Migration · Rome
Manifestation d’extrême droite pour la « remigration » à Rome : saluts fascistes et contre-marche de dizaines de milliers de personnes en faveur des migrants
Environ 3 000 militants d’extrême droite ont défilé dans le quartier romain de Prati en réclamant des expulsions massives, tandis que des dizaines de milliers de manifestants antifascistes se rassemblaient non loin et que des étudiants brûlaient des bulldozers symboliques devant le ministère des Infrastructures.
Texte IA fondé sur les articles de Al Jazeera Online, SWI swissinfo.ch, SudOuest.fr et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
La marche Remigrazione e Riconquista dans le quartier de Prati a vu les participants effectuer le salut romain et scander « Duce ».
La proposition « Remigration et Reconquête », prônant le retour coercitif des immigrés, a dépassé le seuil des 50 000 signatures requis pour une discussion parlementaire.
Une marche rivale, soutenue par des groupes de gauche et des syndicats, a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans une autre partie de Rome, tandis que des étudiants manifestaient devant le ministère des Infrastructures.
Les critiques estiment que la loi viole les principes de non-discrimination ; Fratelli d’Italia est plus prudent que la Ligue, qui soutient l’ouverture du débat.
Le député européen Roberto Vannacci a fondé un nouveau parti cherchant à se positionner à la droite du gouvernement Meloni, attaquant l’UE et les alliés du centre droit.
Un samedi tendu dans la capitale
Quatre manifestations distinctes ont paralysé Rome samedi, avec plus de 1 500 policiers déployés pour séparer les groupes rivaux. Le questeur (chef de la police) Roberto Massucci a qualifié la journée d’engagement intense, insistant que les forces étaient présentes pour permettre l’expression pacifique de points de vue divergents, et non pour s’opposer à un groupe.
La marche pour la « remigration » et la pétition des 50 000 signatures
Le cortège de l’après-midi, organisé par le comité Remigrazione e Riconquista, a rassemblé environ 3 000 participants venus de toute l’Italie. Nombre d’entre eux portaient des chemises noires et agitaient des drapeaux tricolores italiens, tandis que la banderole de tête proclamait « Remigrazione e riconquista » – le nom d’une initiative législative populaire prônant des restrictions sévères de l’immigration.
« Nous voulons expulser les immigrants illégaux – les forcer à partir, parce qu’ils ne devraient pas être ici. Et comme nous ne sommes pas politiquement corrects, nous dirons que nous voulons aussi renvoyer chez eux les immigrants légaux – ceux qui ne se sont clairement pas assimilés ni intégrés. »
Au cours de la marche, de nombreux participants ont levé le bras en un salut fasciste et scandé « Duce ! Duce ! », en référence au dictateur Benito Mussolini. La pétition à l’origine du rassemblement, qui propose des retours coercitifs et des incitations au départ des immigrés, a dépassé les 50 000 signatures nécessaires pour déclencher un débat parlementaire, propulsant le concept jusque-là marginal de « remigration » au cœur du débat politique.
Contestations juridiques et coalition divisée
Cette proposition a suscité de vives critiques de la part des partis d’opposition et des experts juridiques, qui estiment qu’elle violerait les principes constitutionnels et internationaux de non-discrimination en ciblant des personnes sur la base de leur origine ethnique, y compris les citoyens naturalisés et leurs descendants.
« Le soi-disant projet de loi sur la remigration invoque une logique d’exclusion fondée sur l’origine ethnique et culturelle qui est incompatible avec la Constitution italienne et les principes fondamentaux de l’État de droit. »
La coalition de la Première ministre Giorgia Meloni est divisée sur cette initiative. Si la Ligue anti-immigration, dirigée par le ministre des Infrastructures Matteo Salvini, soutient l’ouverture du débat parlementaire, Fratelli d’Italia, le parti de Meloni, et ses alliés centristes se montrent prudents, réticents à approuver un texte lié aux cercles extrémistes.
« Les immigrés peuvent rester s’ils acceptent nos règles de coexistence, sinon ils doivent retourner dans leurs pays d’origine. Cela s’applique particulièrement à ceux qui commettent des délits et sont pris en flagrant délit une, deux, trois ou quatre fois. »
Contre-manifestations dans toute la ville
Des dizaines de milliers de militants pro-immigration, dont des organisations de gauche et des syndicats, se sont rassemblés dans une autre partie de la ville, certains arborant des drapeaux palestiniens. Parallèlement, des collectifs étudiants et des mouvements antifascistes ont organisé une protestation devant le ministère des Infrastructures, brûlant un bulldozer en carton et un char d’assaut comme « cadeaux » symboliques pour le ministre Salvini. Aucun incident ni tentative de franchissement des lignes de police n’a été signalé.
Vannacci lance un nouveau parti à la droite de Meloni
Dans un lieu proche de la marche d’extrême droite, le député européen Roberto Vannacci a tenu l’assemblée constituante de son nouveau parti, Futuro Nazionale. Ancien membre de la Ligue, il se positionne à la droite de la coalition ultraconservatrice de Meloni en vue des élections générales de 2027.
« Vous êtes soit avec nous, gardiens de la citoyenneté et du souverainisme, soit avec von der Leyen, Draghi et le mondialisme. »
Vannacci, qui dispose de huit élus au Parlement européen, a interdit l’accès des journalistes au congrès mais l’a diffusé en ligne. Il a ensuite déclaré aux journalistes que, selon lui, personne ne devrait être autorisé à entrer en Italie pour le moment.
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Sources et contexte
- Al Jazeera OnlineThousands rally in Rome, Italy for rival pro- and anti-migration marches
- SWI swissinfo.chManifestation de l'extrême droite à Rome pour la "remigration"
- SudOuest.fr3000 militants d'extrême-droite manifestent à Rome pour la " remigration "
- ObservadorMilhares marcham em Roma em manifestações rivais contra e a favor da imigração
- Luca Marsella
- Porte-parole de Casapound et président du comité Remigrazione e Riconquista
- Roberto Massucci
- Questeur (chef de la police) de Rome, a déployé plus de 1 500 agents pour les manifestations
- Giorgia Meloni
- Première ministre de l’Italie, dont la coalition au pouvoir est divisée sur la pétition pour la remigration
- Roberto Vannacci
- Député européen et ancien membre de la Ligue qui a lancé le parti Futuro Nazionale
- Matteo Salvini
- Ministre des Infrastructures et leader de la Ligue, cible des manifestations étudiantes et partisan du débat sur la pétition pour la remigration
- Angelo Bone
- Homme politique de gauche qui a affirmé que le projet de loi sur la remigration viole la Constitution
- Susanna Rubei
- Ménagère participant à la manifestation d’extrême droite, a déclaré que les immigrés doivent accepter les règles de coexistence ou partir
- Lieux
- Rome
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