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Diplomatie·-3 h

L'Iran quitte les négociations de paix en Suisse après les menaces de Trump contre le Hezbollah et le détroit d'Ormuz

Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran à Bürgenstock, en Suisse, ont capoté après 80 minutes dimanche, lorsque la délégation iranienne a claqué la porte pour protester contre les menaces du président Trump de frapper plus fort et de s'emparer du détroit d'Ormuz.

Début aux enjeux élevés dans les Alpes

Après un mémorandum d'entente fragile signé quelques jours plus tôt, les délégations américaine et iranienne se sont rencontrées dimanche après-midi à la station de Bürgenstock surplombant le lac des Quatre-Cantons. Les Américains étaient dirigés par le vice-président JD Vance ; le côté iranien par le président du Parlement Mohammad Bagher Qalibaf, qui portait une épingle commémorant une école primaire à Minab bombardée par les États-Unis pendant l'« Opération Epic Fury ». Des médiateurs qataris et pakistanais ont participé pour maintenir le canal ouvert.

L'Iran doit immédiatement cesser ses mandataires grassement payés au Liban. S'il ne le fait pas, nous frapperons l'Iran durement à nouveau, tout comme la semaine dernière, mais encore plus fort.

L'ultimatum de Trump avant la réunion

Quelques heures avant le début de la session, Trump a publié des exigences depuis Camp David. Il a menacé de rouvrir le détroit d'Ormuz par la force et de prendre 20 % du pétrole y transitant, ajoutant dans une interview à Fox News que si l'Iran fermait le détroit, « ils n'auraient même pas de pays où retourner ». Le message a immédiatement jeté une ombre sur les pourparlers, qui devaient préciser le mémorandum en 14 points, comprenant un cessez-le-feu au Liban, le programme nucléaire iranien et le statut du détroit.

S'ils ferment le détroit d'Ormuz, ils n'auraient même pas de pays où retourner.

Poignée de main refusée et départ

Selon l'agence de presse d'État iranienne IRNA, la délégation iranienne a refusé une poignée de main publique avec Vance et a quitté les lieux après 80 minutes, invoquant les nouvelles menaces. La réunion devait donner lieu à une photo commune, mais aucune n'a été prise. Le porte-parole iranien Esmaïl Baghaï avait averti plus tôt qu'aucun accord ne serait possible sans la fin des hostilités au Liban, où des frappes israéliennes ont tué au moins 30 personnes samedi avant une pause temporaire.

Peu importe combien ils parlent, ce sont nous qui agissons.

Signaux mitigés et retombées régionales

Avant que les menaces de Trump ne soient rendues publiques, le vice-président Vance avait fait état de « grandes avancées » dans les discussions, sans donner de détails. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a quant à lui déclaré que ses troupes resteraient dans le sud du Liban « sans aucune restriction » pour « éliminer les menaces ». L'effondrement soudain met en péril la fenêtre de 60 jours pour résoudre des questions délicates (le dossier nucléaire, le Liban, Ormuz), sans nouvelle réunion programmée.

Bürgenstock · Camp David

8 sources

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