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Diplomatie·-4 h

Trump menace l'Iran lors des pourparlers de paix en Suisse, la délégation quitte la salle après avoir qualifié le message d'« offensant »

Les négociations de paix entre les États-Unis et l'Iran en Suisse ont été plongées dans une crise dimanche après que le président Trump a menacé de frappes militaires contre l'Iran si celui-ci ne parvenait pas à restreindre le Hezbollah. La délégation iranienne a quitté les lieux, qualifiant le message d'« offensant ».

Une trêve sous tension

Les délégations américaine et iranienne se sont réunies dimanche au complexe de Bürgenstock surplombant le lac des Quatre-Cantons, une semaine après un accord-cadre qui a mis fin aux hostilités dans la région. L'accord intérimaire, négocié par le Pakistan et le Qatar, prévoyait un cessez-le-feu immédiat, la réouverture du détroit d'Ormuz et une fenêtre de 60 jours pour négocier une paix permanente. Le vice-président américain JD Vance, l'envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner dirigeaient le camp américain. L'équipe iranienne comprenait le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghtschi.

L'intervention de Trump

Moins de deux heures après le début des discussions, le président Donald Trump a posté sur Truth Social exigeant que l'Iran « mette immédiatement fin aux problèmes causés par ses proxies bien payés au Liban ». Il a averti que l'échec entraînerait des frappes militaires « très dures », « comme la semaine dernière, mais en plus dur ». La menace est survenue alors que le Hezbollah, allié libanais de l'Iran, était engagé dans des affrontements intenses avec les forces israéliennes. Trump a également laissé entendre, selon un reportage de Fox News cité par Reuters, que les États-Unis pourraient prendre le contrôle du détroit d'Ormuz si Téhéran le maintenait fermé.

L'Iran doit immédiatement mettre fin aux problèmes causés par ses proxies bien payés au Liban. Sinon, nous attaquerons l'Iran à nouveau très durement, comme la semaine dernière, mais en plus dur.

Départ et protestation

Les médias d'État iraniens IRNA ont rapporté que la délégation avait quitté l'hôtel après la « publication d'un message offensant du président américain ». Les pourparlers, qui avaient duré 80 minutes, sont entrés dans une « phase difficile » et ont été suspendus. L'équipe iranienne a rencontré les médiateurs qatariens avant de partir. L'agence Tasnim a ajouté que toute menace, même dans le cadre du pacte intérimaire, constitue une violation donnant à Téhéran le droit de répondre. Ghalibaf a écrit sur X : « Quoi qu'ils disent, c'est nous qui agissons », affirmant que les forces iraniennes étaient prêtes à réagir différemment.

Quoi qu'ils disent, c'est nous qui agissons.

Pourparlers en suspens

Un reportage de Bild, citant les médias d'État iraniens, a indiqué que la délégation était ensuite retournée sur les lieux mais n'avait pas repris les négociations. Aucune déclaration officielle n'a été faite de part et d'autre sur les prochaines étapes. Le site de Bürgenstock, sécurisé par la police et l'armée suisses, est resté un vide médiatique, les journalistes étant confinés dans un centre de presse. Les organisateurs ont indiqué que les pourparlers étaient programmés jusqu'au lundi soir.

Ce qui était sur la table

Au-delà du cessez-le-feu, le cadre prévoit un allègement des sanctions, des limites au programme nucléaire iranien et un passage sûr par le détroit d'Ormuz. Avant le départ, le vice-président Vance a revendiqué « d'importants progrès » et a déclaré que Trump souhaitait ouvrir « un nouveau chapitre ». De son côté, l'Iran avait réitéré son droit à l'enrichissement d'uranium tout en niant toute poursuite d'armes nucléaires. Le front Hezbollah-Israël, qui n'est pas partie directe à l'accord, est apparu comme le point chaud immédiat.

Pourparlers de paix États-Unis-Iran : moments clés
  1. Signature de l'accord de cessez-le-feu intérimaire, fixant une fenêtre de 60 jours pour des pourparlers de paix définitifs
  2. Les pourparlers prévus en Suisse sont annulés à court préavis
  3. Début des pourparlers au complexe de Bürgenstock. Le vice-président américain Vance annonce « d'importants progrès »
  4. 80 minutes après le début, Trump publie une menace sur Truth Social contre l'Iran au sujet du Hezbollah
  5. La délégation iranienne quitte les lieux en signe de protestation ; les pourparlers suspendus indéfiniment
Bürgenstock

8 sources

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