Diplomatie · Bruxelles et Ankara
Hegseth lance la revue « OTAN 3.0 » des bases américaines en Europe et lie les contributions aux dépenses alliées
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé une revue de six mois du Pentagone sur les bases et la présence militaire américaines en Europe, baptisée « OTAN 3.0 », et a prévenu les alliés que les futures contributions américaines seraient conditionnées à l’atteinte de l’objectif de 5 % du PIB pour les dépenses de défense, convenu lors du sommet de La Haye.
Texte IA fondé sur les articles de EL MUNDO, Deutsche Welle, RFI et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Le Pentagone évaluera la posture des forces et les accords d’accès, visant un leadership européen en matière de défense.
Les contributions américaines pourraient diminuer si les alliés ne respectent pas les engagements du sommet de La Haye.
L’Espagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie ont refusé aux États-Unis l’utilisation de bases, attirant une vive réprimande de Hegseth.
Les dirigeants discuteront du partage des charges et du redéploiement des forces américaines.
- 18 juinHegseth annonce une revue de six mois des bases américaines en Europe
- 7 juil.Début du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, consacré au partage des charges
La revue OTAN 3.0
Hegseth a annoncé la revue lors d’une réunion des ministres de la Défense de l’OTAN à Bruxelles jeudi, la présentant comme une étape vers une « alliance équilibrée dans laquelle l’Europe prend la tête de sa propre défense ». La revue examinera la posture des forces américaines, l’accès aux bases et les droits de survol, et impliquera une collaboration avec le Commandement européen des États-Unis et des consultations avec le Congrès et les alliés. Il a indiqué que le processus pourrait prendre jusqu’à six mois et qu’il s’agirait d’une « véritable revue », certains pays « échouant et d’autres réussissant haut la main ».
« Nous redoublons d’efforts pour faire de l’OTAN ce qu’elle aurait toujours dû être : une alliance équilibrée dans laquelle l’Europe prend la tête de sa propre défense, l’« OTAN 3.0 ». Et pour concrétiser cet objectif, j’annonce aujourd’hui une revue de six mois du Département de la guerre qui examinera la posture des forces et les bases des États-Unis en Europe. »
Réaction furieuse aux restrictions des alliés sur les opérations en Iran
Hegseth a directement critiqué les alliés européens qui ont refusé aux États-Unis l’utilisation de bases et d’espace aérien pendant la campagne militaire contre l’Iran. Il a qualifié leurs actions de « honteuses », affirmant qu’elles mettaient en danger les soldats américains et qu’il n’y avait aucune excuse. L’Espagne a fermé son espace aérien et bloqué l’utilisation des bases de Rota et de Morón pour l’opération Epic Fury ; des restrictions similaires sont venues du Royaume-Uni, de la France et de l’Italie. La revue vise à garantir que l’accès américain aux bases et les droits de survol soient « clairement délimités et sécurisés ».
« C’était honteux. Ces alliés ont mis en danger les fils et les filles des États-Unis, nos fils et nos filles. Il n’y a aucune excuse pour cela. »
Conditions de dépenses de défense
Hegseth a lié les futures contributions américaines à l’OTAN directement à la réalisation par les alliés de l’objectif de 5 % du PIB pour les dépenses de défense d’ici 2035, convenu lors du sommet de La Haye l’année dernière. Les États-Unis versent actuellement environ 790 millions de dollars par an pour les coûts de fonctionnement de l’OTAN. Il a déclaré que si les alliés ne dépensent pas avec urgence, les contributions de Washington diminueront proportionnellement. Les 32 membres ont atteint l’objectif précédent de 2 % en 2024, mais seule une poignée d’entre eux sont en bonne voie pour l’objectif de 5 %, l’Espagne le rejetant ouvertement.
« Là où les autres alliés ne dépensent pas avec urgence, nos contributions diminueront. »
Les alliés européens se préparent au changement américain
Les alliés européens travaillent déjà à remplacer les forces conventionnelles américaines qui seront réaffectées à d’autres régions comme l’Indo-Pacifique. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a qualifié l’ajustement américain de « signe de succès » et a déclaré qu’il est logique que l’Europe assume une plus grande partie de son propre fardeau de défense. La réaffectation sera progressive et n’affectera pas les capacités nucléaires américaines en Europe, qui restent sous le contrôle de Washington.
« Il est tout à fait logique que les Européens assument une plus grande part du fardeau. Il est étrange que nous ayons encore besoin d’autant d’aide d’un autre pays, à huit heures de vol, avec 350 millions d’habitants, pour nous défendre contre 140 millions. »
Chronologie des dates clés
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Sources et contexte
- EL MUNDOEEUU anuncia la "revisión de la OTAN 3.0": un examen de seis meses de su presencia militar y bases en Europa
- Deutsche Welle"OTAN 3.0": EE. UU. revisara su presencia militar en Europa
- RFIEl jefe del Pentágono anuncia que EEUU reexamina su despliegue militar en Europa
- EL PAÍSEE UU lanza una revisión de su presencia militar en Europa y del compromiso de los aliados con Trump
- Pete Hegseth
- secrétaire américain à la Défense, a annoncé la revue « OTAN 3.0 »
- Mark Rutte
- secrétaire général de l’OTAN, a qualifié le redéploiement américain de « signe de succès »
- Elbridge Colby
- secrétaire adjoint américain à la Défense, qui a le premier introduit le concept « OTAN 3.0 » en février
- Donald Trump
- président des États-Unis, dont l’administration a fait pression sur les alliés de l’OTAN en matière de dépenses et a mené la campagne en Iran
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