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Migration·avant-hier

Deux sœurs italiennes de 12 et 16 ans portées disparues depuis dix jours d’un foyer d’accueil : les enquêteurs analysent 300 passages de véhicules

Alisya et Sarah Di Giacinto, 16 et 12 ans, ont disparu d’un foyer familial à Civitella Alfedena dans la nuit du 6 juin. Les enquêteurs passent au crible environ 300 passages de véhicules captés par des caméras dans le village voisin d’Alfedena.

La disparition

Alisya et Sarah Di Giacinto, 16 et 12 ans, ont disparu dans la nuit du samedi 6 juin, lorsqu’elles ont quitté la communauté « Ofh Hope » à Civitella Alfedena, une petite commune de la province de L’Aquila, au cœur du parc national des Abruzzes, du Latium et du Molise. Les deux sœurs, originaires de Minturno, vivaient dans cette structure depuis environ deux ans. Le dernier signalement connu les place sur une caméra de surveillance dans la partie supérieure d’un établissement commercial au-dessus de Santa Lucia. La structure elle-même ne dispose ni de vidéosurveillance ni de système d’alarme, les enquêteurs se concentrent donc sur les images des communes environnantes.

L’enquête

Le parquet de Sulmona a ouvert une enquête pour soustraction de mineurs contre personne non dénommée et pour abandon de mineurs contre les responsables du foyer. Les carabiniers de la compagnie de Castel di Sangro mènent les investigations. Environ 300 passages de véhicules ont été enregistrés dans le village voisin d’Alfedena entre 20 heures et 8 heures dans la nuit du 6 au 7 juin, et chaque image est examinée à la recherche de plaques d’immatriculation, de modèles de voitures et de tout autre détail d’identification. La thèse principale est celle d’une fuite organisée : les sœurs auraient emporté des vêtements, du maquillage et d’autres effets personnels.

Les gens parlent d’une évasion organisée, mais les filles ne nous ont jamais donné de signes en ce sens. Si elles se sont enfuies, elles ne l’ont pas fait seules.

La piste téléphonique

Trois numéros de téléphone sont examinés. Deux sont inactifs depuis environ 72 heures mais s’étaient connectés au réseau pendant au moins quatre jours après la disparition. Les filles auraient au moins deux appareils, dont l’un enregistré au nom d’un membre de la famille. Le signal, initialement localisé dans la zone du parc national, s’est interrompu vers mercredi. Les opérations de recherche s’étendent désormais aux refuges de montagne, aux fermes isolées, aux grottes, aux maisons abandonnées et même au cimetière de Civitella Alfedena. Environ 50 personnes des pompiers, des secours alpins et spéléologiques, de la protection civile et des volontaires sont sur le terrain, aux côtés des unités de secours alpin de la Guardia di Finanza avec des équipes cynophiles de Roccaraso.

Le récit du petit ami

Youssef, le petit ami âgé de 18 ans d’Alisya, a déclaré aux enquêteurs être certain que les sœurs sont « avec un adulte qui est venu les chercher » et qu’elles se trouvent probablement quelque part dans les montagnes. Il a affirmé qu’Alisya lui avait montré une lettre de leur mère disant qu’un jour elle viendrait les chercher « même de force ». Il a décrit Alisya comme une fille très timide, peureuse, qui ne serait jamais partie seule. Dans leur chambre, désormais sous scellés, les enquêteurs ont découvert des notes contenant des phrases décrites comme une sorte de « code », peut-être des messages cryptés, des instructions logistiques ou des communications personnelles dont le sens est encore à déchiffrer.

Si elles ont quitté la maison de nuit, c’est uniquement parce qu’elles savaient que quelqu’un les attendait. Quelqu’un qu’elles connaissent, quelqu’un en qui elles ont confiance.

Le déni de la mère

Valentina D’Acunto, la mère, a menacé d’engager des poursuites judiciaires et nie savoir où se trouvent ses filles. Son avocat, Enrico Mastantuono, a déclaré à Fanpage qu’aucune lettre dans laquelle la mère affirmerait qu’elle viendrait chercher les filles de nuit ou de force n’existe. « Si ces lettres existent, où sont-elles ? Et même si elles existaient, une analyse graphologique serait nécessaire », a-t-il déclaré. L’avocat a également affirmé que les perquisitions chez la mère et chez les grands-parents paternels à Scauri n’ont révélé aucune preuve de l’existence d’une maison cachée en montagne. Il a ajouté que les recherches ont commencé avec retard : les domiciles n’ont été perquisitionnés que le mercredi 10 juin, trois jours après la disparition.

Les recherches des filles, je crois, ont commencé tard, d’autant que les perquisitions des domiciles des parents et des grands-parents n’ont été effectuées que mercredi.

Le contexte familial

Par un décret du tribunal de Cassino du 28 mai, l’autorité parentale de la mère avait été révoquée et les filles devaient retourner vivre avec leur père, Stefano Di Giacinto, un ancien soldat de l’armée qui avait recouvré la garde. Les sœurs étaient entrées dans le réseau d’aide sociale en 2020 et avaient été placées dans le système de foyers familiaux en 2023, d’abord à Cassino puis à Civitella Alfedena. Le père a publié un message public dans la nuit disant qu’il a pleinement confiance en toutes les forces de l’ordre et espère avoir bientôt de bonnes nouvelles. Il a également été alerté d’une possible observation de deux filles dans une vidéo TikTok, signalée par l’association Penelope qui aide les familles de personnes disparues, mais des vérifications ont exclu qu’il s’agisse d’Alisya et Sarah.

Événements clés de la disparition d’Alisya et Sarah Di Giacinto
  1. Le tribunal de Cassino révoque l’autorité parentale de la mère ; les sœurs doivent vivre avec leur père
  2. Dernière observation confirmée : les sœurs vues avec le petit ami Youssef à Civitella Alfedena
  3. Les sœurs disparaissent de la communauté Ofh Hope ; 300 passages de véhicules enregistrés dans la nuit
  4. Perquisition des domiciles parentaux et des grands-parents à Scauri ; le signal téléphonique encore actif dans la zone du parc
  5. Deux numéros de téléphone deviennent inactifs après quatre jours de connexions au réseau ; le signal s’interrompt
  6. Jour 10 : une équipe de 50 personnes fouille refuges de montagne, grottes et maisons abandonnées
Civitella Alfedena · Alfedena · Sulmona

8 sources

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