En bref
- Nuit du 19 octobre 2026Les Gardiens de la révolution annoncent que deux autres pétroliers ont heurté des mines pendant la nuit
- 19 oct.Les Gardiens revendiquent l'abattage d'un drone américain MQ-9 ; un responsable américain qualifie l'affirmation de fausse
- 20 oct.Les Gardiens annoncent qu'un nouveau superpétrolier a brûlé après une attaque de mine
Attaques de mines et liste des contrevenants
Le Corps des gardiens de la révolution islamique a annoncé mardi 20 octobre en fin de journée qu'un nouveau superpétrolier avait pris feu dans le détroit d'Ormuz après avoir heurté une mine marine alors qu'il tentait de traverser par une route sud qu'il qualifie de non autorisée. Les Gardiens affirment que le navire transportait plus de deux millions de barils de brut et avait éteint son radar et ses systèmes de navigation, ignorant les avertissements de leur marine. Ils n'ont pas précisé le pavillon du navire et n'ont donné aucune information sur d'éventuelles victimes ou sur les dégâts. Le décompte de Téhéran des navires ayant heurté des mines dans le détroit s'élève désormais à neuf, dont deux autres pétroliers touchés par des explosifs dans la nuit du 19 octobre. Les autorités iraniennes indiquent par ailleurs que 122 navires figurent sur leur liste de contrevenants pour infraction aux règles de navigation, et que 30 autres ont été avertis qu'ils y seraient ajoutés s'ils ne se conformaient pas.
- Inscrits comme contrevenants
- 122 navires
- Avertis, à inscrire en cas de non-conformité
- 30 navires
Données tirées du texte de l’article
Les négociations bloquées sur l'uranium enrichi
Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré à la chaîne irakienne Al-Akhbariya que les négociations avec les États-Unis, menées par l'intermédiaire du Pakistan et du Qatar, se poursuivent sans interruption. Il a rappelé qu'en septembre, l'Iran avait proposé un plan de sept jours pour rouvrir le détroit, conditionné à la levée du blocus naval et des sanctions pétrolières, à la fin de la guerre sur tous les fronts et à la libération des fonds iraniens gelés à l'étranger. M. Araghchi a affirmé que le détroit aurait dû être entièrement ouvert au sixième jour de cette période, et que Washington avait fait savoir à Téhéran qu'il acceptait ces conditions mais souhaitait y ajouter des clauses supplémentaires. Mardi, Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, a déclaré à la télévision d'État que pas la moindre quantité de matière nucléaire enrichie ne quitterait l'Iran. Le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, qui préside également le Parlement, a dit au chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, que Téhéran n'avait rien de nouveau à dire à Washington. Les États-Unis veulent que le stock soit retiré du territoire iranien, tandis que Téhéran insiste sur le fait que sa dilution à l'intérieur du pays est la seule solution.
Revendication de drone et frappes près d'Oman
Le centre britannique UKMTO (UK Maritime Trade Operations) a indiqué mardi avoir reçu le signalement d'un incident entre un pétrolier et des forces militaires lundi, à environ 121 milles marins à l'est de Duqm, à Oman. Il n'a fait état d'aucun dégât ni victime et n'a pas identifié le navire. Les Gardiens de la révolution ont également affirmé que leur défense antiaérienne avait abattu lundi soir un drone américain MQ-9 au-dessus du détroit, une affirmation qu'un responsable américain cité par des médias américains a qualifiée de fausse. Le média iranien Fars, proche de l'État, a rapporté qu'une frappe aérienne américaine avait touché lundi une base navale à Konarak, dans la province du Sistan-et-Baloutchistan, blessant deux soldats, sans que Washington ait commenté. Le porte-parole des Gardiens, Hossein Mojabi, a déclaré lundi que l'Iran pourrait frapper les câbles internet sous-marins dans le Golfe et le détroit, et que de nouvelles armes seraient présentées pour faire partir la présence militaire américaine de la région. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré que Téhéran répondrait à toute attaque.
Prix du pétrole et blocus
Les États-Unis et Israël ont lancé la guerre le 28 février, et l'Iran cherche depuis à maintenir le détroit fermé comme moyen de pression, tandis que Washington a répondu par un blocus des ports iraniens. Le brut Brent pour livraison en décembre a clôturé à 108,79 dollars le baril sur la bourse ICE de Londres mardi, en baisse de 0,69 % par rapport à 109,55 dollars lundi. Les prix avaient grimpé en début de séance après l'annonce par les Gardiens de l'abattage du drone, puis ont reculé après que The New Arab a rapporté que le Qatar et le Pakistan avaient présenté une proposition de médiation approuvée par les deux parties. Le Brent avait auparavant dépassé les 110 dollars, son plus haut niveau en cinq mois, sur fond de craintes sur l'approvisionnement. Washington affirme avoir rétabli la navigation dans le détroit et que le commerce pétrolier y est proche des niveaux d'avant-guerre, tandis que des analystes cités par l'AFP interprètent les attaques comme la démonstration par l'Iran qu'il peut paralyser la navigation.
- 2026-10-19
- 109.55 $/bbl
- 2026-10-20
- 108.79 $/bbl
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