Migration · Genève, Rome et Tripoli

Les arrivées de migrants par voie maritime en Europe baissent de 39 % en 2026 tandis que les décès enregistrés passent à 2 292

Les données publiées par l'Organisation internationale pour les migrations montrent qu'environ 60 000 personnes ont rejoint l'Europe par bateau jusqu'à la mi-septembre 2026, alors que le nombre de décès a dépassé 2 290 sur les routes méditerranéennes et atlantiques.

Texte IA fondé sur les articles de Al Jazeera Online, De Morgen, newsORF.at et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Genève, Rome, Tripoli, Athènes · Suisse, Italie, Libye

Baisse des arrivées et hausse des décès

Les arrivées irrégulières de migrants et de réfugiés en Europe par voie maritime ont baissé de 39 % au cours des huit premiers mois et demi de 2026 par rapport à la même période en 2025. Les données publiées le 17 septembre par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) font état d'environ 60 000 arrivées jusqu'au 15 septembre, contre 98 040 sur la période correspondante de l'année précédente. Malgré cette diminution du nombre total de tentatives de traversée, les décès et disparitions enregistrés sont passés de 1 999 en 2025 à au moins 2 292 en 2026. L'agence a noté que, parce que de nombreux naufrages et disparitions ne sont pas enregistrés, le nombre réel de morts est plus élevé. De nombreux voyages continuent d'avoir lieu à bord d'embarcations surpeuplées et inadaptées partant des côtes libyennes. La directrice générale de l'OIM, Amy Pope, a souligné que ces données montrent que les migrants entreprennent des voyages de plus en plus périlleux.

« Des personnes continuent de mourir et de disparaître en nombre alarmant en tentant d'atteindre la sécurité. »

Amy Pope, directrice générale de l'Organisation internationale pour les migrations
Arrivées de migrants par voie maritime en Europe jusqu'à la mi-septembrepersonnes
2025
98040 personnes
2026
60000 personnes

Données tirées du texte de l’article

Répartition des routes : Italie, Grèce et Espagne

La route de la Méditerranée centrale, de l'Afrique du Nord vers l'Italie, a enregistré la plus forte baisse des traversées, avec une baisse de 55 % des arrivées. Les autorités italiennes ont enregistré 21 393 arrivées jusqu'à la mi-septembre, soit moins de la moitié du total enregistré sur la même période en 2025. Le nombre de décès sur ce corridor spécifique est passé de 844 à 996. La Grèce a observé une réduction plus modeste des arrivées, accompagnée d'une augmentation des décès en mer, passant de 284 à 417 sur la route de la Méditerranée orientale. Sur les routes maritimes menant à l'Espagne, le nombre total de traversées et d'arrivées a diminué, bien que 879 personnes soient mortes ou aient disparu sur ces voies méditerranéennes et atlantiques.

Décès enregistrés sur des routes maritimes spécifiques jusqu'à la mi-septembrepersonnes
Méditerranée centrale 2025
844 personnes
Méditerranée centrale 2026
996 personnes
Méditerranée orientale 2025
284 personnes
Méditerranée orientale 2026
417 personnes
Routes vers l'Espagne 2026
879 personnes

Données tirées du texte de l’article

Facteurs de départ et interceptions en mer

L'OIM considère les passages méditerranéens et atlantiques comme les routes migratoires maritimes les plus meurtrières au monde. Les enquêtes de l'agence menées le long de la route de la Méditerranée centrale ont montré que la plupart des voyageurs citent les difficultés économiques comme principale raison de leur départ, suivies par les conflits armés et les violences ciblées. Les déplacements régionaux continuent d'alimenter les départs vers l'extérieur, notamment plus de 104 000 personnes ayant récemment fui la guerre au Yémen, ainsi que des personnes quittant le Liban et la Syrie. Entre janvier et la mi-septembre 2026, les patrouilles des garde-côtes libyens ont intercepté 17 067 migrants en mer et les ont renvoyés sur le territoire libyen. L'agence a appelé à des politiques visant à réduire les risques liés aux voyages et à offrir des voies d'entrée légales.

« Presque chaque décès et disparition en mer est évitable. »

Amy Pope, directrice générale de l'Organisation internationale pour les migrations

Politiques frontalières européennes et contrôles médicaux

L'OIM a déclaré qu'elle n'établit actuellement aucun lien direct entre le déclin des arrivées par mer et les récentes modifications des politiques frontalières en Europe. Les partis politiques de droite ont maintenu la pression sur les gouvernements européens pour durcir l'accès à l'asile, ce qui a conduit l'Union européenne à approuver en juin 2026 des règles autorisant les expulsions de migrants en dehors du bloc. L'Italie gère neuf centres de rétention pour expulsion et a ouvert des centres de traitement en Albanie avec le soutien de l'Allemagne et d'autres États membres. En Italie, les autorités ont mené 21 perquisitions le 16 septembre ciblant des personnels médicaux soupçonnés d'aider des migrants sans papiers à éviter les centres de rétention. Médecins sans frontières a déclaré le 17 septembre que les médecins doivent exercer leurs fonctions sans ingérence extérieure.

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