Macroéconomie · Francfort-sur-le-Main, Dresde et Erfurt
Le retard d'investissement des communes allemandes atteint un record de 231 milliards d'euros, selon une enquête KfW
Le déficit d'investissement accumulé des villes et communes allemandes a atteint un niveau historiquement élevé de 231 milliards d'euros, sous l'effet de la hausse des coûts de construction et de la pression sur les budgets locaux, selon une enquête de la KfW auprès de plus de 1 000 trésoreries municipales.
Texte IA fondé sur les articles de Berliner Zeitung, DIE WELT, Süddeutsche Zeitung et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'enquête du panel municipal de la KfW auprès de plus de 1 000 trésoreries évalue le déficit d'investissement à 231 milliards d'euros, soit une hausse de 7,2 % par rapport aux 215,7 milliards d'euros un an plus tôt.
Les bâtiments scolaires représentent 68,9 milliards d'euros du retard, la catégorie la plus importante, suivis par les routes et les transports avec 53,7 milliards.
Les communes saxonnes ont réduit leurs dépenses de construction de 9,8 % à 390 euros par habitant, tandis que la Thuringe a augmenté ses dépenses de 7,6 % et a été le seul Land à dégager un excédent budgétaire.
Une majorité de communes ne croient pas que le fonds spécial pour les infrastructures de mars 2025 stimulera les investissements cette année ; 42 % s'attendent à ce que le retard continue de croître.
Au niveau national, les investissements prévus pour 2026 s'élèvent à environ 50 milliards d'euros, contre 44 milliards, même si tous les fonds ne sont généralement pas dépensés en raison de goulots d'étranglement bureaucratiques.
L'ampleur du retard
Le retard d'investissement des communes allemandes a atteint un niveau record de 231 milliards d'euros, selon une enquête menée auprès de plus de 1 000 trésoreries municipales commanditée par la banque publique de développement KfW. Ce chiffre représente une augmentation de 7,2 % par rapport à l'année précédente (215,7 milliards d'euros). Le poste le plus important est celui des bâtiments scolaires, avec 68,9 milliards d'euros, suivi des routes et des infrastructures de transport (53,7 milliards d'euros). Les installations sportives, les infrastructures de protection contre les catastrophes et les bâtiments administratifs ont également vu leurs besoins d'investissement augmenter.
« La situation financière des communes s'est encore nettement détériorée, l'ambiance dans les trésoreries est morose. »
Disparités régionales
Le tableau national masque de fortes disparités régionales. En Saxe, les dépenses de construction des communes ont chuté de 9,8 % pour atteindre 390 euros par habitant, tandis qu'au niveau national elles ont augmenté de 4,3 %. La Thuringe a évolué dans la direction opposée, avec une hausse de 7,6 % des dépenses de construction, bien au-dessus de la moyenne nationale de 4,3 %. Avec 427 euros par habitant, la Thuringe se classe néanmoins parmi les Länder où les dépenses de construction par habitant sont inférieures à la moyenne. La Thuringe a été le seul Land où les communes ont enregistré un excédent budgétaire, de 50 euros par habitant.
- Thuringe
- 427 EUR/habitant
- Saxe
- 390 EUR/habitant
- Moyenne nationale
- 415 EUR/habitant
Données tirées du texte de l’article
Le fonds spécial et son accueil
Le fonds spécial pour l'infrastructure et la neutralité climatique, adopté en mars 2025, est censé apporter un soulagement. Mais la majorité des communes interrogées ne s'attendent pas à ce qu'il génère davantage d'investissements cette année que si les ressources supplémentaires n'avaient pas été allouées. Quarante-deux pour cent des communes s'attendent à ce que le retard d'investissement continue de croître. Au niveau national, les investissements prévus pour l'année en cours s'élèvent à environ 50 milliards d'euros, contre 44 milliards l'année précédente. La plus grande part (27 %) est destinée aux écoles, 23 % aux routes et aux transports et 10 % à la protection contre les incendies et les catastrophes.
« Trente pour cent des communes ont déclaré ne pas pouvoir entretenir les routes et les infrastructures de transport « pas du tout » ou seulement « dans une mesure limitée ». »
Pressions structurelles
Soixante-dix pour cent des trésoreries à l'échelle nationale jugent leur situation financière négative. Environ une commune sur deux s'attend à devenir davantage dépendante du financement par crédit à l'avenir. L'économiste en chef de la KfW, Dirk Schumacher, a évoqué l'ajustement de la répartition des recettes fiscales entre les niveaux fédéral, régional et local comme l'une des pistes pour améliorer les finances communales. L'expérience montre que tous les fonds prévus ne sont pas dépensés comme prévu, en partie à cause de longues procédures d'approbation et de services de construction en sous-effectif. La hausse des coûts de construction et l'étendue des responsabilités communales entraînent une augmentation des besoins d'investissement dans toutes les régions.
- Écoles
- 68.9 mds EUR
- Routes et transports
- 53.7 mds EUR
- Autres (sports, administration, protection contre les catastrophes)
- 108.4 mds EUR
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Sources et contexte
- Dirk Schumacher
- économiste en chef de la KfW ayant commenté la détérioration de la situation financière des communes et proposé d'ajuster la répartition des recettes fiscales
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