Conflits · Évian-les-Bains, Genève et Téhéran
Trump prévient que « l'enfer se déchaînera » sur l'Iran s'il cherche à se doter de l'arme nucléaire, tandis que le G7 observe l'accord de cessez-le-feu
S'exprimant au sommet du G7 à Évian, en France, Donald Trump a déclaré que l'accord de cessez-le-feu préliminaire avec l'Iran interdit à Téhéran de développer, d'acheter ou d'acquérir des armes nucléaires, et a promis des « conséquences incroyables » s'il tente de le faire.
Texte IA fondé sur les articles de El Confidencial, LaSexta, EL MUNDO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le président américain a déclaré que l'accord interdit à l'Iran de développer, acheter ou acquérir des armes nucléaires, et a prévenu que « l'enfer se déchaînera » si Téhéran tente de le faire.
L'Iran dit qu'il ne facturera pas de péage mais percevra des frais pour la sécurité de la navigation, la protection de l'environnement et d'autres services — une distinction autorisée par le droit maritime.
Le média israélien N12 rapporte que Trump s'est engagé à verser un fonds de reconstruction massif ; Trump lui-même a qualifié ce rapport de « rumeur » et a nié tout investissement américain en Iran.
L'accord étend la cessation des hostilités au Liban. Trump a critiqué Netanyahu pour une attaque récente, déclarant que « trop de gens meurent ».
La Commission européenne a annulé ses conférences de presse alors que les dirigeants du G7 s'efforçaient de réagir au mémorandum américano-iranien, sans message unifié au-delà de l'accueil favorable du cessez-le-feu mardi.

- 28 févr.Début du conflit entre les États-Unis, l'Iran et Israël, affectant le Moyen-Orient et l'économie mondiale via la fermeture du détroit d'Ormuz
- 14 juinLes États-Unis et l'Iran signent électroniquement un mémorandum d'entente, sous la médiation du Pakistan
- 16 juinTrump s'adresse au sommet du G7 à Évian, en France ; la Commission européenne annule ses conférences de presse en attendant un message unifié
- 19 juinSignature officielle du mémorandum d'entente prévue en Suisse (Genève)
L'accord sur la table
Un mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran, signé électroniquement dimanche et dont la signature officielle est prévue vendredi en Suisse, a suspendu le conflit débuté le 28 février et fermé le détroit d'Ormuz. Le média israélien N12 rapporte que le document d'une page et demie contient 12 points principaux, dont un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars pour l'Iran, un cessez-le-feu s'étendant au Liban, et un engagement du régime des ayatollahs à ne pas développer ni acquérir d'armes nucléaires. La Maison-Blanche affirme que les détails complets seront publiés dans les 24 heures, avant la réunion de vendredi.
« Nous avons un accord équitable. C'est un bon accord. »
Le détroit d'Ormuz, sémantique et frais de service
La réouverture du détroit est au cœur de l'accord. Trump a affirmé vendredi qu'il serait « complètement » « ouvert et sans péage ». Mais le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré qu'aucun péage ne serait facturé, seulement des « frais de service » pour la route désignée par Téhéran. En vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, les péages directs pour le passage inoffensif sont soumis à de lourdes restrictions juridiques, mais les frais pour les services, protection de l'environnement, sécurité de la navigation, administration maritime, intervention d'urgence, sont autorisés. Ali Ahmadi du Centre de politique de sécurité de Genève note que ces frais pourraient financer les capacités de dissuasion de l'Iran. Le rapport israélien N12 ajoute que les États-Unis ont accepté de lever le blocus naval, de ne pas imposer de nouvelles sanctions et de ne pas augmenter leurs forces dans la région pendant les négociations, tandis que l'Iran garantit le passage en toute sécurité des navires commerciaux à travers le détroit pendant 60 jours, sans frais.
« Mais ils peuvent facturer des frais pour les services. »
La ligne rouge nucléaire de Trump
Au sommet du G7 à Évian, Trump a déclaré aux journalistes en présence de l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, que la seule chose qui compte vraiment pour lui est que l'Iran n'ait jamais d'arme nucléaire. Il a affirmé que l'accord reflète cela « clairement et fermement » et a révélé qu'un point de blocage dans les négociations était de savoir si l'interdiction couvrait uniquement le développement ou également l'achat d'armes nucléaires. Ce différend, a-t-il dit, « a nécessité quelques jours supplémentaires de négociations ». Le texte final, selon Trump, interdit à l'Iran de développer, acheter, acquérir ou faire quoi que ce soit d'autre pour obtenir une arme nucléaire. « S'ils le font, l'enfer se déchaînera sur eux », a-t-il prévenu.
« Ils ne la développeront pas, ils ne l'achèteront pas et ils ne feront rien en rapport avec cela. Et s'ils le font, les conséquences seront incroyables. »
Argent et reconstruction, récits contradictoires
Le rapport du N12 indique que Trump s'est engagé à verser 300 milliards de dollars pour un fonds de reconstruction pour l'Iran. Mais Trump lui-même, s'exprimant à Évian, a catégoriquement nié tout investissement ou paiement américain à Téhéran. « Nous n'investissons pas d'argent. Nous n'avons aucune obligation d'investir de l'argent en Iran », a-t-il déclaré, qualifiant les informations sur un fonds de « rumeur » et de « ridicules ». Il a contrasté son approche avec celle de l'accord nucléaire de 2015 de Barack Obama, qui, selon lui, impliquait « des milliards de dollars », « une chose folle ». Trump a ajouté que les États-Unis ont le droit « d'entrer un jour et de faire quelque chose » s'ils le choisissent, mais qu'aucun argent n'est versé. La Commission européenne, quant à elle, a annulé ses conférences de presse lundi, s'efforçant de trouver un message unifié du G7 sur le mémorandum.
« Nous ne payons pas pour cela comme Obama l'a fait. Il a payé des milliards de dollars. C'était dingue. »
Le Liban et le tableau régional
Trump a déclaré qu'Israël combat le Hezbollah « depuis trop longtemps » et que « trop de gens meurent ». Il a qualifié sa relation avec Benjamin Netanyahu d'« excellente », mais a dit que le Premier ministre israélien « doit être plus responsable concernant le Liban », ajoutant qu'il « n'a pas aimé qu'il lance une attaque, c'était trop ». Le Premier ministre britannique Keir Starmer, également présent au G7, a déclaré que la Grande-Bretagne jouerait « tout son rôle » dans la réouverture du détroit d'Ormuz « dès que possible ». L'accord comprend des négociations entre l'Iran et Oman, avec la participation des politiques du Golfe, pour définir les accords de transport maritime et de services.
- Pas de développement ou d'acquisition d'armes nucléaires
- 1
- Passage sûr dans le détroit d'Ormuz (60 jours)
- 1
- Les États-Unis lèvent le blocus naval, pas de nouvelles sanctions
- 1
- Cessez-le-feu au Liban inclus
- 1
- Négociations de transport maritime Iran-Oman
- 1
- Pourparlers sur l'élimination des réserves d'uranium enrichi
- 1
Données tirées du texte de l’article
Le G7 observe depuis la touche
Le G7, réuni à Évian, a été mis à l'écart du processus américano-iranien tout comme il l'a été depuis le début de la guerre. Emmanuel Macron a tenté de recentrer l'ordre du jour sur l'Ukraine, mais le reste des dirigeants s'est concentré sur l'accord de Trump. La Commission européenne a annulé ses conférences de presse lundi, attendant un message unifié qui, mardi, ne s'était toujours pas matérialisé, au-delà de l'accueil favorable de la cessation des hostilités. Les analystes notent que tout ce que l'Iran collectera en frais de service sur le trafic d'Ormuz pourrait financer sa dissuasion militaire, un coût stratégique de la « victoire » de Trump.
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Sources et contexte
- El ConfidencialEl G7 mira impotente cómo la "victoria" de Trump va a acabar financiando el nuevo poder militar iraní
- LaSextaNuevos detalles sobre el acuerdo EEUU-Irán: Trump habría comprometido 300.000 millones para reconstruir el país
- EL MUNDOTrump amenaza a Irán con "desencadenar el infierno" si intenta conseguir armas nucleares
- Deutsche WelleTrump: si Irán obtiene arma nuclear, les "caerá el infierno"
- Donald Trump
- Président des États-Unis, s'exprimant au sommet du G7 à Évian au sujet de l'accord de cessez-le-feu préliminaire avec l'Iran
- Emmanuel Macron
- Président de la France, accueillant le sommet du G7 à Évian et tentant de recentrer l'ordre du jour sur l'Ukraine
- Esmaeil Baghaei
- Porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, qui a précisé que l'Iran facturera des « frais de service » et non des péages pour le passage dans le détroit d'Ormuz
- Ali Ahmadi
- Expert en politique économique et sanctions au Centre de politique de sécurité de Genève, commentant la légalité des frais de service en vertu du droit maritime
- Tamim bin Hamad Al Thani
- Émir du Qatar, rencontrant Trump en bilatéral en marge du sommet du G7 à Évian
- Benjamin Netanyahu
- Premier ministre d'Israël, critiqué par Trump pour une attaque récente contre le Liban et invité à être « plus responsable »
- Keir Starmer
- Premier ministre du Royaume-Uni, déclarant au G7 que la Grande-Bretagne jouera tout son rôle dans la réouverture du détroit d'Ormuz
- Barack Obama
- Ancien président américain, dont l'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran a été critiqué par Trump pour avoir impliqué « des milliards de dollars » de paiements
- Lieux
- Genève, Washington, États-Unis
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