
Poutine a ordonné aux services de renseignement de détruire l'OTAN et l'UE de l'intérieur, révèle une enquête du New York Times
Une enquête du New York Times publiée le 14 août 2026 révèle que Vladimir Poutine a ordonné aux services de renseignement et à l'armée russes de détruire l'OTAN et l'UE de l'intérieur en 2026, la Moldavie étant identifiée comme la deuxième priorité stratégique du Kremlin après l'Ukraine.
Directive de décembre 2025 de Poutine
En décembre 2025, le président russe Vladimir Poutine a convoqué une réunion secrète à Moscou avec des commandants militaires et des chefs des renseignements, fixant un objectif pour 2026 de « détruire l'OTAN et l'UE de l'intérieur », selon une enquête du New York Times publiée le 14 août 2026. Le rapport cite des responsables des services de renseignement d'au moins deux pays au courant de la réunion. La directive est poursuivie sur au moins deux fronts : déstabiliser la Moldavie comme tête de pont pour des opérations contre l'Ukraine et l'Occident, et tester la détermination de l'OTAN en matière de défense collective par d'éventuelles attaques limitées contre un État membre du flanc oriental dès l'automne 2026.
La Moldavie comme deuxième priorité stratégique
Des responsables des renseignements occidentaux ont déclaré au New York Times que la soumission de l'Ukraine reste la première priorité du Kremlin, suivie de la prise de contrôle de la Moldavie. Poutine espérerait toujours capturer le sud de l'Ukraine pour créer un corridor terrestre reliant la Russie à la Moldavie, qui borde à la fois l'Ukraine et la Roumanie, membre de l'UE et de l'OTAN. La Moldavie servirait de base idéale pour une agression continue contre l'Ukraine et des opérations hybrides contre l'Occident. La Russie maintient déjà une présence militaire illégale dans la région séparatiste de Transnistrie, offrant une plateforme de pression avancée près de Chișinău et du flanc oriental de l'OTAN.
Ingérence dans les élections moldaves de 2025
L'enquête du New York Times décrit l'ampleur des opérations russes pour influencer les élections législatives moldaves de septembre 2025 et empêcher le gouvernement pro-européen de conserver le pouvoir. Les actions comprenaient des campagnes de désinformation, des cyberattaques, l'achat de votes, le financement de réseaux locaux et la formation de personnes pour provoquer des troubles pendant la période électorale. L'opération impliquait également le recrutement de figures influentes locales, notamment des politiciens, des journalistes et des faiseurs d'opinion, pour diffuser des récits pro-russes. Des prêtres orthodoxes moldaves ont été emmenés en Russie et ont reçu des cartes de la Promsvyazbank. Certains devaient recevoir environ 1 000 dollars pour convaincre les paroissiens de s'opposer à l'intégration européenne et aux politiques pro-occidentales du pays.
Entraînement paramilitaire et attaques contre les infrastructures
L'opération comprenait une composante paramilitaire. À l'été 2025, un camp d'entraînement a été organisé en Serbie où des participants, pour la plupart des citoyens moldaves, ont été formés à l'utilisation d'armes, au franchissement de cordons policiers et à l'incendie criminel. Les participants recevaient 400 dollars pour des cours de trois à quatre jours, et les instructeurs avaient des liens avec le service de renseignement militaire russe, le GRU. Des camps similaires ont fonctionné en Bosnie et près de Moscou. Les procureurs moldaves ont déclaré que plus de 100 jeunes Moldaves ont participé à des formations en Russie, apprenant à fabriquer des matériaux incendiaires et des engins explosifs improvisés, ainsi qu'à piloter des drones adaptés pour transporter des explosifs ou allumer des incendies. Les autorités de Chișinău ont répondu par des centaines de raids avant les élections.
La Russie a également exploité les vulnérabilités des infrastructures moldaves. En mars 2026, une attaque contre une centrale hydroélectrique ukrainienne près de la frontière moldave a contaminé les approvisionnements en eau des deux pays. Des drones russes ont ensuite frappé une ligne à haute tension dans l'ouest de l'Ukraine qui fournit jusqu'à 70 % de l'électricité de la Moldavie, provoquant des pannes généralisées.
Le flanc oriental de l'OTAN sous pression
Les services de renseignement américains ont estimé que la Russie pourrait tester l'engagement de défense mutuelle de l'OTAN dès l'automne 2026. Les scénarios vont des cyberattaques et du sabotage à des opérations impliquant des groupes armés non identifiés ou une incursion limitée dans un pays de l'OTAN du flanc oriental, comme l'a rapporté le Wall Street Journal. Un scénario possible implique une attaque sous faux drapeau imputée à l'Ukraine, ou l'occupation d'un petit segment de territoire par un groupe militaire non marqué, similaire à l'annexion de la Crimée. L'inspecteur général des forces armées allemandes, Carsten Breuer, a mis en garde contre la fréquence des attaques hybrides sur le flanc oriental de l'OTAN. La Russie opère de plus en plus dans une « zone grise » pour déstabiliser les gouvernements et institutions européens, utilisant systématiquement des drones pour identifier les vulnérabilités.
Les attaques hybrides se produisent quotidiennement.
- Camps d'entraînement paramilitaire pour citoyens moldaves en Serbie, en Bosnie et près de Moscou
- Élections législatives moldaves ciblées par des opérations d'ingérence russes
- Réunion secrète de Poutine à Moscou fixant l'objectif 2026 de détruire l'OTAN et l'UE de l'intérieur
- Attaque russe contre une centrale hydroélectrique ukrainienne près de la frontière moldave contamine les approvisionnements en eau
- Enquête du New York Times publiée révélant la directive de Poutine et les opérations en Moldavie
- Les services de renseignement américains estiment que la Russie pourrait tester l'OTAN avec une attaque limitée contre un membre du flanc oriental


