
Rome déploie près de 2 000 policiers alors que quatre manifestations rivales s'apprêtent à investir les rues
Quatre cortèges idéologiquement opposés traverseront Rome cet après-midi, d'un rassemblement pro-remigration dans le Prati aux contre-manifestations antiracistes et des jeunes Palestiniens, tandis que les autorités déploient près de 2 000 agents, appuyés par des drones et des hélicoptères.
Une capitale en alerte
Rome se prépare à un après-midi de tension accrue alors que quatre cortèges distincts doivent traverser le centre-ville et les quartiers adjacents. Les autorités estiment qu'environ 20 000 participants prendront part aux rassemblements, arrivant de toute l'Italie et de plusieurs autres pays européens. Les marches simultanées, combinées au congrès du nouveau parti Futuro nazionale du général Roberto Vannacci à l'Auditorium della Conciliazione, mettront à l'épreuve un plan de sécurité élaboré après des semaines de discussions entre la questure, la préfecture et les organisateurs des manifestations.
- Début de la marche Pro Vita depuis la Piazza della Repubblica
- Début de la marche Remigrazione depuis la Piazza della Libertà
- Début de la manifestation antiraciste depuis le Largo Corrado Ricci
- Début de la marche des jeunes Palestiniens depuis Piazzale del Verano
- Fin prévue de la marche Remigrazione sur la Piazza Risorgimento
La marche pour la remigration
La manifestation la plus scrutée est le cortège « Remigrazione e Riconquista », promu par le réseau d'extrême droite qui comprend CasaPound Italia, Rete dei Patrioti, VFS et Brescia ai Bresciani. Les organisateurs attendent environ 4 000 sympathisants sur la Piazza della Libertà à 15h00, qui défileront le long de la Via Cola di Rienzo, l'une des principales artères commerçantes de la capitale, pour atteindre la Piazza Risorgimento vers 19h00. La proposition de loi d'initiative populaire du comité, qui vise à inciter au retour des étrangers dans leur pays d'origine, a déjà recueilli trois fois le nombre de signatures requis pour un dépôt au Parlement.
Le consensus populaire est désormais un fait ; il doit maintenant être traduit dans la loi. Nous faisons appel à tous les Italiens qui refusent la résignation et souhaitent redonner sa dignité à la Nation.
Luca Marsella, président du comité, a pris ses distances avec Vannacci.
Nous ne nous identifions pas à ce que dit Vannacci, car nous nous soucions des faits. Quand il se rendra là-bas, il n'obtiendra rien.
Contre-manifestations
En réponse à la marche pour la remigration, deux rassemblements antiracistes et pro-migrants auront également lieu. Le Presidio antirazzista, soutenu par le syndicat CGIL et des collectifs de base, partira du Largo Corrado Ricci à 15h00 en direction de la Piazza Vittorio, avec environ 5 000 participants attendus. Un deuxième cortège, organisé par Giovani palestinesi, la Rete degli studenti et d'autres groupes sociaux, devrait également rassembler environ 5 000 personnes, défilant de Piazzale del Verano à Porta Pia. Par ailleurs, le Comitato nazionale Pro Vita organisera sa propre marche à partir de 14h00 de la Piazza della Repubblica, avec environ 3 500 participants se dirigeant vers la Piazza San Giovanni.
- Remigrazione
- 4000 personnes
- Pro Vita
- 3500 personnes
- Antiraciste
- 5000 personnes
- Jeunes Palestiniens
- 5000 personnes
Sécurité et logistique
Le questeur de Rome, Roberto Massucci, a indiqué que près de 2 000 agents des forces de police, des carabiniers et de la garde des finances seront de service, appuyés par des drones et des hélicoptères pour la surveillance aérienne. Les contrôles seront renforcés non seulement le long des parcours des manifestations, mais également dans les gares, les aéroports, les stations de métro et les principaux points d'accès à la capitale. Plus de soixante lignes de bus locales seront déviées dans l'après-midi.
Les forces de police présentes lors des manifestations d'aujourd'hui ne sont pas là pour s'opposer aux manifestants, mais pour permettre l'exercice du droit d'expression que garantit notre Constitution.
Contexte politique
Les événements de la journée se déroulent dans le contexte du congrès simultané de Futuro nazionale, qui amène le mouvement de Vannacci à quelques mètres de la marche pour la remigration. Les organisateurs ont cherché à positionner le rassemblement comme un appel transversal à tous les Italiens qui souhaitent mettre fin à l'immigration incontrôlée, déclarant que le seul drapeau autorisé sera le tricolore italien. La tension entre les différents blocs est gérée par une stricte séparation des parcours, mais la convergence de tant de groupes idéologiquement opposés en un seul après-midi fait de cet événement l'une des opérations de maintien de l'ordre les plus délicates auxquelles Rome a été confrontée depuis des mois.

