Diplomatie · Téhéran et Paris
L'Iran scelle le Centre de langue française à Téhéran alors que Paris convoque l'ambassadeur
Les autorités iraniennes ont scellé le Centre de langue française à Téhéran pour des infractions présumées en matière de sécurité et de licence, ce qui a incité Paris à convoquer l'ambassadeur iranien et à promettre des mesures de rétorsion.
Texte IA fondé sur les articles de europa press, Deutsche Welle, Al Jazeera Online et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Le 20 septembre 2026, les autorités iraniennes ont scellé le Centre de langue française, affirmant que l'établissement de 20 ans fonctionnait sans licence et facilitait l'émigration.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a ordonné la convocation de l'ambassadeur d'Iran à Paris après que le porte-parole Pascal Confavreux a condamné la fermeture.
La fermeture fait suite à la détention de deux diplomates français à Téhéran en juillet 2026 et à l'expulsion subséquente de deux envoyés iraniens par la France en août 2026.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et son homologue iranien Abbas Araqchi doivent se rencontrer le 22 septembre 2026 aux Nations unies.
- août 2026La France expulse deux diplomates iraniens après la détention de son personnel.
- 20 sept.Les autorités judiciaires iraniennes scellent le Centre de langue française à Téhéran.
- 22 sept.Les ministres des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et Abbas Araqchi doivent se rencontrer à l'ONU.
Fermeture judiciaire du centre de langue de Téhéran
Le 20 septembre 2026, les autorités judiciaires iraniennes ont scellé le Centre de langue française (CLF) à Téhéran suite à une ordonnance émise par le parquet local. Selon les informations du média judiciaire Mizan et de l'agence de presse semi-officielle Tasnim, l'établissement aurait fonctionné sous couvert d'enseignement de langues étrangères sans avoir obtenu de licence officielle d'exploitation. Les autorités iraniennes ont accusé le centre de mener des activités contraires à la culture iranienne et à la sécurité nationale, affirmant qu'il violait les conventions diplomatiques en établissant des réseaux parmi les élites du pays et en facilitant le départ de citoyens iraniens qualifiés à l'étranger.
Le centre de langue était implanté dans la capitale iranienne depuis plus de 20 ans. Outre des cours de langue réguliers, l'institution organisait des examens de langue standardisés et disposait d'une médiathèque accessible aux étudiants et chercheurs locaux.
Réaction diplomatique française et convocation de l'ambassadeur
Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères a condamné l'entrée des forces de sécurité iraniennes dans les locaux et la fermeture subséquente de l'établissement éducatif. Les responsables français ont annoncé que Paris adoptera des contre-mesures appropriées en réponse à la décision judiciaire. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a qualifié l'action iranienne d'escalade injustifiée ciblant les institutions françaises.
« Cette nouvelle attaque contre la présence culturelle de la France en Iran, après l'agression de deux membres du personnel de l'ambassade de France en juillet dernier, est injustifiable et inacceptable. »
Suivant les instructions du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, le ministère français des Affaires étrangères a confirmé qu'il convoquera l'ambassadeur iranien à Paris au Quai d'Orsay. Les représentants diplomatiques français ont souligné que la fermeture pénalise les milliers de citoyens iraniens qui participent chaque année aux cours organisés par le centre.
Enchaînement d'expulsions et de différends diplomatiques
Le litige autour du centre de langue fait suite à une succession d'altercations diplomatiques entre Paris et Téhéran tout au long de 2026. En juillet 2026, les forces de sécurité iraniennes ont retenu deux membres du personnel de l'ambassade de France à Téhéran pendant plusieurs heures, Barrot déclarant qu'un diplomate avait subi des mauvais traitements pendant sa détention. Le ministère iranien du Renseignement a affirmé que les diplomates avaient été retenus dans le cadre d'une enquête de sécurité nationale pour ingérence présumée dans les affaires intérieures sous couvert d'activisme de la société civile. À la suite de l'incident, Téhéran a interdit aux deux diplomates français de travailler dans le pays, ce qui a conduit le gouvernement français en août 2026 à expulser deux diplomates iraniens en poste à Paris.
Tensions bilatérales avant la réunion des Nations unies
Les tensions se sont encore accrues dans les jours précédant la fermeture du centre. Après que Barrot a publié une déclaration sur les réseaux sociaux marquant le quatrième anniversaire de la mort de Mahsa Amini, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a répondu vendredi, qualifiant les propos d'hypocrites et évoquant la mort de 1,5 million d'Algériens pendant la guerre d'indépendance de l'Algérie.
Cette fermeture fait suite à une précédente fermeture de l'infrastructure culturelle française à Téhéran. En janvier 2023, les autorités iraniennes ont fermé l'Institut français de recherche en Iran (IFRI), un centre de recherche actif depuis plusieurs décennies avec une importante bibliothèque universitaire, après la publication de caricatures du magazine français Charlie Hebdo représentant les dirigeants iraniens.
Barrot et Araqchi doivent se rencontrer mardi 22 septembre 2026, lors de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies à New York.
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Sources et contexte
- europa pressFrancia protesta ante Irán por la entrada de fuerzas de seguridad y...
- Deutsche WelleIran closes language centre in Tehran, France vows response
- Al Jazeera OnlineFrance to summon Iran envoy after language centre closure in Tehran
- France 24Irán cierra un centro de enseñanza de francés en Teherán por "actos ilegales"; París anuncia medidas
- Jean-Noël Barrot
- Ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères
- Abbas Araqchi
- Ministre iranien des Affaires étrangères
- Mahsa Amini
- Femme iranienne dont la mort en détention en 2022 a déclenché des protestations nationales
- Ali Khamenei
- Guide suprême de l'Iran
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