Conflits · Washington, D.C., Téhéran et Mascate

Trump offre à l'Iran une « dernière chance avant la décapitation » alors que le pétrole chute ; Téhéran dément les négociations et exige le contrôle du détroit d'Ormuz

Le président Trump a déclaré qu'il donnait à l'Iran « une dernière chance avant la décapitation », tandis que le Brent a chuté de près de 5 % pour s'établir à un peu plus de 83 dollars le baril. L'Iran affirme qu'il ne négocie pas avec Washington, mais seulement avec Oman au sujet d'une nouvelle route maritime à travers le détroit d'Ormuz.

Texte IA fondé sur les articles de wnp.pl, Business Insider, Nasz Dziennik et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, D.C., Téhéran, Mascate · États-Unis, Iran, Oman
Comment on en est arrivé là
  1. Début juillet 2026Effondrement du cessez-le-feu ; reprise des attaques quotidiennes, le détroit est de nouveau fermé
  2. 2 aoûtTrump suspend une attaque massive planifiée, conditionne un accord rapide
  3. 3 aoûtTrump affirme que les négociations sont en cours ; l'Iran dément et se concentre sur la voie omanaise

L'ultimatum de Trump et des versions contradictoires

Lundi, le président Donald Trump a déclaré aux journalistes dans le Bureau ovale qu'il voulait donner à l'Iran « une dernière chance avant la décapitation », en référence à une frappe militaire massive qu'il avait annulée le week-end dernier. Il a affirmé que les États-Unis discutent avec l'Iran à sa demande, tout en reconnaissant que mener une attaque d'une telle ampleur est « un pas énorme » qu'il préférerait éviter. Trump a estimé que la guerre avec l'Iran se déroule « très, très bien » et qu'il n'est pas pressé par le temps. Plus tard sur Truth Social, il a accusé les dirigeants iraniens d'être « incroyablement hypocrites », affirmant qu'ils « supplient » pour des rencontres tout en niant publiquement toute négociation. Il a insisté sur le fait que le détroit d'Ormuz est « entièrement contrôlé » par les forces américaines et que l'Iran restera sous blocus naval jusqu'à « un accord ou une capitulation totale ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a catégoriquement démenti toute négociation avec Washington, déclarant que Téhéran se concentre uniquement sur les discussions avec Oman concernant une route maritime sûre.

« Les dirigeants iraniens sont incroyablement hypocrites ! Ils demandent une rencontre - certains diraient même qu'ils la « supplient » - les discussions commencent, d'autres sont prévues bientôt, et ils affirment ouvertement et fièrement qu'ils ne mènent aucune négociation, que rien n'est discuté et qu'ils ne parlent qu'avec « Oman ». »

Donald Trump, président des États-Unis

La position de l'Iran et la piste omanaise

Baghaei a déclaré lundi que « actuellement, nous ne menons aucune négociation avec les États-Unis » et que les discussions avec Mascate visent à convenir d'une route permettant une navigation sûre à travers le détroit d'Ormuz. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait déclaré dimanche que ces négociations étaient dans leur « phase finale ». Cependant, Baghaei a averti qu'un accord avec Oman ne suffirait pas à rouvrir le détroit tant que le blocus naval américain et l'agression militaire se poursuivraient. Il a décrit la route proposée comme « ni nordique ni méridionale » et acceptable pour les deux parties, mais a souligné que le détroit ne reviendra pas à son statut d'avant-guerre. L'Iran exige un mécanisme qui respecte pleinement ses droits souverains et empêche l'utilisation de la voie navigable par les États qui ont commis une agression contre lui.

« La situation ne changera pas tant que l'agression des États-Unis se poursuivra. »

Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères

Le détroit d'Ormuz comme monnaie d'échange

Selon Politico, l'Iran a fait du contrôle du détroit d'Ormuz le prix de la fin des hostilités, y compris le principe de percevoir des frais de passage. Une source a déclaré au média que cela « cimenterait leur contrôle sur le détroit dans la pratique diplomatique et le droit coutumier ». De hauts responsables américains, dont le secrétaire d'État Marco Rubio, ont mis en garde contre une telle concession, arguant qu'elle créerait un précédent dangereux, compliquerait les sanctions futures et affaiblirait le levier sur le programme nucléaire iranien. La Maison-Blanche est décrite comme frustrée et avec peu de bonnes options, tandis que la mauvaise communication entre les factions du gouvernement iranien complique encore les négociations.

« Une telle solution créerait un précédent dangereux qui ouvrirait la porte à d'autres actions de ce type. »

Marco Rubio, secrétaire d'État des États-Unis

Les marchés pétroliers réagissent

Le Brent a chuté de près de 5 % lundi pour s'établir à un peu plus de 83 dollars le baril après l'annonce de Trump le week-end dernier qu'il avait suspendu une frappe planifiée pour donner une chance à la diplomatie. Le marché a interprété cette décision comme une réduction du risque de perturbations de l'approvisionnement à travers le détroit d'Ormuz, un point de passage critique pour les expéditions mondiales de pétrole. Les analystes ont averti que ce répit pourrait être de courte durée ; si les négociations échouent ou si les attaques contre les pétroliers reprennent, les prix pourraient de nouveau grimper. La décision de l'OPEP+ d'augmenter la production d'environ 188 000 barils par jour à partir de septembre a été largement compensée par les perturbations dans le golfe Persique, en Russie et au Kazakhstan.

Comment le conflit s'est déroulé

La guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran a commencé le 28 février. Un cessez-le-feu préliminaire a été signé le 17 juin, et pendant environ trois semaines, la route nord du détroit d'Ormuz a été sûre pour la navigation. Mais avant la fin de la période de restauration de 30 jours, les hostilités ont repris début juillet, et l'Iran a de nouveau fermé le détroit. Depuis lors, les deux parties ont échangé des attaques quasi quotidiennes. Trump a au moins cinq fois annoncé des plans de frappes puissantes contre l'Iran pour ensuite les annuler, selon CNN.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar