartographie de la chaleur
L'analyse AFP-Klimadashboard a utilisé le modèle DWD avec une résolution d'environ 6,5 km, ce qui manque probablement les îlots de chaleur urbains.
La 'tache froide' persistante dans l'Atlantique Nord, au sud de l'Islande, pourrait également amplifier les configurations de pression qui alimentent la chaleur.L'analyse sous-estime probablement le nombre de personnes touchées dans les zones urbaines denses.


