
La brouille entre Trump et Zelensky s'aggrave, le sommet de l'UE à Bruxelles soutient l'Ukraine
Le 16 octobre 2026, les dirigeants de l'UE réunis à Bruxelles ont poursuivi leur soutien à l'Ukraine après que Trump a publiquement mis en doute la capacité de Zelensky à négocier. La brouille fait suite à une exemption de sanctions américaines sur le diesel russe et à la décision de Kyiv de mettre fin à un cessez-le-feu énergétique.
Comment la brouille s'est aggravée
Les tensions se sont accumulées sur environ une semaine avant le sommet de l'UE. Environ une semaine avant le 16 octobre, Trump a levé les sanctions à l'importation sur le diesel russe, ce qui, selon des informations, permettra à Moscou d'approvisionner de gros volumes vers les États-Unis et les marchés mondiaux dans les mois à venir. Durant le week-end des 10 et 11 octobre, Trump a annoncé cet arrangement sur le diesel après un appel téléphonique d'une heure et demie avec Poutine, et il a proclamé un cessez-le-feu énergétique que l'Ukraine a dit avoir respecté jusqu'au milieu de la semaine, tandis que Moscou l'ignorait. Il a ensuite pressé Kyiv de cesser de frapper les raffineries de pétrole russes et a appelé l'Ukraine à élire un nouveau président. L'armée ukrainienne a également signalé un ralentissement temporaire de la couverture satellite Starlink, partiellement rétablie depuis.
- Trump annonce un accord sur le diesel avec la Russie après un appel téléphonique avec Poutine, ainsi qu'un cessez-le-feu énergétique
- Zelensky déclare au Financial Times que le cessez-le-feu énergétique est terminé, et Trump le critique dans un entretien avec Newsmax
- Les dirigeants de l'UE à Bruxelles discutent du soutien à l'Ukraine, et Zelensky répond aux questions au sommet
- Élections de mi-mandat aux États-Unis
Zelensky rompt avec Trump
Le jeudi 15 octobre, Volodymyr Zelensky a déclaré au Financial Times qu'il considérait le cessez-le-feu énergétique comme terminé et que l'Ukraine reprendrait ses attaques contre les raffineries russes. Dans le même entretien, il a accusé Trump d'admirer Poutine et de chercher des accords commerciaux avec lui, et a dit que Trump avait une affinité avec les autocrates et les personnes très riches. Trump a répondu le jour même dans un entretien avec la chaîne américaine Newsmax, affirmant que Zelensky faisait monter le prix mondial du pétrole et qualifiant cela de honte. Il a aussi dit que Zelensky n'était pas un homme avec qui les États-Unis pouvaient négocier, que tout accord devrait se faire sans lui, et qu'il trouvait plus difficile de traiter avec Zelensky qu'avec Poutine.
La réponse de Zelensky à Bruxelles
Le vendredi 16 octobre, Zelensky a répondu aux questions en marge d'une réunion de l'UE à Bruxelles. Interrogé sur le fait de savoir s'il devait être le bouc émissaire de la guerre iranienne de Trump et des prix élevés des carburants avant les élections de mi-mandat, il a marqué une pause, souri et dit que c'était sa réponse. Il a déclaré avoir dit au gouvernement américain qu'il était prêt à cesser les attaques contre les installations énergétiques russes si Washington fournissait à l'Ukraine des missiles de défense aérienne, ce qui, selon lui, ne s'était pas produit. Interrogé sur la remarque de Trump selon laquelle il était plus facile de parler avec Poutine, Zelensky a évité une réponse directe, disant qu'il avait eu plusieurs réunions avec Trump mais qu'il défendait seul les intérêts de l'Ukraine. Il a ajouté que les canaux vers Washington restaient ouverts et qu'il s'attendait à une nouvelle réunion avec des négociateurs américains dans les jours à venir.
La réponse des dirigeants de l'UE
L'Ukraine n'a été abordée qu'après le premier jour du sommet, consacré au budget de l'UE et à la Chine, la discussion ayant donc eu lieu le vendredi 16 octobre. Ursula von der Leyen a déclaré que l'UE avait soutenu le cessez-le-feu énergétique de Trump et que la Russie ne l'avait pas observé une seule minute. António Costa, président du Conseil européen, a déclaré que le moment appelait plus de soutien et plus de pression sur la Russie, et non moins de soutien ou des sanctions plus laxistes. Les conclusions du sommet indiquent que les dirigeants regrettent l'accord Trump-Poutine et appellent les États-Unis à faire tout le nécessaire pour soutenir les Ukrainiens, y compris fournir les renseignements nécessaires pour repousser les attaques russes. L'UE prévoit un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine alors que son besoin de financement atteint un peu moins de 40 milliards d'euros d'ici 2027, tandis qu'un plan visant à convertir les avoirs russes en paiements de réparations a échoué après les objections de plusieurs États membres.
Ce que cela signifie pour l'Europe et les élections de mi-mandat
L'Europe ne peut pas remplacer pour l'instant le soutien technique et de renseignement américain, sa priorité étant donc d'empêcher que la brouille n'arrête complètement l'aide américaine tout en préparant une contribution européenne plus importante. Des informations citées dans la couverture indiquent que des renseignements américains sur les lancements de missiles russes ont été retenus et que les limitations de Starlink ont fait échouer des opérations de drones ukrainiennes. La dispute se déroule moins de trois semaines avant les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre, et Trump espère que le diesel russe moins cher fera baisser les prix des carburants aux États-Unis avant le vote.

