
Enzo Iacchetti provoque l'indignation en disant qu'il veut voir le ministre de la Santé Schillaci mourir en attendant un scanner
Le comédien italien a déclaré lors d'un événement public qu'il voulait voir le ministre de la Santé Orazio Schillaci mourir après avoir attendu des mois un scanner, suscitant des condamnations de tout l'échiquier politique.
## L'événement Le 22 juillet 2026, lors du festival « Naturalmente Pianoforte » à Pratovecchio, une commune de la province d'Arezzo, le comédien et présentateur de Striscia la Notizia, Enzo Iacchetti, est monté sur scène pour une conversation avec le journaliste Andrea Scanzi. Iacchetti, qui s'est décrit comme un « militant communiste » et a présenté l'ancien secrétaire du PCI Enrico Berlinguer comme son idéal, a lancé une série de « rêves » cinglants concernant des membres du gouvernement italien.
Les propos
Iacchetti a imaginé le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures Matteo Salvini coincé dans un train à grande vitesse Frecciarossa entre Florence et Bologne, par 40 degrés et sans climatisation. Il a imaginé le général Roberto Vannacci, chef de Futuro Nazionale, en train de paver des routes la nuit par 40 degrés et de cueillir des tomates dans les Pouilles en août pour un euro net de l'heure, ajoutant qu'il ne voit jamais « une personne blanche » faire ce travail. Le passage le plus incendiaire visait le ministre de la Santé Orazio Schillaci. Iacchetti a dit qu'il voulait voir le ministre se rendre dans un hôpital ayant besoin d'un scanner ou d'une IRM, se faire dire que le premier rendez-vous disponible est dans huit mois, puis « mourir le premier, comme cela arrive dans de nombreux cas ici. »
Je veux voir le ministre de la Santé aller à l'hôpital, avoir besoin d'un scanner, avoir besoin d'une IRM, et se faire dire 'désolé, le premier rendez-vous disponible est dans huit mois'. Et je veux le voir mourir le premier, comme cela arrive dans de nombreux cas ici.
Iacchetti a également critiqué l'auteur-compositeur-interprète Francesco De Gregori pour avoir suggéré que les artistes ne devraient pas prendre position politiquement, et a réitéré son opposition au soutien du gouvernement à Israël dans le conflit à Gaza. Il n'a pas épargné la Première ministre Giorgia Meloni, bien que les mots exacts n'aient pas été rapportés en détail.
Réactions politiques
Les propos ont immédiatement suscité des condamnations de tout l'échiquier politique. La députée d'Italia Viva Daniela Sbrollini a exprimé sa solidarité avec Schillaci, déclarant qu'Iacchetti était « vraiment allé trop loin » et que les tons dépassaient la critique légitime ou la provocation artistique. Le sénateur de Fratelli d'Italia Gianni Berrino a qualifié le souhait de mort d'un geste qui « empoisonne le débat public et risque d'alimenter un climat de haine et de tension. » Berrino a explicitement lié l'épisode aux affrontements de rue survenus à Bologne ces dernières heures, arguant que les personnalités publiques très visibles devraient contribuer à apaiser les tensions, non à les attiser.
Exprimer son désaccord est un droit, mais souhaiter la mort d'un ministre de la République est un geste qui empoisonne le débat public et risque d'alimenter un climat de haine et de tension.
Excuses et polémiques passées
Plus tard dans la journée du 22 juillet, Iacchetti a publié un message sur les réseaux sociaux adressé directement à Schillaci, affirmant n'avoir jamais souhaité la mort du ministre et que ses paroles n'étaient qu'une « blague. » L'épisode s'ajoute à une série de controverses impliquant le comédien. En septembre 2025, lors d'une émission d'È sempre Cartabianca, il s'est affronté avec Eyal Mizrahi, président de la Fédération des amis d'Israël, au sujet de la guerre à Gaza ; la confrontation a dégénéré après que Mizrahi a demandé « définissez enfant » dans le contexte des victimes palestiniennes. En novembre 2025, l'Union des communautés juives d'Italie a déposé une plainte alléguant que certaines déclarations d'Iacchetti contribuaient à diaboliser Israël et le peuple juif, accusations qu'il a niées et a dit qu'il contesterait devant les instances appropriées.
- Iacchetti dit qu'il veut voir Schillaci mourir en attendant un scanner
- Sbrollini et Berrino condamnent les propos
- Iacchetti s'excuse, qualifie cela de blague


