Sécurité · Civitella Alfedena et Formia

Mère, grand-père et compagnon arrêtés après la découverte de deux sœurs cachées dans un appartement à Formia pendant deux semaines

Alisya et Sarah Di Giacinto, âgées de 16 et 12 ans, ont été localisées le 21 juin dans un appartement HLM de Formia, deux semaines après avoir disparu d'un foyer d'accueil à Civitella Alfedena. Leur mère, son compagnon et le grand-père maternel sont désormais en détention.

Texte IA fondé sur les articles de Fanpage, il Giornale.it, Il Fatto Quotidiano et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Civitella Alfedena, Formia · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. 1 maiLe tribunal de Cassino retire l'autorité parentale à Valentina D'Acunto.
  2. 5 juinLa mère reçoit des appels de deux numéros fantômes ; des cartes SIM achetées illégalement à Naples.
  3. 7 juinLes sœurs sortent par une fenêtre à Civitella Alfedena et sont conduites à Formia.
  4. 21 juinLes carabiniers localisent les filles dans un appartement à Formia après un appel vidéo ; trois arrestations.

La disparition

Alisya et Sarah Di Giacinto ont quitté le domicile familial à Civitella Alfedena, dans la province de L'Aquila, dans la nuit du 6 au 7 juin. Selon les enquêteurs, les deux sœurs sont sorties par une fenêtre et ont été récupérées par leur grand-père maternel, Marco D'Acunto, et le compagnon de leur mère, Vincenzo Esposito. Elles ont été conduites à Formia, dans la province de Latina, et cachées dans l'appartement d'une parente éloignée de 80 ans, Maria Sofia Di Russo. Les filles vivaient dans le foyer d'accueil depuis environ deux ans, après avoir été retirées à leurs parents sept ans plus tôt dans le cadre d'une séparation conflictuelle.

Le plan

Les procureurs affirment que l'enlèvement a été orchestré par la mère, Valentina D'Acunto, après qu'un tribunal de Cassino lui a retiré l'autorité parentale en mai 2026 pour avoir entravé les relations du père avec ses filles. Le 5 juin, la veille de la fuite, elle a reçu des appels de deux numéros enregistrés au nom de ressortissants pakistanais fictifs. Dix cartes SIM avaient été achetées illégalement à Naples ; sept étaient encore inutilisées au moment des arrestations. Après la disparition des filles, le téléphone de la mère est resté silencieux. Des appels interceptés sur les lignes des proches ont ensuite permis de reconstituer le stratagème.

« Quand nous les avons trouvées, les deux sœurs n'ont pas sauté de joie ; elles se sont enfermées dans la pièce où elles vivaient jusqu'alors. »

Luciano D'Angelo, procureur de Sulmona ayant coordonné l'enquête

La découverte

La percée est venue d'un appel vidéo entre la mère et ses filles, passé sur un téléphone portable caché dans une boîte de panettone et alimenté par une SIM enregistrée sous un faux nom. Cet appel a conduit les carabiniers à l'appartement de Formia le dimanche 21 juin. Une trentaine d'agents ont participé à l'opération. Les filles, qui avaient passé les deux semaines entières dans une seule pièce aux volets baissés avec pour seule compagnie une télévision, ont d'abord refusé de partir et ont dit vouloir rester avec leur mère. Une assistante sociale a finalement réussi à les convaincre de sortir.

Les arrestations

Valentina D'Acunto, Vincenzo Esposito et Marco D'Acunto ont été placés en détention pour enlèvement aggravé. Le procureur a ordonné leur arrestation en raison d'un risque de fuite et de « nombreux actes de diversion » de la part des suspects. Les deux hommes ont été envoyés à la prison de Sulmona, tandis que la mère a été conduite à Teramo. La parente âgée qui a hébergé les filles est sous enquête mais reste libre. Le père, Stefano Di Giacinto, qui avait toujours soupçonné son ex-femme, a fait un malaise en tentant de voir ses filles au commissariat. Il a ensuite déclaré : « C'est la fin d'un cauchemar, mais nous n'en sommes pas encore au bout. Ma seule pensée est pour elles, qu'elles aillent bien. »

Un dossier de protection complexe

L'affaire a relancé le débat sur le système italien de protection de l'enfance. Les filles étaient placées depuis l'âge de cinq et neuf ans, et la garante nationale de l'enfance, Marina Terragni, a souligné que toute décision doit être prise uniquement dans leur intérêt supérieur. Le maire de Minturno, Gerardo Stefanelli, tuteur légal des sœurs, a qualifié la situation de « très difficile à gérer » et a indiqué que les filles subissent un stress émotionnel sévère. Le procureur, Luciano D'Angelo, a qualifié l'amour parental à l'origine de l'enlèvement de « malade » et a noté qu'aucun des deux parents n'avait placé le bien-être des enfants en premier.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar