L'Iran accuse les États-Unis d'alimenter l'escalade de la guerre et met en garde ses alliés, alors que les ambassades demandent aux Américains de partir
L'armée iranienne a accusé Washington de pousser la guerre régionale vers une escalade plus large et a averti les alliés américains qu'ils pourraient être entraînés dans le conflit, alors que les ambassades américaines au Moyen-Orient ont demandé à leurs citoyens d'envisager de partir.
Rhétorique d'escalade
Samedi, l'armée iranienne a directement accusé les États-Unis de pousser la guerre régionale vers un conflit plus large. Le général Ali Abdollahi, chef des forces armées, a déclaré dans un communiqué diffusé par la télévision d'État que Washington évoluait rapidement vers une escalade des tensions. Il a proféré une menace explicite à l'encontre des pays alignés sur les États-Unis.
Les États-Unis évoluent rapidement vers une escalade des tensions dans la guerre régionale.
Tout pays qui se présente comme un bouclier défensif pour l'Amérique criminelle et agressive sera voué aux flammes de la guerre.
Cet avertissement est intervenu alors que Donald Trump a déclaré que les États-Unis et Israël retenaient pour l'instant une attaque contre l'Iran, à la demande de Téhéran et d'autres pays. Les médias américains avaient rapporté que Washington envisageait de nouveaux bombardements, et Trump avait récemment menacé de frapper l'Iran « très durement ». Aucun échange de frappes n'a été signalé dans la nuit de vendredi à samedi.
Les Américains invités à partir
Les ambassades américaines dans plusieurs pays du Moyen-Orient ont appelé les citoyens américains à envisager de quitter la région ou à se préparer à partir si la situation sécuritaire se détériore. Les avertissements citaient un risque d'escalade supplémentaire et d'éventuelles perturbations du trafic aérien. Les alertes diplomatiques ont souligné l'ampleur des préoccupations dans plusieurs capitales, bien qu'aucun pays spécifique n'ait été nommé dans les avis.
Violence sur le terrain
Malgré l'annonce d'un accord en fin de semaine prévoyant le désarmement du Hamas et le retrait des forces israéliennes du territoire palestinien, les frappes aériennes israéliennes se sont poursuivies dans la nuit. Les responsables de la défense civile palestinienne ont déclaré qu'au moins huit personnes avaient été tuées dans des frappes ayant touché des immeubles résidentiels à Deir al-Balah et Khan Younès. Ces attaques ont suivi la percée diplomatique, soulevant des questions sur la durabilité du cadre de trêve.
Dans le sud du Liban, l'armée israélienne a déclaré avoir identifié et tué plusieurs combattants du Hezbollah pendant la nuit. Un soldat israélien a été blessé au corps à corps, selon les autorités militaires. Cet échange a marqué un nouveau point chaud le long de la frontière nord d'Israël, où les tensions avec le groupe soutenu par l'Iran couvent tout au long du conflit régional plus large.
Une séquence d'avertissements et de frappes
Les événements de la journée se sont déroulés rapidement. L'accusation et la menace de l'Iran contre les alliés américains ont donné le ton tôt samedi, suivies des alertes des ambassades américaines et de la révélation de Trump selon laquelle une attaque contre l'Iran était retenue. À la tombée de la nuit, l'attention s'est déplacée vers l'action cinétique : le bilan des morts à Gaza a augmenté et des opérateurs du Hezbollah ont été ciblés au Liban.
- L'Iran accuse les États-Unis d'escalade des tensions et met en garde ses alliés ; les ambassades américaines exhortent les citoyens à envisager de partir ; Trump dit que les États-Unis et Israël retiennent une attaque contre l'Iran.
- Des frappes aériennes israéliennes tuent au moins 8 personnes à Gaza ; Israël dit avoir tué plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban.
La convergence des menaces diplomatiques, des avertissements publics et des opérations militaires en cours a laissé la région sur le qui-vive, sans signe immédiat de désescalade.


