- 17 oct.Départ de la marche annoncé à cette heure
- 17 oct.Début du campement au Rossio après la fin de la marche
- 17 oct.Premières tentes déjà dressées au Rossio
- Jusqu'à environ 19 hAucune intervention policière signalée au campement
La marche de la CGTP à Lisbonne
Samedi 17 octobre, des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Lisbonne lors d'une manifestation appelée par la fédération syndicale CGTP. Le parcours allait du Cais do Sodré au Rossio, et il s'agissait de la dernière de trois marches organisées ce jour-là par la fédération, après celles de Porto et de Coimbra. La marche était annoncée pour 14 h 30, mais elle n'a quitté le Cais do Sodré que plus de quarante minutes plus tard, et le trajet d'environ un kilomètre a pris plus d'une heure à la foule. Des délégations du syndicat STAL, dont des groupes de Madère et des Açores, et de Fenprof figuraient parmi les participants. La marche réclamait une hausse des salaires et des pensions, de meilleurs services publics, notamment le SNS et la sécurité sociale, ainsi qu'une réponse à la hausse du coût de la vie.
Les revendications du dirigeant syndical sur les prix
Tiago Oliveira, secrétaire général de la CGTP, marchait en tête du cortège et a accusé le gouvernement de ne pas comprendre les difficultés des travailleurs. Il a réclamé un plafonnement des prix ainsi qu'un plafonnement des taux d'intérêt, et affirmé que l'exécutif dirigé par l'Alliance démocratique (PSD/CDS-PP) n'avait apporté aucune réponse. Tiago Oliveira a également déclaré que de grands groupes économiques affichaient au même moment leurs plus hauts bénéfices, ce qui, selon lui, illustrait la politique du gouvernement.
« Nous ne pouvons pas avoir une politique qui continue de conditionner la vie de nous tous, de ceux qui ont le moins. »
Le campement de tentes au Rossio
Après la fin de la marche, vers 17 heures, un campement a débuté au Rossio sous le nom « Não dá mais ? Então monta a tua tenda ! », centré sur la politique du logement. À 17 h 30, les premières tentes étaient déjà dressées. Les participants ont brandi leurs clés lors d'un « chaveiraço », et des pancartes et slogans ont visé le Premier ministre Luís Montenegro, notamment en référence à 55 biens immobiliers qui lui sont liés. Les manifestants ont aussi contesté ses récentes déclarations sur l'égoïsme supposé de certaines mobilisations.
Une participante qui n'a pas donné son nom complet a critiqué la police, décrivant les casques, visières, gaz poivré, matraques et chaussures à embout d'acier utilisés par les agents à Porto, où une intervention policière contre des manifestants pour le logement avait suscité des critiques. Ses propos rejoignaient le message général du campement, selon lequel le logement est un droit et non une affaire.
Présence policière et suites
La police était visible autour de la place, mais jusqu'à environ 19 heures, le rassemblement s'est déroulé sans intervention policière signalée. Des tentes et des participants continuaient d'arriver, et la protestation devait se poursuivre dans la nuit ou les jours suivants, le campement étant présenté comme sans terme fixé.