
Les États-Unis frappent plus de 80 cibles en Iran après les attaques dans le détroit d'Ormuz et rétablissent les sanctions pétrolières
L'armée américaine a bombardé des défenses aériennes, des sites de missiles et des bateaux des Gardiens de la révolution dans le sud de l'Iran dans la nuit, en représailles à des attaques contre trois navires marchands dans le détroit d'Ormuz. Washington a également annulé la licence d'exportation pétrolière de l'Iran, et Téhéran a promis une réponse décisive.
Les frappes de la nuit
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a lancé une série de frappes aériennes sur le sud de l'Iran aux premières heures du 8 juillet, atteignant plus de 80 cibles avec des munitions de précision. Les frappes ont visé les systèmes de défense aérienne iraniens, les réseaux de commandement et de contrôle, les installations radar côtières, les sites de lancement de missiles antinavires et plus de 60 petits bateaux des Gardiens de la révolution islamique (GRI) dans et près du détroit d'Ormuz. Des explosions ont été signalées à Sirik, sur l'île de Qeshm et dans la ville portuaire de Bandar Abbas. Les médias d'État iraniens ont fait état de « plusieurs » blessés au port de pêche et de commerce de Sirik.
Les forces américaines ont frappé les systèmes de défense aérienne iraniens, les réseaux de commandement et de contrôle, les installations radar côtières, les capacités de missiles antinavires et plus de 60 petits bateaux des GRI dans et près du détroit.
Déclencheur : trois navires touchés en 24 heures
Les frappes étaient une réponse directe aux attaques contre trois navires marchands dans le détroit d'Ormuz en l'espace de 24 heures, selon l'organisme britannique UK Maritime Trade Operations (UKMTO). Le Qatar et l'Arabie saoudite ont accusé l'Iran de deux des incidents. Un responsable américain a déclaré à PBS que l'Iran avait « clairement démontré qu'il n'écoute pas. Nous augmentons l'intensité. » Les États-Unis ont également révoqué la licence d'exportation pétrolière de l'Iran et l'ont remplacée par un nouvel arrêté en vertu duquel aucune nouvelle licence ne serait délivrée, ce qui équivaut à un rétablissement des sanctions pétrolières.
L'Iran a clairement démontré qu'il n'écoute pas. Nous augmentons l'intensité.
L'effondrement du mémorandum d'Islamabad
Washington et Téhéran s'accusent mutuellement d'avoir violé le protocole d'accord signé à Islamabad le 17 juin. Cet accord préliminaire était censé ouvrir la voie à des négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient qui a commencé le 28 février par une attaque américano-israélienne contre l'Iran. Le texte prévoyait la réouverture complète du détroit d'Ormuz (par lequel transitent normalement environ 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux) et la levée des sanctions pétrolières américaines. La fermeture de facto du détroit par Téhéran avait ébranlé l'économie mondiale et fait flamber les prix de l'énergie.
L'Iran adresse un avertissement sévère quant aux conséquences de la violation de l'accord par les États-Unis et prendra des mesures décisives pour protéger ses intérêts et sa sécurité nationale.
La réponse de l'Iran et les conséquences régionales
Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé les frappes américaines comme une violation du mémorandum d'Islamabad et promis une riposte « décisive ». Le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré sur X que l'Iran prendrait des « mesures décisives pour protéger ses intérêts et sa sécurité nationale ». Les médias d'État iraniens ont rapporté que des attaques de représailles avaient été lancées contre le Koweït et Bahreïn, mais les détails restent limités. Des sirènes ont retenti à Bahreïn et des explosions ont été entendues dans la zone d'Ormuz.
Une escalade plus large
Axios, citant une source au sein de l'administration Trump, a rapporté que les derniers bombardements étaient plus étendus que ceux menés environ une semaine et demie auparavant. Une source de CNN a décrit les frappes comme une « punition » et a indiqué qu'elles se poursuivraient pendant un certain temps. Cette nouvelle escalade menace de faire voler en éclats le fragile cessez-le-feu et d'aggraver l'instabilité dans tout le Golfe, les marchés de l'énergie observant la situation de près.
- L'attaque américano-israélienne contre l'Iran déclenche la guerre au Moyen-Orient.
- Les États-Unis et l'Iran signent le protocole d'accord d'Islamabad, convenant de rouvrir le détroit d'Ormuz et de lever les sanctions pétrolières.
- Trois navires marchands attaqués dans le détroit d'Ormuz en 24 heures ; le Qatar et l'Arabie saoudite accusent l'Iran.
- Les États-Unis annulent la licence d'exportation pétrolière de l'Iran et rétablissent les sanctions.
- Le CENTCOM américain lance des frappes aériennes sur plus de 80 cibles dans le sud de l'Iran, notamment des défenses aériennes, des radars, des sites de missiles et des bateaux des GRI.
- L'Iran menace d'une riposte décisive ; des explosions signalées à Sirik, sur l'île de Qeshm et à Bandar Abbas.


