
Renaud Hardy, tueur en série belge condamné à perpétuité, meurt à l'infirmerie de la prison de Bruges à 64 ans
Le meurtrier et violeur condamné est mort jeudi matin des suites d'une maladie chronique, a annoncé l'administration pénitentiaire. Hardy recevait des soins palliatifs à l'hôpital de la prison après l'aggravation de sa maladie de Parkinson.
Renaud Hardy, le tueur en série de Malines condamné à perpétuité en 2018, est mort jeudi matin à l'infirmerie de la prison de Bruges. Il avait 64 ans et souffrait de la maladie de Parkinson depuis des années. Les autorités pénitentiaires ont confirmé le décès, et les médias belges ont rapporté que Hardy bénéficiait de soins palliatifs depuis le week-end précédent, alors que sa santé déclinait rapidement.
Les crimes de Renaud Hardy
Les attaques de Hardy se sont étalées sur 2014 et 2015. En mai 2014, il a assassiné Maria Walschaerts, 82 ans, à Leest. Plus tard cette année-là, il a tenté de s'introduire chez une femme mais a échoué. En février 2015, il a attaqué l'actrice flamande Veerle Eyckermans avec un bâton, la laissant grièvement blessée ; elle a échappé de justesse. Puis, le 17 septembre 2015, il est entré par effraction chez Linda Doms, une éducatrice de 52 ans à Hofstade. Il s'est filmé en train de la tuer après l'avoir violée et torturée. Des preuves ADN l'ont ensuite lié au meurtre de Walschaerts.
- Meurtre de Maria Walschaerts (82 ans) à Leest
- Tentative de meurtre de l'actrice Veerle Eyckermans
- Meurtre et viol de Linda Doms (52 ans) à Hofstade
- Condamné à la réclusion à perpétuité par la cour d'assises de Tongres
- Blesse un autre détenu avec un stylo ; transféré à la prison de Bruges
- Meurt à l'infirmerie de la prison de Bruges à 64 ans
Procès et condamnation
Le 8 mars 2018, la cour d'assises de Tongres a condamné Hardy pour deux meurtres, deux viols avec torture et deux tentatives de meurtre. Il a reçu une peine de réclusion à perpétuité. Lors du procès, la procureure Alexandra Van Kelst a souligné l'horreur de ses actes, déclarant :
Deux femmes ont subi des heures de torture. Elles ont été violées, battues, frappées, maltraitées et humiliées. Deux femmes étaient complètement impuissantes. Deux autres ont miraculeusement échappé à l'agression destructrice de cet homme. Quatre familles ont été détruites.
Van Kelst n'a vu aucune circonstance atténuante pour Hardy, qui, selon De Standaard, s'est apitoyé sur lui-même tout au long de la procédure.
Derniers mois en prison
Hardy souffrait de la maladie de Parkinson depuis 2006. Plus tôt cette année, il est apparu dans le documentaire 'Achter de tralies van de tijd' sur les prisonniers âgés à Merksplas. Après le tournage, il a été transféré à Bruges parce qu'à l'été 2025, il avait blessé un autre détenu avec un stylo à bille. Sa santé s'est aggravée ces derniers mois, conduisant à des soins palliatifs. Il est mort de causes naturelles.


