
Trump dit aux dirigeants du G7 « C'est moi le patron » puis signe la prolongation du cessez-le-feu américano-iranien à Versailles
Au sommet du G7 à Évian, Donald Trump a accueilli les dirigeants en disant « C'est moi le patron » avant de prolonger son séjour pour signer un mémorandum en 14 points prolongeant le cessez-le-feu américano-iranien au château de Versailles.
Une entrée remarquée au G7
Le président Donald Trump est arrivé le dernier à une séance de travail sur le développement international au sommet d'Évian mercredi et s'est arrêté en bout de table. Il a souri aux chefs d'État et de gouvernement réunis et a prononcé un bref message.
C'est moi le patron
La remarque a provoqué les rires dans la salle. Le président français Emmanuel Macron lui a serré la main et lui a demandé : « Comment allez-vous ? » à quoi Trump a répondu : « Très bien, merci. » Le chancelier allemand Friedrich Merz a été vu en train de rire, tandis que le Premier ministre britannique Keir Starmer est resté plus réservé. Trump s'est ensuite plaint que la salle de réunion était trop chaude.
- Trump arrive au sommet du G7 à Évian, faisant preuve d'une approche conciliante
- Arrivée tardive à la séance de développement ; dit aux autres dirigeants « C'est moi le patron »
- Prolongation du cessez-le-feu américano-iranien signée au dîner de Versailles organisé par Macron
Un Trump plus conciliant
Connu pour ne pas aimer les formats multilatéraux et pour parfois désavouer les déclarations communes après les avoir signées, Trump a cette fois adopté un ton nettement coopératif. Il a signé une déclaration conjointe sur l'Ukraine aux côtés des autres dirigeants du G7 et ne l'a pas contredite par la suite, une rupture avec son épisode de son premier mandat au Canada.
La déclaration engage le G7 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Canada, Japon et Union européenne) à intensifier la pression sur l'économie de guerre russe, en ciblant spécifiquement les exportations d'hydrocarbures. Elle promet également une augmentation des livraisons de systèmes de défense aérienne, d'intercepteurs et de capacités de frappe à longue portée à l'Ukraine. Le document a explicitement salué l'accord américano-iranien, le décrivant comme « obtenu sous la ferme direction du président Donald Trump ».
Accord de cessez-le-feu signé à Versailles
Après le sommet, Macron a invité Trump à un dîner officiel au château de Versailles. Selon les informations, un mémorandum d'entente en 14 points prolongeant le cessez-le-feu américano-iranien y a été signé. La cérémonie s'est déroulée en présence de la première dame, Brigitte Macron.
Trump a précisé qu'il ne s'agissait pas d'une garantie permanente. Interrogé sur sa durabilité, il a déclaré aux journalistes que les États-Unis reprendraient les actions militaires si Téhéran ne se conformait pas.
C'est un mémorandum d'entente. Et si je ne l'aime pas, nous recommencerons à leur tirer dessus, à larguer des bombes sur leurs têtes.
Si je ne l'aime pas, s'ils ne se comportent pas correctement, nous reviendrons à larguer des bombes directement sur leurs têtes, d'accord ?
Le détroit d'Ormuz et les inquiétudes européennes
Trump a souligné la reprise immédiate du trafic maritime par le détroit d'Ormuz comme un avantage clé de l'accord, tout en reconnaissant qu'il faudrait du temps pour que les transits de pétroliers reviennent aux niveaux d'avant-guerre. Interrogé sur les pays européens ayant proposé une aide de déminage, il a répondu : « Tous. »
Ceux qui disposent de ce type d'équipement l'ont fait, mais chacun d'entre eux s'est engagé à participer.
Il a insisté sur le fait que les États-Unis n'avaient pas besoin de l'aide européenne pour rouvrir le détroit avec succès grâce à son accord iranien, mais a ajouté que tout démineur que les alliés pourraient prêter serait utile. En coulisses, des responsables européens ont exprimé leurs inquiétudes quant à la capacité d'une équipe de négociation américaine inexpérimentée à obtenir un accord nucléaire solide dans la prochaine phase.


