Conflits · Versailles et Islamabad

Les États-Unis et l'Iran signent un accord de paix intérimaire, rouvrant le détroit d'Ormuz alors que les prix du pétrole chutent

Les États-Unis et l'Iran ont signé un accord de paix intérimaire pour mettre fin à leur guerre de trois mois, rouvrant le détroit d'Ormuz et levant les sanctions pétrolières. Les prix du pétrole ont chuté alors que les marchés intégraient le retour du brut iranien, bien que Donald Trump ait menacé de reprendre les bombardements si les engagements n'étaient pas respectés.

Texte IA fondé sur les articles de RTE.ie, France 24, The Independent et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Versailles, Islamabad · France, Pakistan
Comment on en est arrivé là
  1. 18 juinLes États-Unis et l'Iran signent un protocole d'accord de paix intérimaire à Versailles.
  2. 18 juil.Date limite pour rétablir la pleine capacité de transit dans le détroit d'Ormuz.
  3. 17 aoûtLa période de négociation de 60 jours expire ; une trêve définitive est visée.

Accord signé après des mois de guerre

Le président américain Donald Trump et son homologue iranien ont signé jeudi un protocole d'accord en 14 points, prolongeant de 60 jours supplémentaires un cessez-le-feu annoncé pour la première fois en avril, afin que les deux parties puissent négocier une trêve définitive. L'accord, négocié par le Pakistan, a été finalisé à Versailles après le sommet du G7.

« Dans un premier temps, la République islamique d'Iran rouvrira immédiatement le détroit d'Ormuz et les États-Unis d'Amérique lèveront sans délai le blocus naval. »

Shehbaz Sharif, premier ministre pakistanais

L'accord reporte les questions difficiles comme le programme nucléaire iranien et exige des États-Unis et de leurs partenaires la constitution d'un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars. Trump a toutefois déclaré qu'il pourrait reprendre les attaques et tuer des responsables iraniens si l'Iran ne respectait pas ses engagements, faisant brièvement remonter le Brent au-dessus de 81 dollars le baril mercredi avant la reprise de la vente.

Les marchés pétroliers chutent alors que les craintes d'approvisionnement s'apaisent

Les prix du brut ont prolongé leurs pertes après la publication de l'accord. Les contrats à terme sur le Brent ont chuté de plus de 2 dollars pour atteindre 77,41 dollars le baril tôt jeudi, tandis que le West Texas Intermediate est tombé à 74,43 dollars, les niveaux les plus bas depuis les premiers jours de la guerre qui a commencé le 28 février. Les deux références ont perdu plus de 15 % depuis que des discussions sur un accord ont émergé la semaine dernière.

« Un protocole d'accord signé et une voie plus rapide vers la réouverture du détroit d'Ormuz devraient retirer une partie de la prime de panique du pétrole brut. Cela compte parce que le pétrole ne se négociait pas seulement sur le risque de guerre. Il se négociait sur la possibilité que les prélèvements sur les réserves et le blocage des flux du Golfe créent un gouffre énergétique. »

Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management

« La vente s'est accentuée alors que les marchés de l'énergie continuaient d'intégrer de manière agressive un retour plus rapide que prévu des barils iraniens suite au récent protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran. »

Tony Sycamore, analyste de marché chez IG
Prix du baril de pétrole brut Brent$/bbl
Avant la guerre (est.)
73.3 $/bbl
Après l'ultimatum de Trump (17 juin)
81 $/bbl
Après l'accord (matin du 18 juin)
77.4 $/bbl

Données tirées du texte de l’article

Réouverture du détroit d'Ormuz

L'Iran a effectivement fermé le détroit d'Ormuz depuis fin février, bloquant environ un cinquième du transit pétrolier mondial. Le protocole d'accord exige que le passage sans péage à travers la voie navigable soit rétabli à pleine capacité dans les 30 jours. On estime que plus de 500 navires attendent de quitter le Golfe, bien que les armateurs restent prudents.

« Le volume de brut revenant sur le marché après la réouverture d'Ormuz pourrait être limité car certaines cargaisons sont déjà sorties via des arrangements de contournement, tandis que les armateurs pourraient hésiter à renvoyer des pétroliers dans la région, craignant un effondrement de l'accord. »

Mukesh Sahdev, PDG du cabinet de conseil énergétique XAnalysts

L'Agence internationale de l'énergie a averti qu'une réouverture réussie pourrait transformer la crise d'approvisionnement de cette année en un excédent d'offre en 2027, prévoyant un surplus de 5,05 millions de barils par jour.

Les actions asiatiques prudentes, le Japon et la Corée du Sud atteignent des records

Les actions asiatiques étaient globalement stables, bien que le Nikkei japonais ait dépassé les 71 000 points pour la première fois, porté par les valeurs des semi-conducteurs et de l'IA, et que le Kospi sud-coréen soit monté au-dessus des 9 000 points. Les contrats à terme sur les actions américaines pointaient vers le haut, tandis que Wall Street a chuté de plus de 1 % pendant la nuit en raison de paris sur une hausse des taux.

« Un risque géopolitique majeur persiste et restera également un moteur important de l'action des marchés. »

Kyle Rodda, analyste principal des marchés financiers chez Capital.com

La Fed signale des hausses de taux à venir

Le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a reconnu que des prix durablement élevés constituent un fardeau, et neuf des 19 décideurs prévoient désormais une hausse des taux plus tard cette année, un changement marqué par rapport à il y a trois mois. Le rendement du Trésor à 10 ans est monté à 4,471 %, et celui à deux ans a touché 4,1759 %. La Banque d'Angleterre se réunit jeudi sans changement attendu.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar