
Les menaces de Trump font capoter le premier jour des négociations américano-iraniennes en Suisse, alors que la fermeture d'Ormuz se profile
Le premier cycle de négociations américano-iraniennes en Suisse a été suspendu dimanche après que le président Trump a menacé de reprendre les bombardements et de prendre le contrôle du pays si Téhéran ferme le détroit d'Ormuz. L'Iran a déposé une plainte officielle et suspendu sa participation, même si un rapport indique que les discussions pourraient reprendre lundi.
Premier jour compromis
Le premier jour des négociations américano-iraniennes en Suisse a été suspendu après que le président Trump a proféré des menaces de reprendre les bombardements et de prendre le contrôle du pays si l'Iran ferme le détroit d'Ormuz. Les discussions, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, ont débuté dimanche matin mais ont été interrompues au bout de 80 minutes, selon les médias d'État iraniens. La délégation iranienne, menée par le président du Parlement Bagher Ghalibaf, a déposé une plainte officielle et suspendu sa participation. SAPO rapporte que la suspension est temporaire et que les discussions pourraient reprendre lundi, contredisant des informations antérieures selon lesquelles la délégation avait quitté la Suisse.
S'ils ferment le détroit, ils perdent leur pays. Ils ne retourneront même pas dans votre fichu pays… nous prendrons le reste du pays.
Détroit d'Ormuz et lignes rouges nucléaires
Le détroit d'Ormuz est devenu un point de tension. L'Iran avait annoncé qu'il fermerait à nouveau cette voie navigable stratégique en réponse à la campagne militaire israélienne au Liban. Le vice-président Vance, arrivé en Suisse pour les discussions, a affirmé que les États-Unis avaient déjà obtenu l'ouverture du détroit et la fin du programme nucléaire iranien, mais a reconnu que la situation restait volatile.
Nous pouvons changer durablement les relations au Moyen-Orient, ou nous revenons à l'ancienne méthode, ce qui n'est pas notre préférence, mais c'est certainement une possibilité.
Le président Pezeshkian a réitéré la volonté de l'Iran de garantir qu'il ne construirait pas de bombe nucléaire, tout en insistant sur le droit d'enrichir de l'uranium.
Ce que les États-Unis exigent, c'est que l'Iran ne fabrique pas de bombe atomique. Ce n'est pas nouveau, et nous pouvons aussi déclarer par écrit que nous n'avons pas l'intention de construire une bombe.
Cessez-le-feu au Liban comme priorité
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghai, a déclaré que le sujet principal des discussions était la situation au Liban, où une trêve fragile entre Israël et le Hezbollah est entrée en vigueur samedi après des affrontements vendredi et samedi. L'Iran accuse Israël de violer le protocole d'accord signé mercredi, qui appelait à la fin des hostilités sur tous les fronts. Les États-Unis auraient accepté d'aborder le Liban en premier, bien que leur priorité fût le programme nucléaire.
Le régime sioniste continue de violer ses engagements au Liban. Cette question sera le sujet principal des discussions d'aujourd'hui.
Dégel des avoirs et sanctions pétrolières
Un négociateur iranien, Hussein Gurbanzadeh, a déclaré à Al Jazeera que la première réunion avait porté sur les avoirs gelés et une exemption temporaire des sanctions pétrolières. Un projet de proposition final sur l'allègement des sanctions pétrolières a été conclu. Le délai de 60 jours pour un accord de paix définitif, fixé par le protocole d'accord, ajoute de l'urgence.
En Suisse, nous avons discuté de l'exemption temporaire des sanctions sur le pétrole et ses dérivés, et le projet final d'une proposition sur ce sujet a déjà été conclu.
- Les États-Unis et l'Iran signent un protocole d'accord pour la paix, fixant un délai de 60 jours pour un accord définitif.
- Une trêve fragile entre Israël et le Hezbollah entre en vigueur au Liban après des affrontements vendredi et samedi.
- Le premier cycle de négociations américano-iraniennes commence en Suisse, sous la médiation du Pakistan et du Qatar. Les discussions sont suspendues après 80 minutes suite aux menaces de Trump.
- Reprise possible des discussions, selon SAPO, bien que des informations antérieures aient indiqué que la délégation iranienne avait quitté la Suisse.


