Gouvernement · Londres
La justice britannique confirme l'interdiction de Palestine Action, 117 arrestations à Londres
Cinq juges d'appel ont annulé une décision de la Haute Cour, maintenant le classement du groupe comme organisation terroriste. La cofondatrice annonce un recours devant la Cour suprême après l'interpellation de plus d'une centaine de manifestants devant le tribunal.
Texte IA fondé sur les articles de The Independent, Observador, The Guardian et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
La Cour d'appel revient sur la décision de février de la Haute Cour, jugeant l'interdiction justifiée et proportionnée.
La police a interpellé des manifestants devant la Royal Courts of Justice lundi, ainsi que deux autres personnes devant l'Old Bailey, pour soutien présumé à un groupe interdit.
Huda Ammori affirme que le groupe poursuivra sa bataille juridique, envisageant de porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme.
La juge présidente a décrit Palestine Action comme une organisation secrète utilisant des cellules pour détruire des biens et causer des blessures, le distinguant des mouvements de désobéissance civile.
Depuis juillet 2025, plus de 3 000 arrestations ont été effectuées en lien avec Palestine Action, et des centaines de personnes font face à des poursuites.
La décision en appel
Lundi, cinq juges de la Cour d'appel de Londres ont statué que l'interdiction de Palestine Action en tant que groupe terroriste par le gouvernement était légale, annulant ainsi un jugement de la Haute Cour de février qui l'avait jugée disproportionnée. La juge présidente, Sue Carr, a déclaré qu'il s'agissait d'une "erreur fondamentale" de ne pas voir que l'organisation encourage ouvertement une violence illégale équivalente au terrorisme. L'interdiction, imposée par la ministre de l'Intérieur de l'époque, Yvette Cooper, le 5 juillet 2025, fait de l'appartenance ou du soutien au groupe une infraction pénale passible d'une peine maximale de 14 ans de prison.
« C'est une erreur fondamentale de négliger le fait que Palestine Action promeut ouvertement une violence illégale s'apparentant au terrorisme. »
Arrestations de lundi
Alors que les juges rendaient leur verdict, la police a arrêté 117 personnes devant la Royal Courts of Justice pour suspicion de soutien à une organisation interdite. Certains manifestants brandissaient des pancartes indiquant "Je soutiens Palestine Action". La police de la City de Londres a procédé à deux autres arrestations lors d'une manifestation devant l'Old Bailey. La police métropolitaine a déclaré que le soutien à Palestine Action restait une infraction pénale et que les agents continueraient d'arrêter les contrevenants.
« Nous prenons acte de l'arrêt de la Cour d'appel confirmant la légalité de la décision de la ministre de l'Intérieur d'interdire Palestine Action. Cela signifie que l'expression d'un soutien à l'organisation demeure une infraction pénale et que les agents arrêteront ceux qui enfreignent la loi. »
La campagne de Palestine Action
Ce groupe d'action directe a été fondé il y a six ans et cible les entreprises impliquées dans la fourniture d'armes à Israël, notamment Elbit Systems, Leonardo, Thales et Teledyne. Ses militants se sont introduits dans des usines et une base de la Royal Air Force, aspergeant des avions de peinture et détruisant du matériel. Les opérations du groupe ont causé plus d'un million de livres sterling de dégâts. Un document intitulé The Underground Manual encourage la formation de cellules secrètes et fournit des conseils sur la manière d'endommager les bâtiments gouvernementaux et les propriétés privées.
- Arrestations
- 3000
- Inculpations
- 700
- Dégâts (en millions de £)
- 1
Données tirées du texte de l’article
Le ministère de l'Intérieur affirme que l'organisation opère via des cellules clandestines pour éviter d'être détectée, et les juges d'appel ont conclu qu'il ne s'agit pas d'un mouvement de désobéissance civile transparent, mais d'un réseau occulte utilisant la violence pour détruire des biens et blesser des personnes.
La cofondatrice promet de nouveaux recours
Huda Ammori, cofondatrice de Palestine Action, a déclaré qu'elle contesterait la décision devant la Cour suprême et, si nécessaire, devant la Cour européenne des droits de l'homme. Elle a qualifié l'interdiction de "l'une des attaques les plus extrêmes contre la liberté d'expression et le droit de manifester dans l'histoire britannique moderne". L'actuelle ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, a salué la décision, affirmant que le groupe avait commis des actes de terrorisme et que son interdiction faisait suite à un processus rigoureux soutenu par le Parlement.
« Nous ne pouvons pas faire confiance à un système juridique qui a complètement bâclé l'affaire Filton et maintenant l'interdiction de Palestine Action. Ce combat ne peut être gagné que par le peuple. »
Des milliers d'arrestations déjà effectuées
Depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction en juillet 2025, plus de 3 000 personnes ont été arrêtées pour suspicion de soutien à Palestine Action, et plus de 700 ont été inculpées en vertu de la loi sur le terrorisme (Terrorism Act). Parmi les personnes interpellées figurait Deborah Hinton, une ancienne magistrate de 82 ans originaire de Truro, qui a qualifié le jugement de lundi de "dévastateur" et a déclaré qu'elle estimait de son devoir de prendre position. La semaine dernière, un tribunal a condamné quatre militants pour avoir détruit des drones dans une usine appartenant à des intérêts israéliens près de Bristol, en retenant le motif de "lien terroriste" dans leur condamnation.
« On gardait l'espoir que le gouvernement ferait preuve de bon sens. Nous n'avons pas assez d'argent pour assurer un système de défense adéquat pour ce pays et pourtant, ils gaspillent des millions dans cette poursuite ridicule de personnes tenant des pancartes. »
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Sources et contexte
- The IndependentMore than 100 arrested in London as court upholds Palestine Action ban
- ObservadorTribunal de Londres considera legal a proibição do Palestine Action, grupo que o Reino Unido classificou como terrorista
- The GuardianArrested protesters devastated after appeal court rules ban on Palestine Action is lawful
- The IndependentWhat we know about Palestine Action and why it came to be banned
- Huda Ammori
- Cofondatrice de Palestine Action, elle a engagé des recours juridiques contre l'interdiction et a annoncé de nouveaux appels.
- Sue Carr
- Lady Chief Justice d'Angleterre et du Pays de Galles, qui a présidé le panel de cinq juges ayant confirmé l'interdiction.
- Yvette Cooper
- Ancienne ministre de l'Intérieur britannique qui a initialement interdit Palestine Action en juillet 2025.
- Shabana Mahmood
- Actuelle ministre de l'Intérieur britannique qui a salué la décision de la cour d'appel et défendu l'interdiction.
- Deborah Hinton
- Ancienne magistrate de 82 ans originaire de Truro, en Cornouailles, qui figure parmi les personnes inculpées et a qualifié le jugement de dévastateur.
- Marianne Sorrell
- Femme de 81 ans originaire de Wells, dans le Somerset, arrêtée lors d'une manifestation et détenue pendant près de 27 heures ; elle a déclaré envisager de se faire arrêter à nouveau.
- Richard Barnard
- Cofondateur de Palestine Action, mentionné aux côtés de Huda Ammori dans les rapports sur les origines du groupe.
- Lieux
- Londres, Bande de Gaza
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