Söder a déclaré que si le gouvernement de Berlin échouait, un gouvernement du centre démocratique échouerait de nouveau dans les deux ans, et il a appelé à combattre les radicaux de l'AfD et de la gauche.
La motion de la direction exclut toute coopération avec l'AfD pour des raisons de fond et accuse la gauche d'antisémitisme et de vouloir affaiblir les autorités de sécurité.
Söder a affirmé que la Bavière paie la majeure partie des quelque quatre milliards d'euros qui affluent chaque année vers Berlin et a annoncé des discussions avec le Bade-Wurtemberg et la Hesse sur une clause anti-extrémistes.
Un sondage Bayerntrend d'Infratest dimap plaçait la CSU à 36 % en Bavière et l'AfD à un niveau record de 21 %.

Le président de la CSU, Markus Söder, a averti vendredi que la coalition noir-rouge à Berlin ne devait pas échouer, déclarant que si le gouvernement tombait, un gouvernement du centre démocratique échouerait de nouveau dans les deux ans. Devant les délégués du congrès du parti à Munich, il a rappelé avoir soutenu un an plus tôt qu'il pourrait s'agir de la dernière cartouche de la démocratie, ajoutant être convaincu que cette phrase s'appliquait plus que jamais. Il a décrit le pays comme étant au cœur d'une tempête et estimé que les résultats des élections dans les Länder de l'Est avaient été un désastre. Söder a cité les gains de l'AfD en Saxe-Anhalt et ceux de la gauche à Berlin, et déclaré que la coalition devait produire des résultats.
La direction de la CSU veut que le parti trace de nouveau une ligne claire face à l'AfD et à la gauche. Une motion qui doit être adoptée au congrès porte la formule « Keine Zusammenarbeit mit den Feinden der Freiheit », qui rejette toute coopération avec l'AfD pour des raisons de fond. Le texte accuse la gauche d'antisémitisme, d'« Enteignungsfantasien » et d'un projet d'affaiblissement des autorités de sécurité. Söder a déclaré que la gauche à Berlin, qui veut gouverner avec les Verts et le SPD sous la direction d'Elif Eralp, était une gauche radicale profondément antisémite, et il a demandé où se trouvait le cordon sanitaire face à la gauche.
Dans son discours, Söder a mis en garde le gouvernement fédéral contre la tentation de séduire les électeurs par de nouvelles dettes et déclaré que le frein à l'endettement devait être strictement maintenu. Il a affirmé que la dette était un poison et que la prochaine grande crise de la dette menaçait à l'échelle mondiale. Il a dit que la péréquation financière entre Länder faisait très mal, la Bavière payant la majeure partie des quelque quatre milliards d'euros qui affluent chaque année vers Berlin, et il a affirmé que Berlin n'avait jamais payé un seul euro tout en recevant plus de 100 milliards d'euros. Söder a annoncé des discussions avec le Bade-Wurtemberg et la Hesse au sujet d'une « Anti-Extremisten-Klausel » destinée à refondre la péréquation financière.
À la veille du congrès, un sondage Bayerntrend d'Infratest dimap plaçait la CSU à 36 % en Bavière, un point de plus que son résultat aux élections régionales de 2023. Les Électeurs libres, partenaire junior de la coalition, atteignaient 9 %, et 48 % des Bavarois se déclaraient satisfaits du travail de Söder. Le même sondage plaçait l'AfD à un niveau record de 21 % en Bavière, en dessous de son niveau national, et l'Union à 20 % au niveau national. Plus tôt cette année, la CSU avait enregistré son pire résultat municipal depuis 1952 lors des élections locales de mars.
Le chancelier fédéral doit s'adresser au congrès en tant qu'invité samedi 24 octobre, selon la NDR. Le discours de Söder a été interrompu à plusieurs reprises par des applaudissements, et le parti devrait adopter sa motion à la clôture du congrès.
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Le président de la CSU, Markus Söder, a profité du congrès du parti à Munich, vendredi 23 octobre, pour avertir qu'une coalition fédérale défaillante donnerait un avantage à l'AfD et pour appeler à combattre les radicaux de droite comme de gauche.
Texte IA fondé sur les articles de Handelsblatt, DIE WELT, Süddeutsche Zeitung et d’autres médias. Publié . Comment il est fait