
L'Iran maintient le détroit d'Ormuz fermé jusqu'à ce que les États-Unis remplissent leurs conditions, déclare le président du Parlement
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a rejeté la réouverture du détroit d'Ormuz, exigeant le respect des engagements américains après les attaques militaires du 28 février.
Conditions de réouverture du détroit d'Ormuz
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé que le détroit d'Ormuz restera fermé jusqu'à ce que les demandes de Téhéran soient satisfaites et que les États-Unis remplissent leurs engagements. S'exprimant à l'ouverture d'une session parlementaire à la veille de la Semaine de la Défense sacrée, Ghalibaf a affirmé que l'accès maritime ne sera pas rétabli sans la reconnaissance formelle des droits nationaux de l'Iran. La fermeture de la voie navigable a été décrétée comme mesure de représailles à la suite de frappes militaires conjointes menées par les États-Unis et Israël contre le territoire iranien le 28 février. Ghalibaf, qui agit comme le principal négociateur iranien dans les pourparlers de paix périodiques avec Washington, a déclaré qu'il est impossible de revenir aux conditions de négociation précédentes tant que ces conditions ne sont pas remplies.
Tant que ces conditions ne sont pas remplies, que les droits légitimes de la nation iranienne ne sont pas reconnus et que les engagements des Américains ne sont pas mis en œuvre, il n'y aura aucune place pour revenir aux conditions de négociation précédentes et pour ouvrir le détroit d'Ormuz.
Doctrine de la guerre combinée et de la négociation
S'adressant à l'assemblée, Ghalibaf a rejeté l'idée selon laquelle le conflit armé et l'engagement diplomatique représentent des voies opposées. Il a soutenu que Téhéran doit simultanément utiliser la puissance militaire et les canaux diplomatiques pour défendre sa souveraineté. Dans ce cadre, l'Iran entend déployer sa force militaire disponible pour frapper les forces ennemies et repousser les attaques, tout en utilisant la diplomatie pour consolider les gains sur le champ de bataille une fois des victoires opérationnelles significatives obtenues. Ghalibaf a expliqué que cette séquence vise à établir une dissuasion durable, à infliger une défaite aux adversaires et à renforcer la position géopolitique à long terme de l'Iran au Moyen-Orient.
La dichotomie entre guerre et négociation n'est pas réelle, il faut à la fois combattre et négocier : combattre avec sagesse et autorité, et négocier avec autorité et rationalité lorsque le moment est venu.
- Les États-Unis et Israël lancent des attaques militaires contre l'Iran, provoquant la fermeture de représailles du détroit d'Ormuz.
- Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, annonce que le détroit restera fermé jusqu'à ce que les engagements américains soient remplis.
Canaux diplomatiques et différends fondamentaux
Ghalibaf a déclaré que les négociateurs iraniens ont transmis leurs exigences fondamentales directement à la partie adverse par l'intermédiaire de médiateurs internationaux. Il a décrit la plateforme diplomatique de Téhéran comme rationnelle, explicite et non négociable, affirmant que les adversaires doivent abandonner les tentatives de tromperie et d'imposition unilatérale. Bien que Ghalibaf n'ait pas détaillé publiquement la liste exacte des exigences lors de son discours parlementaire, les conditions régissant la réouverture du détroit d'Ormuz et la navigation maritime d'après-guerre constituent les principaux obstacles dans les discussions concernant un cessez-le-feu permanent. Parce que le passage fonctionne comme l'un des corridors de transit les plus critiques au monde pour le pétrole brut, le blocus prolongé a créé de graves perturbations sur les marchés énergétiques mondiaux.
Divisions stratégiques au sein de l'élite politique
Le président du Parlement a également abordé ouvertement les frictions politiques internes en Iran, pointant deux erreurs de calcul stratégiques concurrentes au sein de l'élite dirigeante du pays. La première erreur concerne les factions politiques qui prônent la poursuite indéfinie du conflit sans établir de mécanisme clair, d'horizon diplomatique ou de point final défini pour sa conclusion. Ghalibaf a averti que cette approche menace de soumettre la nation à une attrition prolongée et à une guerre sans fin. À l'inverse, il a critiqué une deuxième faction qui sous-estime la force nationale de l'Iran, perçoit l'État comme intrinsèquement vulnérable et prône la reddition par peur des adversaires étrangers. Ghalibaf a affirmé qu'une résistance populaire inébranlable garantira plutôt la sécurité nationale et contribuera à façonner un nouvel ordre régional et mondial.


