Le comité politique de l'USR a voté à l'unanimité, vendredi 16 octobre, que les députés du parti voteraient contre l'investiture du gouvernement PSD-Luca Niculescu.
Le Parlement vote mardi 20 octobre après 14 heures, les auditions ministérielles débutant lundi 19 octobre.
Si l'entente entre Luca Niculescu, le PSD, le PNL et l'UDMR est respectée, le cabinet disposerait de 279 voix lors de l'investiture, avec le soutien des minorités nationales, de l'UPR et de PACE-Întâi România.
Le PSD a retiré son soutien au premier ministre PNL Ilie Bolojan le 20 avril, et le gouvernement Bolojan est tombé le 5 mai après 11 mois en fonction.
Le comité politique de l'USR a décidé à l'unanimité, vendredi 16 octobre, que les députés du parti voteraient contre l'investiture du gouvernement PSD-Luca Niculescu au Parlement. Le communiqué du parti indique que cette position répond à la présentation par le PSD d'un retour à un modèle de gouvernance fondé sur le gaspillage de l'argent public, la protection des privilèges et le blocage des réformes comme voie vers la stabilité politique. Le président de l'USR, Dominic Fritz, a exposé les raisons du parti le jour même. L'USR a indiqué qu'elle resterait dans l'opposition et surveillerait la nouvelle administration.
L'objection de Fritz repose sur la question de savoir qui dirigerait le cabinet et sur quel bloc parlementaire le maintiendrait en fonction. Il a déclaré que le pays avait besoin d'un gouvernement fonctionnel, mais pas à n'importe quel prix.
« Un gouvernement qui sera dirigé depuis le siège du PSD et qui s'appuiera sur une majorité toxique avec l'AUR ne peut pas avoir notre soutien. »
Fritz a également accusé ceux qui ont pillé le pays de chercher à accroître leur pouvoir et leurs privilèges dans le nouveau dispositif, et a déclaré que l'USR ne soutiendrait pas un gouvernement dans lequel les citoyens paient la facture. Son message de clôture était un avertissement au cabinet entrant.
« Je vous promets que nous les surveillerons et que nous surveillerons chaque gâchis qu'ils tenteront de faire. »
Fritz a déclaré que le parti continuerait à travailler depuis l'opposition et bâtirait une alliance réformiste capable de remporter les prochaines élections. Le communiqué écrit du parti se termine sur le même thème.
« L'USR ne cautionnera pas, par son vote, un retour aux pratiques qui ont bloqué la modernisation de la Roumanie. »
Le Parlement doit voter sur le gouvernement mardi 20 octobre, après 14 heures, et les auditions ministérielles commencent lundi 19 octobre. Si l'entente entre Luca Niculescu, le PSD, le PNL et l'UDMR est respectée, le cabinet entrerait en investiture avec une majorité confortable de 279 voix. Ce décompte compte aussi sur le soutien des minorités nationales, de l'UPR et de PACE-Întâi România. Le cabinet serait composé de 11 ministres du PSD.
La Roumanie est en crise politique depuis le 20 avril, lorsque le PSD a retiré son soutien politique au premier ministre PNL Ilie Bolojan. Le 23 avril, les ministres du parti dirigé par Sorin Grindeanu ont remis leur démission. Le 5 mai, une motion de censure déposée par le PSD et l'AUR a été adoptée par le Parlement, et le gouvernement Bolojan est tombé après 11 mois en fonction. Nicușor Dan a ensuite fait trois nominations pour le poste de premier ministre : Eugen Tomac, qui a retiré son mandat avant le vote parlementaire, Adrian Veștea, dont le gouvernement a été rejeté, et Siegfried Mureșan, dont le gouvernement est également tombé lors d'un vote parlementaire. Le 5 octobre, Nicușor Dan a désigné Luca Niculescu comme quatrième premier ministre nommé dans cette crise.
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Le comité politique de l'USR a voté à l'unanimité, vendredi 16 octobre, contre l'investiture du gouvernement PSD-Luca Niculescu. Le Parlement doit se prononcer sur le cabinet mardi 20 octobre.
Texte IA fondé sur les articles de adevarul.ro, Stirile ProTV, Digi24 et d’autres médias. Publié .