IA & Tech · Mountain View et Londres
Google déplace la direction de l'IA de Londres vers la Californie alors que Hassabis se retire
Demis Hassabis se retire de la gestion quotidienne de Google DeepMind, le contrôle quotidien de Gemini passant à Koray Kavukcuoglu à Mountain View, tandis que Jeff Dean et trois chercheurs partent pour fonder une nouvelle start-up.
Texte IA fondé sur les articles de Financial Times News, Bloomberg Business, LesEchos.fr et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Hassabis, qui a fondé DeepMind en 2010 et l'a vendue à Google pour 400 millions de livres sterling en 2014, devient président de DeepMind et scientifique en chef d'Alphabet tout en conservant la direction d'Isomorphic Labs.
Kavukcuoglu, ancien directeur technique de DeepMind qui a passé 13 ans au laboratoire et a étudié sous la direction de Yann LeCun à NYU, devient vice-président senior relevant directement de Sundar Pichai. Le titre de PDG est supprimé.
Jeff Dean, vétéran de 27 ans chez Google et 30e employé de l'entreprise, part avec trois chercheurs de premier plan en IA pour fonder une nouvelle start-up, accentuant les inquiétudes concernant une fuite des cerveaux.
Kavukcuoglu a déménagé de Londres à Mountain View l'année dernière et siège désormais à côté de Sergey Brin, qui est redevenu une voix clé sur la stratégie de l'IA depuis le lancement de ChatGPT.
La décision de Hassabis de rendre AlphaFold librement accessible a généré des tensions internes sur le faible rendement commercial, et des proches de DeepMind soupçonnent une brouille au sommet.
- 2023Google dévoile le premier chatbot Gemini ; DeepMind fusionne les opérations de recherche en IA
- 2024Hassabis remporte le prix Nobel de chimie pour AlphaFold
- 5 aoûtGoogle annonce le retrait de Hassabis ; Kavukcuoglu dirigera DeepMind ; Jeff Dean et trois chercheurs partent
Remaniement de la direction
Mercredi 5 août, Google a annoncé que Demis Hassabis se retirait de la gestion quotidienne de Google DeepMind, le laboratoire d'IA qu'il a fondé en 2010 et vendu à Google pour 400 millions de livres sterling en 2014. Hassabis deviendra président de Google DeepMind et scientifique en chef d'Alphabet, la société mère, tout en conservant la direction d'Isomorphic Labs, l'entreprise de découverte de médicaments issue de DeepMind. Koray Kavukcuoglu, directeur technique de DeepMind, prend le poste de vice-président senior avec le contrôle opérationnel du développement de Gemini, relevant directement du directeur général Sundar Pichai. Le titre de PDG disparaît, rapprochant DeepMind de la structure opérationnelle des autres divisions de Google.
Le pouvoir se déplace vers la Californie
La réorganisation consolide la direction de l'IA à Mountain View, mettant fin à l'arrangement inhabituel selon lequel Hassabis dirigeait le développement de l'IA d'un géant technologique américain depuis Londres. Kavukcuoglu a déménagé de Londres au siège de Google l'année dernière et dirige désormais le développement de Gemini depuis un bureau à côté du cofondateur Sergey Brin, qui est redevenu l'une des voix les plus influentes de l'entreprise sur la stratégie de l'IA depuis le lancement de ChatGPT. Kavukcuoglu, né en Turquie, a passé 13 ans chez DeepMind, a créé son équipe d'apprentissage profond et a dirigé les travaux derrière WaveNet et DQN. Il a étudié sous la direction de Yann LeCun à l'Université de New York, qui le considère comme un grand ingénieur ayant développé de rares compétences en gestion de la recherche. Il est désormais le seul des co-responsables de Gemini encore chez Google, et certains le voient succéder un jour à Pichai.
Exode des talents
La même semaine, Jeff Dean, vétéran de 27 ans chez Google et 30e employé de l'entreprise, a annoncé qu'il partait avec trois autres chercheurs de premier plan en IA pour fonder une nouvelle start-up. Un employé actuel de Google, s'exprimant anonymement par crainte de représailles, a qualifié le départ de Dean d'exemple de « vestiges de l'idéalisme de Google » en train de disparaître.
« Perdre Jeff perpétue la fuite des cerveaux chez Google. La médiocrité est le résultat probable. »
Google fait face à une pression croissante pour prouver qu'il peut concurrencer OpenAI et Anthropic dans les outils de codage et l'IA d'entreprise, tout en faisant face à un exode de talents seniors et à l'inquiétude croissante des investisseurs quant au coût de son effort en IA.
Deux lectures du départ
Le récit officiel de Google et la propre présentation de Hassabis présentent cette décision comme un choix personnel. Hassabis a dit à ses employés qu'il avait décidé que c'était le bon moment pour transférer les responsabilités opérationnelles quotidiennes, et a déclaré qu'il se retirait pour « se concentrer sur la vision d'ensemble ». Une deuxième lecture est plus tranchée. Après le fiasco de la génération d'images en 2024, Hassabis a exigé plus de contrôle et l'a obtenu, consolidant son pouvoir à Londres tout en étant à 5 000 milles du siège. Des proches de DeepMind soupçonnent une brouille au sommet, Bloomberg écrivant via Parmy Olson que le champion d'échecs a été manœuvré par Kavukcuoglu. Google n'a pas répondu à cette lecture, et elle reste une spéculation éclairée. La décision de Hassabis de rendre AlphaFold, le système de prédiction de structure des protéines qui lui a valu le prix Nobel de chimie en 2024, librement accessible a également été une source de tensions internes, car le projet a généré peu de rendement commercial.
Ce que Pichai et Hassabis ont dit
Pichai a concédé qu'il y avait « des domaines dans lesquels nous devons nous améliorer » et a dit aux employés que l'entreprise devait aller vite.
« Nous sommes déterminés à être à la pointe et nous sommes très concentrés sur les domaines où nous devons nous améliorer. Nous devons continuer à avancer rapidement et avec un objectif clair. »
Hassabis a écrit que l'entreprise entre dans un « nouveau chapitre » et qu'elle a « tous les ingrédients pour mener la danse à partir de maintenant, et je crois fermement que nous y parviendrons ».
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Sources et contexte
- Financial Times NewsGoogle shifts AI power back to Brin as DeepMind's Hassabis steps aside
- Bloomberg BusinessGoogle Grapples With Exit of AI Pioneer and 'Most Google Person'
- Financial Times NewsGoogle seeks a sharper focus in AI after Hassabis move
- LesEchos.frVIDEO - Qui est Demis Hassabis, le prix Nobel devenu le nouveau directeur scientifique de Google ?
- Demis Hassabis
- Cofondateur de DeepMind, lauréat du prix Nobel de chimie 2024, se retirant pour devenir scientifique en chef d'Alphabet et président de Google DeepMind
- Sundar Pichai
- Directeur général de Google qui a reçu la ligne hiérarchique de Kavukcuoglu et a concédé des domaines à améliorer
- Jeff Dean
- Vétéran de 27 ans chez Google et 30e employé de l'entreprise, partant pour fonder une nouvelle start-up en IA avec trois autres chercheurs
- Sergey Brin
- Cofondateur de Google qui est redevenu une voix influente sur la stratégie de l'IA depuis le lancement de ChatGPT et siège désormais à côté de Kavukcuoglu
- Yann LeCun
- Chercheur en IA à NYU qui a encadré Kavukcuoglu et l'a qualifié de grand ingénieur doté de rares compétences en gestion de la recherche
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