
Deux soldats américains tués en Jordanie alors que l'Iran menace de 'leçons inoubliables' et frappe des sites civils dans le Golfe
Téhéran a également frappé des infrastructures civiles au Koweït pour un deuxième jour, endommageant une centrale électrique et une usine de dessalement par une chaleur de 47°C, tandis que les États-Unis menaient une septième nuit de frappes sur des sites militaires iraniens.
Pertes américaines en Jordanie
Le 17 juillet, des missiles balistiques et des drones iraniens ont frappé les forces américaines en Jordanie, tuant deux soldats américains et en laissant un troisième disparu. Le Commandement central américain (Centcom) a annoncé les morts le 18 juillet, précisant que quatre autres personnels avaient été évacués vers des hôpitaux jordaniens puis relâchés, tandis que d'autres membres avec des blessures légères sont retournés en service. L'attaque a visé la base aérienne d'Azraq, selon des sources iraniennes, une installation accueillant régulièrement des avions de chasse américains. Ce sont les premiers morts militaires américains depuis la reprise des hostilités le 7 juillet, après l'effondrement d'un cessez-le-feu fragile.
Khamenei menace de 'leçons inoubliables'
Le Guide suprême Mojtaba Khamenei a répondu le 18 juillet par un message écrit diffusé à la télévision d'État, avertissant que les États-Unis recevraient des 'leçons inoubliables' s'ils continuaient leurs frappes sur l'Iran. Il a déclaré que la violation répétée du protocole du 17 juin avait montré que la signature du président Donald Trump était 'totalement dépourvue de valeur et de crédibilité'. Le conseiller militaire de Khamenei, Mohsen Rezaï, est allé plus loin, menaçant d'une 'offensive totale' si les bombardements américains persistaient au-delà de deux à trois jours.
Maintenant que l'ennemi américain cherche à provoquer la guerre, il doit savoir que la chère nation iranienne et le front de la résistance ont des leçons inoubliables à lui offrir.
Frappes sur des infrastructures civiles dans le Golfe
Pour le deuxième jour consécutif, l'Iran a frappé des infrastructures civiles au Koweït, endommageant gravement un site pétrolier et arrêtant des unités de production d'une centrale électrique et d'une usine de dessalement. Les températures ont atteint 47°C le 18 juillet, intensifiant l'impact. Le Conseil de coopération du Golfe a dénoncé les attaques comme des 'crimes de guerre', et les Nations unies ont qualifié les frappes sur des sites civils d''inacceptables'. Ali Mahmoud, un employé égyptien d'un fournisseur d'électricité koweïtien, a décrit une peur généralisée des coupures de courant et de l'extension de la guerre.
La peur des coupures de courant est évidente, compte tenu des appels généraux à réduire la consommation et à éteindre les appareils non essentiels. Les gens craignent de voir la guerre s'étendre.
L'Iran a également visé des sites en Jordanie et à Bahreïn, tout en affirmant que des missiles américains avaient touché des infrastructures civiles en Iran, notamment des ponts, des télécommunications et une station de pompage d'eau de mer dans une usine de dessalement dans la province d'Hormozgan. Washington a maintenu n'avoir frappé que des cibles militaires : sites de surveillance, infrastructures logistiques, dépôts d'armes souterrains et actifs maritimes.
Frappes américaines et dégâts en Iran
Les États-Unis ont mené une septième nuit consécutive de frappes sur des sites militaires iraniens dans la nuit du 17 au 18 juillet, décrites comme plus intenses que les précédentes. Les autorités iraniennes à Hormozgan ont signalé au moins trois morts et huit blessés. Les médias d'État ont publié des images de ponts détruits dans le sud et une vidéo d'un tunnel endommagé fermé à la circulation. L'Iran a affirmé qu'une station de pompage d'eau de mer et un transformateur électrique dans une usine de dessalement étaient 'complètement détruits', tandis que les États-Unis insistent sur le fait qu'aucune cible civile n'a été touchée.
Tensions dans le détroit d'Ormuz
Les deux parties intensifient leurs opérations dans le détroit stratégique d'Ormuz. Washington cherche à rétablir un blocus naval, tandis que Téhéran affirme cibler les navires qui ne respectent pas ses règles de navigation. L'Iran a affirmé avoir arrêté quatre navires marchands à l'aide de missiles et de drones, une assertion que l'armée américaine a démentie.
Chronologie de l'escalade
La crise actuelle remonte à l'ouverture des hostilités le 28 février 2026. Un protocole signé le 17 juin visait à arrêter les combats, et un cessez-le-feu fragile a été déclaré le 27 juin. Les hostilités ont repris le 7 juillet, et la semaine dernière a connu une forte intensification, culminant avec l'attaque du 17 juillet qui a tué deux soldats américains et la menace de Khamenei le 18 juillet.
- Ouverture du conflit entre les États-Unis et l'Iran
- Signature d'un protocole pour arrêter les hostilités
- Cessez-le-feu fragile déclaré
- Reprise des hostilités
- Deux soldats américains tués en Jordanie par des frappes iraniennes
- Khamenei menace de 'leçons inoubliables'


