Les protestations contre la hausse du coût de la vie et la dégradation des conditions dans les établissements scolaires se sont étendues à toute la France ce week-end. Le Mainichi Shimbun rapporte qu'environ 550 000 personnes ont participé aux défilés à Paris le samedi 17 octobre et que certains rassemblements ont basculé dans la violence. Des groupes ont mis le feu et pillé des commerces à Paris, Lyon, Marseille et dans d'autres villes, et le dimanche soir 18 octobre, des poubelles, des vélos et divers objets ont été incendiés dans les rues. Les autorités indiquent que des groupes de plusieurs centaines de personnes ont cherché l'affrontement avec les forces de l'ordre et pris pour cible des bâtiments publics, dont des mairies et d'autres administrations.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission le dimanche 18 octobre, se disant responsable de tout ce qui s'était passé. Le cabinet d'Emmanuel Macron a indiqué le lundi 19 octobre que le président l'avait refusée, les forces de l'ordre ayant besoin de conserver leur commandement actuel pendant la crise. L'Élysée a également demandé à Laurent Nuñez une transparence totale sur les défaillances de la préparation et du renseignement avant les violences. Emmanuel Macron a reconnu des lacunes en matière de prévision et de renseignement et souhaite que de nouvelles tactiques soient déployées sur le terrain sans délai.
Interrogé sur France Inter lundi, Laurent Nuñez a reconnu que les autorités avaient perdu le contrôle dans plusieurs grandes villes samedi et que des centaines de commerces avaient été pillés. Il a mis en cause des groupes de fauteurs de troubles, de pilleurs et de militants d'extrême gauche, et estimé que la stratégie policière devait s'adapter à des groupes très mobiles. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré sur France 2 que les autorités avaient indéniablement échoué ce week-end et évoqué un défaut de renseignement. Il a ajouté qu'une bonne action policière repose sur un bon travail de renseignement et que les services français n'avaient pas su contrer l'extrême gauche de manière adéquate.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé aux préfets d'ordonner des couvre-feux, après le chaos et les pillages qui ont suivi les manifestations de samedi. À Marseille, le préfet a interdit toute manifestation ou rassemblement de midi à 20 heures lundi. Des manifestants soutenant un mouvement lycéen ont bloqué l'accès au Louvre lundi matin, selon la direction du musée et des syndicats cités par l'AFP. Laurent Nuñez a indiqué que 350 personnes avaient été placées en garde à vue à Paris le 18 octobre et dans la nuit qui a suivi les affrontements de rue.
L'AP fait état d'au moins 2 400 interpellations dans le pays, tandis qu'un précédent article du Mainichi Shimbun avançait le chiffre d'environ 800. Le Mainichi rapporte également qu'un adolescent de 17 ans a perdu sa main droite lors de l'explosion d'une grenade utilisée par la police pour le maintien de l'ordre. À Limoges, dans le centre de la France, un incendie a ravagé l'hôtel de ville du XIXe siècle, provoquant l'effondrement de son toit et laissant une grande partie du bâtiment au bord de la destruction. Emmanuel Macron a condamné ces violences sur X, affirmant que le gouvernement agirait contre ceux qui créent le désordre et empêchent les manifestations pacifiques.
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Les manifestations contre la hausse du coût de la vie ont dégénéré en incendies criminels et en pillages dans plusieurs villes françaises ce week-end. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a reconnu que les forces de l'ordre avaient perdu le contrôle à certains endroits, a proposé sa démission, qu'Emmanuel Macron a refusée.
Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it, AP NEWS, europa press et d’autres médias. Modifié .