Élections · Rome

Le Sénat italien quadruple le nombre de signatures requis pour les nouveaux partis à 6 000 par circonscription

Le Sénat italien a approuvé un amendement portant de 1 500 à 6 000 par circonscription le seuil de signatures pour les partis hors Parlement, suscitant les protestations des chefs de l'opposition.

Texte IA fondé sur les articles de Il Messaggero, Fanpage, Il Sole 24 ORE et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Rome · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. 11 sept.Le Sénat approuve l'amendement sur les signatures avec 87 voix
  2. 14 sept.Le Sénat vote sur les amendements restants
  3. 15 sept.Le Sénat procède au vote final en séance
  4. 28 sept.La Chambre des députés procède au vote final d'approbation

Le Sénat approuve un seuil de signatures plus élevé

Le 11 septembre 2026, le Sénat italien a approuvé un amendement au projet de réforme électorale avec 87 voix pour. Parrainée par la sénatrice de Fratelli d'Italia Antonella Zedda, la mesure quadruple le nombre de signatures requises pour que les partis extraparlementaires puissent se présenter aux élections générales. Le seuil passe de 1 500 à 6 000 signatures physiques par circonscription. Les sénateurs voteront sur les amendements restants le 14 septembre, suivis d'un vote final au Sénat le 15 septembre. Le texte sera ensuite transmis à la Chambre des députés pour un vote final prévu le 28 septembre.

Propositions de seuils concurrentes et exemptions

L'exigence adoptée de 6 000 signatures représente un compromis au sein de la coalition de centre-droit au pouvoir. Forza Italia avait initialement poussé pour un seuil plus élevé de 9 000 signatures par circonscription, ce qui aurait multiplié par six l'exigence précédente. Les dirigeants du parti ont fait valoir qu'une vérification stricte empêche la création de listes frivoles ou leurres destinées à manipuler le système électoral. Les forces politiques existantes conservent des exemptions en vertu des règles, notamment les partis disposant de deux groupes parlementaires ou d'au moins un groupe constitué avant le 31 décembre 2025, comme Italia Viva ou Azione. Le chef de Forza Italia, Antonio Tajani, a défendu l'exigence accrue comme un test nécessaire du soutien public.

« Pour se présenter aux élections, il faut un consensus de base. Pour entrer au Parlement, mettre un symbole ne suffit pas ; quelle est la garantie de sérieux et de fiabilité ? Il doit y avoir un consensus. Je crois qu'il est juste d'exiger des signatures pour démontrer que celui qui participe représente quelque chose. »

Antonio Tajani, chef de Forza Italia et vice-Premier ministre italien
Exigences de signatures par circonscription selon les propositions électoralessignatures
Seuil actuel
1500 signatures
Amendement approuvé
6000 signatures
Proposition initiale de FI
9000 signatures

Données tirées du texte de l’article

Les chefs de l'opposition engagent une contestation judiciaire et de rue

Les partis d'opposition ont immédiatement réagi contre la mesure, la qualifiant de tentative d'exclure de nouveaux concurrents politiques. Le chef du Mouvement Cinq Étoiles, Giuseppe Conte, a exhorté le chef de l'État Sergio Mattarella à intervenir contre la législation, arguant que les mouvements de réforme passés n'auraient jamais obtenu l'accès parlementaire dans de telles conditions. La secrétaire du Parti démocrate, Elly Schlein, a confirmé que les groupes d'opposition de gauche coordonneront leur résistance contre les dispositions électorales lors des étapes parlementaires suivantes. Alessandro Onorato, chef de Progetto Civico Italia et assesseur municipal de Rome, a annoncé une manifestation publique devant le Palazzo Madama. Onorato a déclaré qu'exiger des nouveaux partis de recueillir environ 378 000 signatures en 15 jours constitue une barrière artificielle.

« La règle sur la collecte de signatures pour les petits groupes politiques est conçue pour protéger l'establishment déjà au Parlement. Je demande au président de la République Sergio Mattarella de bloquer cette règle, qui est une honte. »

Giuseppe Conte, chef du Mouvement Cinq Étoiles et ancien président du Conseil italien

Calculs et doutes stratégiques parmi les groupes extraparlementaires

Les partis non parlementaires de tout l'éventail politique ont signalé de lourdes charges administratives résultant du seuil de 6 000 signatures. Marco Rizzo du mouvement souverainiste Italia Domani a calculé que son organisation aurait besoin de 442 000 signatures physiques pour obtenir des places sur les bulletins dans toutes les circonscriptions. Les dirigeants du Parti de la refondation communiste, Maurizio Acerbo et Gianluca Schiavon, ont décrit l'exigence comme un obstacle inaccessible pour les campagnes de terrain. Au sein de la majorité au pouvoir, certains stratèges de Fratelli d'Italia ont exprimé leur inquiétude que la règle pourrait se retourner contre eux. Ils ont noté que bloquer l'accès aux bulletins pour de nouveaux mouvements dissidents, comme une éventuelle initiative liée à Beppe Grillo, pourrait consolider les votes derrière la principale coalition de gauche plutôt que de la diviser.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Lieux
Rome

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar