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Individuel·-1 h

Berrettini, Cobolli, Arnaldi : le trio italien s’invite en huitièmes de finale à Roland-Garros après des combats épiques de cinq heures

Matteo Berrettini a survécu au match le plus long de sa carrière, une épopée de plus de cinq heures contre Francisco Comesaña, pour mener un trio de joueurs italiens en huitièmes de finale à Roland-Garros, aux côtés de Flavio Cobolli et de Matteo Arnaldi.

La victoire marathon de Berrettini

Matteo Berrettini a remporté le match le plus long de sa carrière, luttant pendant cinq heures et treize minutes pour battre l’Argentin Francisco Comesaña 7-6, 5-7, 6-7, 6-4, 7-6 dans un duel dramatique sur le Court Simonne-Mathieu. Le Romain de 30 ans a sauvé deux balles de match dans le super tie-break du dernier set avant de finalement s’imposer 15-13, s’effondrant d’épuisement et de joie après un match qui a compté 70 coups gagnants et 80 fautes directes. Cette victoire marque la première apparition de Berrettini en huitièmes de finale à Roland-Garros en cinq ans, une étape importante après une série de blessures qui a fait chuter son classement de la 6e à la 105e place mondiale.

Je suis si heureux et reconnaissant envers mon incroyable équipe. Ma famille dans les tribunes et le soutien sous la chaleur, sous le soleil, nous avons combattu ensemble. Merci.

Cobolli tranquille, Arnaldi en lutte

Flavio Cobolli, tête de série numéro 10 du tournoi, a livré une performance dominante sur le Court Philippe-Chatrier, démantelant le jeune espoir américain Learner Tien 6-2, 6-2, 6-3 en seulement une heure et 46 minutes. Cobolli, qui atteint la deuxième semaine à Paris pour la première fois, affrontera un autre Américain, Zachary Svajda, pour une place en quarts de finale. Pendant ce temps, Matteo Arnaldi a également avancé après une bataille épuisante en cinq sets, battant le Belge Raphaël Collignon sur le Court 14. Le joueur de 25 ans originaire de Ligurie, décrit comme l’un des joueurs les plus sous-estimés du tennis italien, a utilisé un mélange d’intelligence et de cœur pour vaincre le puissant Belge.

Je suis très content de ma performance et de la façon dont j’ai gagné. Avec l’élimination des grands noms, il y a une opportunité pour tout le monde et tout le monde veut en profiter. Rêver n’est jamais une erreur et beaucoup rêvent ici, et c’est comme ça que ça doit être.

Un âge d’or sans Sinner

La progression des trois Italiens est une consolation partielle pour l’absence du numéro un mondial Jannik Sinner, éliminé plus tôt dans le tournoi. C’est la septième fois que l’Italie place trois joueurs en huitièmes de finale à Roland-Garros, un exploit qui n’était plus arrivé depuis 2023, lorsque Sinner, Lorenzo Musetti et Lorenzo Sonego avaient atteint le même stade. Les médias italiens ont salué ces résultats comme la preuve d’un âge d’or du tennis national, démontrant une profondeur au-delà de sa star principale.

Comment maintenons-nous ce niveau aussi longtemps ? Nous nous entraînons tout le temps, ce serait étrange autrement.

La suite

La récompense de Berrettini pour sa victoire marathon est un duel en huitièmes de finale contre un autre Argentin, Juan Manuel Cerúndolo, qui a lui-même survécu à une épopée de cinq heures et 58 minutes contre l’Espagnol Martín Landaluce – le troisième match le plus long de l’histoire de Roland-Garros. Cerúndolo, qui avait auparavant éliminé Sinner, atteint la deuxième semaine d’un Grand Chelem pour la première fois. Cobolli affrontera Svajda, tandis qu’Arnaldi cherchera à poursuivre sa route plus loin dans le tableau.

Victoires clés italiennes le 30 mai 2026
  1. Flavio Cobolli bat Learner Tien en trois sets secs sur le Court Philippe-Chatrier.
  2. Matteo Arnaldi entame son combat en cinq sets contre Raphaël Collignon sur le Court 14.
  3. Matteo Berrettini commence son match marathon contre Francisco Comesaña sur le Court Simonne-Mathieu.
  4. Berrettini remporte le match le plus long de sa carrière après 5 heures et 13 minutes, sauvant deux balles de match.

Un retour émotionnel

Pour Berrettini, la victoire a été autant un triomphe mental que physique. Après des années marquées par les blessures et une chute au classement, il a admis ne pas s’attendre à atteindre ce stade. Il a parlé de sa capacité à rester présent pendant le match, un contraste avec les difficultés passées où il avait l’impression de lutter autant contre lui-même que contre son adversaire.

Quand j’ai terminé le match, j’étais épuisé, physiquement et mentalement. En même temps, j’étais si heureux. Par le passé, vous avez souvent parlé de ma tête, de ces moments où je n’étais pas dans le match : eh bien, aujourd’hui, j’y étais, j’étais présent.

Paris

8 sources

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