
Le gouvernement polonais supprime l'obligation d'eau du robinet gratuite du projet de loi, une ministre de la coalition promet de la rétablir
Le gouvernement polonais est revenu sur un projet visant à obliger les restaurants à servir de l'eau du robinet gratuite, supprimant cette disposition d'un projet de loi sur les déchets d'emballages quelques jours seulement avant son entrée en vigueur prévue. Une ministre de haut rang d'un parti de la coalition a immédiatement promis de se battre pour son retour.
La proposition initiale
Une disposition glissée dans un projet de loi sur la responsabilité élargie du producteur pour les emballages aurait obligé les restaurants, cantines, bars, cafés et autres établissements de restauration à fournir de l'eau du robinet gratuitement, ou moyennant une faible redevance, dans des contenants réutilisables. Cette règle, défendue par le club de la Gauche, imposait 0,5 litre par personne sur demande et visait à réduire la consommation d'eau en bouteille et les déchets d'emballages plastiques. Le ministère du Climat et de l'Environnement, dirigé par Paulina Hennig-Kloska, avait fixé la date d'entrée en vigueur au 12 août 2026.
Suppression et explication officielle
Le 3 août 2026, le ministère a confirmé que l'obligation relative à l'eau du robinet avait été retirée du projet de loi lors des consultations interministérielles. La vice-ministre Anita Sowińska a déclaré à Fakt que la réglementation avait été supprimée après que le Centre de législation gouvernementale a objecté que l'expression « faible redevance » était trop vague pour fixer un montant maximal. Le porte-parole Marek Pogorzelski a indiqué que les règles suivraient plutôt une voie législative distincte.
Les dispositions concernant l'eau pour les clients dans les restaurants devraient être correctement consultées avec les personnes concernées – clients, propriétaires d'établissements, producteurs de boissons. Les ajouter à un vaste projet de loi sur la REP, qui traite de la gestion des déchets et non de la vente d'eau dans les restaurants, n'a laissé aucune chance à une consultation appropriée. C'est pourquoi elles emprunteront une voie législative distincte.
Réaction politique
La ministre des Fonds et de la Politique régionale Katarzyna Pełczyńska-Nałęcz, cheffe du parti de la coalition Pologne 2050, a vivement réagi sur les réseaux sociaux. Elle a qualifié l'idée de l'eau du robinet gratuite de « bonne solution, proche des gens » et a estimé qu'il n'y avait aucune raison de la supprimer. Elle a fait valoir que le gouvernement aurait simplement dû supprimer la mention « faible redevance » et conserver l'obligation « gratuite ». Pełczyńska-Nałęcz a annoncé que Pologne 2050 déposerait un amendement à la Diète pour rétablir cette obligation.
De l'eau du robinet gratuite avec un repas – une bonne solution, proche des gens. C'est comme ça que ça fonctionne dans de nombreux pays, par exemple en France ou en Angleterre. Je ne sais pas ce qui s'est passé ici, mais il n'y a aucune raison de supprimer cette disposition du projet de loi. Il suffisait de retirer « moyennant une faible redevance » et de ne laisser que « gratuitement ». Nous déposerons un tel amendement.
L'économiste Rafał Mundry, qui a le premier signalé la suppression, a noté que la France avait résolu un problème similaire en 1967 en interdisant les suppléments pour les couverts, les assiettes, l'eau, le sel et le poivre avec un repas.
Opposition du secteur
Les propriétaires de restaurants avaient fait pression contre cette obligation, avertissant qu'elle réduirait les ventes de boissons à forte marge. Sławomir Grzyb, président de la Chambre de commerce de la gastronomie polonaise, a fait valoir que même l'eau du robinet entraîne des coûts de service – lavage des verres, service, chauffage et climatisation – et que les clients devraient payer pour l'expérience globale du repas. Un restaurateur, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a qualifié la proposition de « coup dur » car les boissons, surtout en été, sont un moteur de profit clé. Le député Robert Dowhan de la Coalition civique a également soulevé des questions pratiques dans une interpellation parlementaire, s'interrogeant sur la verrerie, les tickets de caisse à zéro euro, les pénalités et les différences de qualité de l'eau entre les villes.
Un client vient dans un restaurant pour manger, pour boire un verre et demande de l'eau du robinet. En effet, dans certaines villes, l'eau du robinet est meilleure que l'eau en bouteille, mais pas partout. Pas de problème, nous aimons le client, combien en voulez-vous ? Nous pouvons même faire à emporter, mais… nous ajoutons des frais de service. Parce que dans un restaurant, vous payez pour le chauffage, pour la climatisation, pour le sourire, pour le service, pour être aux petits soins. Pour l'eau du robinet aussi.
La suite
Le ministère du Climat insiste sur le fait que les règles relatives à l'eau du robinet ne sont pas mortes, mais seulement transférées dans un projet de loi distinct qui permettra une consultation complète avec les clients, les restaurateurs et les producteurs de boissons. Pełczyńska-Nałęcz s'attend à ce qu'une majorité de députés soutienne son amendement, écrivant : « Pas chaude, mais de l'eau du robinet gratuite pour les gens. Une normalité normale. » La date butoir initiale du 12 août passera sans l'obligation, mais le combat politique se déplace désormais au Parlement.
- La nouvelle tombe que la disposition sur l'eau du robinet a été retirée du projet de loi sur les emballages
- La ministre Pełczyńska-Nałęcz critique la suppression et annonce un amendement parlementaire
- Date d'entrée en vigueur initiale de l'obligation d'eau du robinet gratuite

