Sécurité · Paris, Lyon et Marseille
Macron refuse la démission du ministre de l'Intérieur Nuñez après les émeutes du week-end en France
Le cabinet de Macron a indiqué lundi qu'il avait refusé la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et ordonné de nouvelles tactiques policières plus rapides. Les manifestations du week-end ont dégénéré en incendies criminels et en pillages dans plusieurs villes françaises, dont un hôtel de ville du XIXe siècle à Limoges.
Texte IA fondé sur les articles de europa press, ANSA.it, AP NEWS et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
- 17 oct.Manifestations dans tout le pays contre le coût de la vie, les conditions scolaires et les violences policières ; l'AP compte plus d'un demi-million de personnes, majoritairement pacifiques
- 18 octobre, soiréeDes groupes mettent le feu et pillent des commerces à Paris, Lyon, Marseille et dans d'autres villes
- 19 oct.Macron refuse la démission du ministre de l'Intérieur Nuñez, selon l'Élysée
- 19 octobre, de midi à 20 heuresLe préfet de Marseille interdit toute manifestation ou rassemblement
Les manifestations dégénèrent en émeutes et en pillages
Les manifestations organisées samedi 17 octobre dans tout le pays contre la hausse du coût de la vie, les mauvaises conditions dans les écoles publiques et les récentes violences policières ont rassemblé plus d'un demi-million de personnes, majoritairement pacifiques selon l'AP. De petits groupes ont mis le feu et pillé des commerces à Paris, Lyon, Marseille et dans d'autres villes. Les troubles ont repris dimanche soir 18 octobre, des personnes brûlant des poubelles, des vélos et d'autres objets dans les rues et pillant davantage de commerces. Les autorités ont indiqué que des groupes de plusieurs centaines de personnes ont délibérément pris pour cible les policiers et des bâtiments publics comme les mairies. À Limoges, dans le centre de la France, les flammes ont ravagé l'hôtel de ville du XIXe siècle, dont le toit s'est effondré, laissant l'édifice presque détruit.
Une offre de démission et des consignes d'urgence
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a proposé sa démission après les violences du week-end. L'Élysée a indiqué lundi que le président Emmanuel Macron avait refusé cette offre, jugeant que la police avait besoin que le ministre conserve son commandement pendant l'urgence. Macron a reconnu des lacunes en matière de prévision et de renseignement, et a demandé à Nuñez d'établir publiquement où le travail de planification et de renseignement avait fait défaut avant les troubles. Il a également demandé que de nouvelles méthodes policières soient déployées le plus rapidement possible dans les rues pour mettre fin aux pillages et aux barricades.
Interrogé lundi sur France Inter, Nuñez a assumé la responsabilité personnelle de la situation.
« J'ai présenté ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe. »
Il a mis en cause les fauteurs de troubles, les pilleurs et les militants d'extrême gauche, et déclaré que les tactiques policières devaient s'adapter à des groupes extrêmement mobiles. Il a aussi reconnu que les autorités avaient perdu le contrôle dans certaines grandes villes samedi, avec des centaines de commerces pillés.
« On ne peut pas regarder les commerçants dans les yeux quand des centaines de commerces ont été pillés et dire que nous n'avons pas perdu le contrôle dans certaines de ces grandes villes. »
Couvre-feux, interdictions et fermetures de commerces
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré avoir demandé aux préfets d'ordonner des couvre-feux face aux pillages et aux destructions, selon l'ANSA. À Marseille, le préfet a interdit toute manifestation ou rassemblement de midi à 20 heures lundi. La boutique officielle de Marseille sur La Canebière, l'avenue la plus connue de la ville, a été endommagée par des pilleurs et est temporairement fermée, a indiqué le club dans un communiqué. Lille a indiqué que sa boutique du centre-ville avait subi d'importants dégâts et des pillages généralisés et resterait fermée jusqu'à nouvel ordre. Les deux boutiques appartiennent à des clubs de Ligue 1, qui ont déclaré que leurs points de vente avaient été vandalisés pendant les manifestations.
Réactions de Berlin et de Bruxelles
Le ministre allemand de l'Intérieur Alexander Dobrindt, dans un entretien au magazine Bild, a qualifié les troubles de lutte armée contre une société libre et son mode de vie. Il a attribué le désordre aux extrémistes d'extrême gauche et aux communautés de migrants, et déclaré que quiconque ne le disait pas clairement n'avait pas compris la situation. Lors d'un point presse lundi, le porte-parole de la Commission européenne pour les affaires intérieures, Markus Lammert, a déclaré que les manifestations pacifiques devaient être protégées et que les manifestants pacifiques ne devaient pas être assimilés aux personnes qui commettent des violences. M. Lammert a jugé inacceptables les incendies délibérés, les pillages et les attaques contre des personnes ou des bâtiments publics, apporté son soutien aux efforts des autorités françaises et indiqué que des enquêtes étaient en cours au niveau national.
Arrestations et blessés dans les derniers chiffres
Les derniers chiffres gouvernementaux cités par Europa Press font état de près de 2 400 interpellations et de plus de 500 policiers blessés. L'AP a rapporté au moins 2 400 personnes interpellées dans le pays, les deux décomptes différant légèrement dans leur formulation. Ces chiffres sont les derniers disponibles et peuvent évoluer à mesure que les responsables actualisent leurs bilans. Les enquêtes se poursuivent au niveau national, et l'interdiction à Marseille ne couvrait que la journée de lundi.
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Sources et contexte
- europa pressLe ministre allemand de l'Intérieur blâme les émeutes à...El ministro del Interior de Alemania achaca los disturbios en... · original en espagnol
- europa pressBruxelles soutient les autorités dans le maintien de l'ordre public mais demande...Bruselas apoya a autoridades en control del orden público pero pide... · original en espagnol
- ANSA.itChaos en France, le Premier ministre Lecornu ordonne la mise en place de « plusieurs couvre-feux »Caos in Francia, premier Lecornu ordina l'attuazione di 'diversi coprifuoco' - Ultima ora · original en italien
- AP NEWSMacron rejette la démission du ministre de l'Intérieur alors que les émeutes et les pillages exposent les échecs policiersMacron rejects interior minister's resignation as rioting and looting expose policing failures · original en anglais
- Laurent Nuñez
- Ministre de l'Intérieur français qui a proposé sa démission après les violences du week-end, refusée par Macron
- Emmanuel Macron
- Président de la République qui a refusé la démission du ministre de l'Intérieur et ordonné de nouvelles tactiques policières
- Sébastien Lecornu
- Premier ministre français qui a demandé aux préfets d'ordonner des couvre-feux
- Alexander Dobrindt
- Ministre allemand de l'Intérieur qui a qualifié les troubles de lutte armée dans un entretien au Bild
- Markus Lammert
- Porte-parole de la Commission européenne pour les affaires intérieures, qui a déclaré que les manifestations pacifiques devaient être protégées
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