Donald Trump a déclaré mardi 20 octobre avoir demandé à Vladimir Poutine de libérer Stephen Hubbard, un Américain détenu en Russie depuis 2022. S'exprimant devant des journalistes dans le Bureau ovale, Trump a confirmé pour la première fois que Hubbard est la personne dont Washington cherche la libération, après avoir évoqué plus tôt un simple « otage » détenu par Moscou. Trump a indiqué avoir longuement évoqué le dossier avec le président russe et a décrit l'échange en ces termes :
« Je lui ai parlé longuement. Je lui ai demandé de le libérer. Voyons ce qui se passe. »
Trump a également déclaré qu'il était temps pour Hubbard de rentrer chez lui. Poutine ne s'est pas exprimé publiquement sur le dossier, la position de Moscou sur une libération reste donc inconnue.
Hubbard, 74 ans, a grandi à Big Rapid, dans le Michigan, et est titulaire d'un master d'anglais. Il est présenté comme un enseignant retraité. Il a vécu 25 ans au Japon et y a enseigné l'anglais avant de s'installer à Chypre. En 2014, il s'est installé à Izioum, dans l'est de l'Ukraine, avec une compagne ukrainienne, selon sa sœur, Patricia Hubbard Fox. Les forces russes ont pris le contrôle de la région d'Izioum en 2022 et Hubbard a été placé en détention dans l'est de l'Ukraine. Washington l'a désigné comme détenu à tort en janvier 2025, un statut qui donne aux responsables américains une base pour engager des négociations en vue de sa libération.
En octobre 2024, un tribunal de Moscou a reconnu Hubbard coupable d'avoir combattu comme mercenaire lors d'un procès à huis clos et l'a condamné à six ans et dix mois de prison. Les procureurs ont affirmé qu'il avait rejoint une unité de défense territoriale ukrainienne, reçu une formation et des armes, et s'était vu promettre 1 000 dollars par mois. Les médias d'État russes ont indiqué qu'il avait plaidé coupable, une affirmation que sa famille a mise en doute, invoquant ce qu'elle décrit comme ses convictions pacifistes de longue date. Sa sœur a déclaré l'avoir reconnu dans une vidéo en ligne montrant un homme interrogé sur ses opinions sur Poutine et la guerre, et elle doute qu'un homme de plus de 70 ans ait pris les armes. Des journalistes locaux n'ont pas pu vérifier comment il a été capturé. En juin 2025, Martin De Luca, un avocat basé aux États-Unis, a déclaré que Hubbard avait nié les charges et n'avait appartenu à aucune unité combattante ou militaire.
La demande de Trump intervient alors qu'il presse Kyiv d'accepter des conditions qui mettraient fin à l'invasion russe, et qu'il a vivement critiqué le président Volodymyr Zelensky. Trump a pressé Zelensky de céder des territoires que la Russie n'a pas réussi à conquérir, une démarche que les Ukrainiens considèrent comme une défaite. Trump a aussi acheté du diesel à Moscou, un accord qu'il présente comme une baisse des coûts avant les élections de mi-mandat, et il a imputé à Zelensky le prix élevé du diesel aux États-Unis. Revenant sur le sujet mardi, Trump a déclaré :
« Nous n'avons rien obtenu en retour, et les contribuables américains en ont assez. Nous voulons que Zelensky conclue un accord. »
Steve Witkoff, l'émissaire de Trump, prévoit de rencontrer Poutine mercredi 21 octobre à Saint-Pétersbourg. Selon des personnes proches du dossier, les espoirs de libération de Hubbard reposent sur cette rencontre. Sa libération devrait être l'un des sujets des discussions. Trump a demandé aux journalistes de garder la question en tête pendant quelques jours. Aucune réponse publique de Poutine sur le dossier n'a été signalée à ce jour.
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Donald Trump a déclaré mardi 20 octobre avoir demandé à Vladimir Poutine de libérer Stephen Hubbard, un enseignant retraité de 74 ans détenu en Russie depuis 2022. L'émissaire Steve Witkoff doit rencontrer Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg mercredi 21 octobre.
Texte IA fondé sur les articles de rmf24.pl, The New York Times, NEWS 24/7 et d’autres médias. Publié .