Donald Trump a déclaré lundi 19 octobre qu'il était temps que quelqu'un d'autre négocie au nom de l'Ukraine, et il a présenté Volodymyr Zelensky comme le principal obstacle à la fin de la guerre. S'exprimant devant des journalistes à la Maison-Blanche, il a affirmé que le président ukrainien n'aidait pas beaucoup et qu'il ne croyait pas que Zelensky souhaitait l'arrêt des combats. Il a également rejeté les accusations selon lesquelles Washington aurait ordonné des limitations du réseau Starlink, dont l'Ukraine dépend pour ses opérations militaires, déclarant qu'il ne savait pas qui en était responsable et qu'il aimerait le savoir. Trump a ajouté qu'il participerait à une réunion trilatérale avec Vladimir Poutine et Xi Jinping en Chine si les deux dirigeants le souhaitaient. Une telle rencontre pourrait coïncider avec le sommet de l'APEC à Shenzhen, prévu les 18 et 19 novembre 2026, où Trump a dit qu'il discuterait de dénucléarisation.
Les responsables ukrainiens estiment que garder le silence est devenu plus risqué que de parler, et leur réponse à Washington a été plus vive que lors des précédents épisodes de tension. Avant ce dernier échange, l'Ukraine faisait déjà face à des frappes quotidiennes sur ses infrastructures énergétiques, à des défenses antiaériennes épuisées et à un hiver difficile. Kyiv a ensuite signalé des restrictions soudaines sur le réseau satellitaire Starshield, des lacunes dans le partage du renseignement militaire américain et des retards dans la livraison de missiles intercepteurs américains. Les responsables américains démentent toute perturbation. Lundi 19 octobre, Zelensky a plaidé auprès d'un groupe bipartisan de sénateurs pour qu'ils pressent l'administration de lever ce qu'il présente comme des limites au partage de renseignements et aux livraisons d'armes. Dans un entretien à ABC News, il a posé le débat en termes crus.
« Les gens doivent entendre la réalité. »
Rubio a déclaré mardi 20 octobre aux journalistes que le Pentagone n'avait rien changé au partage de renseignements avec l'Ukraine, aux ventes d'armes ni aux restrictions sur l'usage du système Starshield. Selon lui, l'absence d'alerte de l'Ukraine lors de certaines attaques russes de missiles balistiques découle de problèmes techniques, et non d'un ordre américain. Rubio a reconnu que des intercepteurs Patriot déjà payés par des pays de l'OTAN pourraient être retardés, car Washington en a besoin en nombre suffisant pour protéger ses propres bases dans le monde. Il a indiqué que le président était exaspéré par les insinuations selon lesquelles il nuirait délibérément à l'Ukraine.
« Il n'y a pas eu de directive politique délibérée visant à nuire à l'Ukraine. »
Rubio et Zelensky se sont entretenus lors d'un appel de 45 minutes avant un nouveau cycle de pourparlers de paix avec l'émissaire Steve Witkoff, les informations divergeant toutefois sur la date de l'appel, le 19 ou le 20 octobre. Rubio a décrit Trump comme en colère et exaspéré par l'absence de progrès des discussions de paix entre la Russie et l'Ukraine. Zelensky a ensuite écrit sur X qu'il était reconnaissant de la disponibilité de Rubio à aider.
Trump a annoncé un accord pour acheter du diesel russe, devenu plus cher pour les Américains en grande partie à cause de sa guerre avec l'Iran, et il a levé des sanctions imposées à la Russie en vertu d'une loi portant le nom du défunt sénateur Lindsey Graham. Cette loi avait été signée quelques semaines plus tôt seulement et visait à accroître la pression financière sur la Russie, plus de quatre ans après son invasion de l'Ukraine. Les négociateurs auraient convenu des grandes lignes d'un accord portant sur une large part de Lukoil, un groupe énergétique russe en difficulté. Des informations font aussi état de discussions entre Washington et Moscou sur des centres de données communs alimentés par de petits réacteurs nucléaires, ainsi que sur un moyen d'effectuer des paiements malgré les sanctions. Selon les Nations unies, les pertes civiles en Ukraine dues aux attaques russes ont augmenté de 85 % en septembre par rapport à un an plus tôt.
Plusieurs républicains ont exprimé leur désaccord. Don Bacon, représentant sortant du Nebraska, a qualifié les agissements de Trump d'absolument honteux et l'a accusé de faire des courbettes à Poutine.
« C'est vraiment honteux, et les républicains avec lesquels je travaille, nous sommes nombreux, ne le supportent pas. »
Darline Graham, sœur de Lindsey Graham et désormais sénatrice de Caroline du Sud, s'est démarquée du président sur cette décision. Bill Cassidy, sénateur sortant de Louisiane, a écrit sur X que Ronald Reagan et Lindsey Graham en auraient eu honte.
Zelensky devait rencontrer Witkoff à Oslo mardi 20 octobre, et des responsables ont indiqué que le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre et Alexander Stubb participeraient à la discussion. Axios rapporte que le prochain cycle de discussions vise à parvenir avec les alliés européens à une position commune sur une proposition de paix actualisée à soumettre à Poutine. L'annonce sur le diesel est intervenue alors que les émissaires de Trump négociaient avec des responsables ukrainiens à Miami. Le sommet de l'APEC à Shenzhen est la prochaine échéance du calendrier, et Trump a dit prévoir d'être en Chine en novembre.
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Trump a déclaré lundi 19 octobre que quelqu'un d'autre devrait négocier pour l'Ukraine, tandis que le secrétaire d'État Marco Rubio a assuré à Volodymyr Zelensky mardi 20 octobre que Washington n'avait pas restreint le partage de renseignements.
Texte IA fondé sur les articles de The Guardian, The New York Times, polsatnews.pl et d’autres médias. Modifié .