Sécurité · Duxbury
Le procès de Lindsay Clancy s'ouvre avec des récits contradictoires sur les raisons pour lesquelles elle a tué ses trois enfants
La défense affirme qu'une psychose post-partum a poussé l'ancienne infirmière de 35 ans, tandis que les procureurs soutiennent qu'elle a planifié les meurtres de janvier 2023 à Duxbury.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, The Independent et Reuters. Publié . Comment il est fait
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En bref
Lindsay Clancy, 35 ans, est accusée de trois meurtres au premier degré pour avoir étranglé ses enfants Cora (5 ans), Dawson (3 ans) et Callan (8 mois) en janvier 2023.
L'avocat Kevin Reddington affirme que Clancy entendait des voix lui ordonnant de tuer les enfants pour pouvoir se suicider, et qu'elle avait été hospitalisée 19 jours avant les meurtres.
La procureure adjointe Shanan Buckingham affirme que Clancy a calculé l'heure de retour de son mari pour s'assurer de pouvoir tuer ; elle qualifie ses actes d'« intentionnels, rationnels et rapides ».
Patrick Clancy a déclaré au jury que l'état de son ex-femme « ne faisait qu'empirer », avec une spirale majeure commencée en décembre 2022.
Déclarations liminaires
Lundi, un jury du comté de Plymouth a entendu des récits radicalement opposés sur les raisons pour lesquelles Lindsay Clancy a étranglé ses trois enfants dans le sous-sol de sa maison de Duxbury en janvier 2023. L'avocat de la défense, Kevin Reddington, a déclaré au tribunal que Clancy, aujourd'hui âgée de 35 ans, « souffrait de psychose au moment des faits », la décrivant comme une mère aimante submergée par une maladie mentale post-partum. La procureure adjointe Shanan Buckingham a rétorqué que Clancy avait agi délibérément, citant des preuves qu'elle avait calculé le temps de course de son mari pour s'assurer de pouvoir tuer avant son retour. Clancy, ancienne infirmière en salle d'accouchement au Massachusetts General Hospital, a plaidé non coupable de trois chefs de meurtre au premier degré mais ne conteste pas avoir commis les meurtres.
« C'est une femme qui souffrait de psychose au moment où elle est descendue dans ce sous-sol. »
Reddington a soutenu que Clancy avait lutté contre des idées suicidaires et avait reçu une « myriade de médicaments » de plusieurs professionnels de santé dans les mois suivant la naissance de son troisième enfant, sans aucun effet. Il a dit aux jurés qu'elle aimait ses enfants « jusqu'au moment de leur mort ».
Le jour des meurtres
Les événements du 24 janvier 2023 restent au cœur de l'affaire. Les procureurs affirment que Clancy a envoyé son mari de l'époque, Patrick, chercher une commande de nourriture après avoir calculé sur son téléphone la durée du trajet aller-retour. En son absence, elle a étranglé Cora, 5 ans, Dawson, 3 ans, et Callan, 8 mois, avec des bandes d'exercice. Elle s'est ensuite tailladée avec un couteau et a sauté d'une fenêtre du deuxième étage, un acte qui l'a laissée paralysée à partir de la taille et en fauteuil roulant pour le procès. Patrick Clancy a trouvé les enfants dans le sous-sol après être rentré chez lui et a crié qu'ils avaient été tués, selon les récits des premiers intervenants. Cora et Dawson sont morts à l'hôpital local ce soir-là ; Callan a succombé à ses blessures plusieurs jours plus tard.
« C'était une femme qui a agi intentionnellement, rationnellement et rapidement pour atteindre un objectif très spécifique : tuer. »
La santé mentale d'une mère
La défense invoque une défense d'aliénation mentale, centrée sur l'état mental de Clancy dans les mois précédant les meurtres. Patrick Clancy a témoigné lundi que l'état de son ex-femme s'était détérioré après la naissance de leur troisième enfant. « Elle ne faisait qu'empirer », a-t-il dit, racontant sa perte de poids, sa dépression croissante et un changement de psychiatre parce que le traitement précédent « ne fonctionnait pas ». Il a identifié décembre 2022, un mois avant la mort des enfants, comme le début de « sa grande spirale ». Reddington a déclaré que Clancy avait entendu une voix le jour des meurtres lui disant : « C'est ta dernière chance. Tue les enfants pour que tu puisses te suicider. » La défense soutient qu'elle avait été hospitalisée dans un établissement psychiatrique et n'avait été libérée que 19 jours avant les homicides. La psychose post-partum est rare, touchant environ une à deux femmes pour 1 000 naissances, et peut provoquer des hallucinations, des délires et de la paranoïa.
Les enjeux juridiques
Buckingham a exhorté les jurés à se concentrer sur la question juridique de savoir si Clancy avait conscience du caractère répréhensible de ses actes. Elle a reconnu les problèmes de santé mentale de Clancy mais a soutenu que les preuves montrent une femme qui a fait un « choix égoïste » lorsqu'elle a vu une opportunité de s'échapper. L'analyste juridique Elyse Hershon a déclaré : « Chaque fois qu'il y a des morts d'enfants, cela ébranle les émotions. Parce que ces actes sont incompréhensibles et l'issue si horrible, les gens ont tendance à vouloir tenir quelqu'un pour responsable. » Le verdict dépendra probablement de la question de savoir si les jurés croient que Clancy possédait l'intention et la capacité mentale requises pour une condamnation pour meurtre. Le procès devrait durer plusieurs semaines, le jury de 12 membres évaluant les témoignages d'experts médicaux et de membres de la famille. Si elle est reconnue coupable de meurtre au premier degré, Clancy encourt la prison à vie sans libération conditionnelle.
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Sources et contexte
- BBCLindsay Clancy's mental health was getting 'worse and worse' before the murders, ex-husband says
- The IndependentLindsay Clancy loved her 3 kids 'right up to the time of their death,' lawyer says
- ReutersMassachusetts mother goes on trial for killing her three children
- The IndependentTrial begins for mom accused of strangling her kids as defense blames mental illness
- Lindsay Clancy
- Ancienne infirmière en salle d'accouchement accusée du meurtre de ses trois enfants
- Patrick Clancy
- Ex-mari de Lindsay Clancy et père des trois victimes
- Lieux
- États-Unis, Boston
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