
Les démocrates favoris pour reprendre la Chambre, les sénatoriales se resserrent avant le 3 novembre
Les Américains votent le 3 novembre pour la Chambre et le Sénat, où les républicains disposent d'une courte majorité à la Chambre et où la cote d'approbation de Trump s'établit à environ 37 %, selon la BBC. Les démocrates ont besoin d'un gain net de quatre sièges à la Chambre et doivent conserver ou ravir des sièges au Sénat en Géorgie et dans le Michigan.
Les enjeux pour le Congrès et le président
Les Américains votent le 3 novembre pour élire les membres de la Chambre des représentants et du Sénat, les deux chambres du Congrès. Toutes deux sont actuellement contrôlées par les républicains, et selon la BBC, le résultat pourrait décider de la suite de la présidence de Donald Trump. Les 435 sièges de la Chambre sont renouvelés, les élus y siégeant pour deux ans. La majorité républicaine à la Chambre est de 218 représentants, soit exactement le nombre nécessaire pour contrôler l'assemblée, plus un indépendant qui vote avec eux. Les républicains détiennent une majorité de 53 sièges contre 47 au Sénat, selon Reuters.
La cote de Trump et la vague bleue
La cote d'approbation de Trump est le facteur central de ces prévisions. La BBC l'établit à environ 37 % aujourd'hui, contre un peu plus de 50 % au début de son second mandat. Elle était d'environ 42 % lorsqu'il a lancé des frappes aériennes avec Israël contre l'Iran fin février, et elle est passée sous les 40 % peu après. Il y a huit ans, au même stade de son premier mandat, la cote de Trump était de 43 %, et celle de Joe Biden de 40 %. Dans les deux cas, le président sortant a perdu la Chambre mais conservé le Sénat. En 2006, les démocrates ont gagné 31 sièges à la Chambre et cinq au Sénat, prenant les deux chambres, tandis qu'en 2018, ils ont gagné 41 sièges à la Chambre mais perdu deux sièges au Sénat.
Reuters rapporte que six analystes et stratèges de partis ont averti que plusieurs facteurs pourraient empêcher les démocrates de transformer des conditions favorables en raz-de-marée. Bill Galston, ancien conseiller à la Maison-Blanche du président Bill Clinton, a déclaré que même si les démocrates gagnaient 25 sièges à la Chambre, « ils auraient une majorité de travail, mais pas énorme ». Les analystes estiment qu'environ 40 à 50 des 435 sièges de la Chambre sont réellement disputés cette année.
Les courses à la Chambre à suivre
Les démocrates ont besoin d'un gain net de quatre sièges pour prendre la Chambre. Le Cook Political Report recense 21 circonscriptions indécises, 15 détenues par les républicains et six par les démocrates.
- Détenues par les républicains
- 15 circonscriptions
- Détenues par les démocrates
- 6 circonscriptions
Dans l'État de New York, le républicain Mike Lawler est le républicain sortant le plus vulnérable à la Chambre, face à l'ancienne combattante Cait Conley. Deux sondages réalisés fin septembre donnent aux deux candidats une courte avance. Au Texas, les républicains ont redessiné la carte pour gagner cinq sièges, mais trois sont désormais en jeu dans le sud de l'État. Les démocrates Vicente Gonzalez et Henry Cuellar se présentent dans des circonscriptions que Trump aurait remportées avec 10 points d'avance en 2024, Gonzalez affrontant le républicain Eric Flores. La troisième circonscription est une course ouverte entre le républicain Carlos De La Cruz et le démocrate Johnny Garcia. En Caroline du Nord, le démocrate Don Davis brigue un nouveau mandat après un redécoupage qui a modifié sa circonscription, et il a levé plus de fonds que son adversaire, le colonel à la retraite Laurie Buckhout. Dans le 1er district de Virginie, un sondage Washington Post-Schar School de septembre place la démocrate Shannon Taylor en tête face au républicain Rob Wittman, mais dans la marge d'erreur.
Les terrains de bataille du Sénat
Les démocrates devraient ravir au moins deux sièges dans des États que Trump a remportés avec un écart à deux chiffres en 2024 pour obtenir la majorité, selon Reuters. En Géorgie, les démocrates doivent conserver le sénateur Jon Ossoff face au républicain Mike Collins. Ossoff a levé 98 millions de dollars jusqu'au 30 juin et disposait de près de 43 millions de dollars en caisse début juillet, tandis que Collins avait levé 7,4 millions de dollars et déclarait 2,1 millions de dollars en caisse.
- Jon Ossoff, levées jusqu'au 30 juin
- 98 millions USD
- Mike Collins, dernier total déclaré
- 7.4 millions USD
Dans le Michigan, le progressiste Abdul El-Sayed a battu de peu la favorite de l'appareil démocrate, Haley Stevens, lors de la primaire. Il affronte l'ancien représentant Mike Rogers, et les derniers sondages donnent à El-Sayed une avance de 1 à 7 points. Les républicains ont dépensé 86 millions de dollars dans cette course, plus du double des dépenses démocrates. Andrew Busch, professeur de politiques publiques à l'université du Tennessee à Knoxville, estime que les républicains restent proches dans des courses que les démocrates espéraient remporter facilement.
Ce n'est pas nécessairement ce à quoi on s'attendrait si les choses allaient bien pour les démocrates partout.
La suite
Les campagnes doivent déposer cette semaine leurs rapports trimestriels de collecte de fonds, indiquant combien elles ont levé entre juillet et septembre et de combien de liquidités elles disposaient début octobre. Les bureaux de vote en Virginie figurent parmi les premiers à fermer dans le pays, des résultats précoces sont donc attendus la nuit du scrutin. Barack Obama doit tenir un meeting avec El-Sayed plus tard ce mois-ci, et le vote a lieu le 3 novembre.

