Local · Carboneras et Almería
Des conseillers municipaux du PSOE à Carboneras bloquent à nouveau la démolition de l'hôtel ; le parti les suspend
Cinq conseillers municipaux du PSOE à Carboneras ont voté avec deux élus non inscrits pour reporter l'annulation du permis de construire de l'hôtel illégal El Algarrobico, défiant les ordres du parti et provoquant leur suspension immédiate.
Texte IA fondé sur les articles de ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, europa press, La Razón et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Cinq conseillers du PSOE et deux élus non inscrits ont voté le 17 juin pour reporter l'annulation du permis de construire de l'hôtel El Algarrobico, invoquant l'absence de rapports sur la responsabilité financière.
Les instances provinciales et fédérales du PSOE ont ouvert une procédure disciplinaire et suspendu l'adhésion des cinq conseillers dans les heures suivant le vote.
Le promoteur Azata del Sol a déposé une demande d'indemnisation contre les administrations pour préjudices et pertes de profits, que les conseillers ont signalée comme un risque pour les finances municipales.
La commission conjointe sur la démolition de l'hôtel, créée en 2011, se réunira par visioconférence le 24 juin après que le vote du conseil municipal a perturbé le calendrier prévu.
- 22 maiLe Conseil consultatif d'Andalousie rend un avis selon lequel le permis est nul et non avenu pour des motifs de protection des terres et du littoral.
- 17 juinLa séance plénière de Carboneras reporte le vote sur l'annulation ; cinq conseillers du PSOE soutiennent le report, le parti ouvre une procédure disciplinaire.
- 18 juinLe parti suspend l'adhésion des cinq conseillers ; la commission conjointe gouvernement-Junte est convoquée pour le 24 juin.
Vote en séance plénière stoppé
Cinq conseillers socialistes de Carboneras (Almería) ont rejoint mercredi deux élus non inscrits pour reporter un vote qui aurait annulé le permis de construire de l'hôtel El Algarrobico, un bloc de béton vieux de vingt ans érigé dans le parc naturel de Cabo de Gata. La motion de report, proposée par l'ancien maire et désormais conseiller non inscrit Felipe Cayuela, a été adoptée par sept voix. Les conseillers ont fait valoir que le dossier soumis à la séance plénière était incomplet, faute de rapports économiques, juridiques, d'urbanisme et d'intervention qui auraient clarifié la responsabilité financière potentielle pour la commune.
« Nous voulons savoir, avec des données et des rapports, ce que l'annulation du permis de l'hôtel pourrait coûter aux habitants de Carboneras. »
Le vote a bloqué une étape imposée par un arrêt de 2021 du Tribunal supérieur de justice d'Andalousie (TSJA), appuyé par un avis favorable du Conseil consultatif d'Andalousie rendu le 22 mai. Le Conseil a conclu que le permis était nul et non avenu pour deux motifs : il autorisait la construction sur un terrain protégé non constructible selon le plan de gestion des ressources naturelles de 1994, et il violait la réglementation sur la protection du littoral.
Rupture de la discipline du parti
En quelques heures, la direction provinciale du PSOE à Almería a ouvert une procédure disciplinaire contre les cinq conseillers. Jeudi, le parti avait renforcé la mesure par une suspension temporaire de leur adhésion, exécutée via les instances fédérales du parti. Le secrétaire provincial José María Martín a déclaré que les conseillers avaient ignoré les directives de voter conformément à la position du parti, qui exige de se conformer aux décisions de justice et d'avancer vers la démolition.
« Ils n'ont pas respecté les directives données par les organes du parti. »
Le PSOE andalou, dirigé par María Jesús Montero, a réitéré que la démolition aura lieu quoi qu'il arrive. Des sources du parti ont indiqué que la démolition de l'hôtel est une priorité régionale et nationale qui « transcende les décisions politiques locales ». Montero s'était engagée en février 2025 à entamer une procédure d'expropriation immédiate et avait prédit une démolition dans les cinq mois, un calendrier qui a depuis été repoussé.
Craintes financières de la mairie
Les conseillers suspendus, menés par le porte-parole et ancien maire José Luis Amérigo (neveu d'un ancien maire socialiste qui gouvernait lorsque le permis a été accordé), ont publié une vidéo jeudi matin pour défendre leur action. Amérigo a insisté sur le fait que le groupe ne s'oppose pas aux décisions de justice mais a besoin d'une documentation complète pour voter en connaissance de cause. La société Azata del Sol, qui a développé l'hôtel, a déjà déposé une demande d'indemnisation de 70 millions d'euros contre les administrations pour préjudices et pertes de profits.
« Nous ne céderons pas au chantage ni aux menaces, car avant tout, l'intérêt de notre ville, Carboneras, prime. »
La proposition initiale prévoyait déjà une procédure distincte pour déterminer si la mairie encourt une responsabilité financière et à quel montant, reconnaissant que la mairie ne dispose actuellement pas des moyens suffisants pour mener une évaluation approfondie. Le maire, Salvador Hernández (Ciudadanos), a été accusé par les conseillers du PSOE d'avoir présenté irresponsablement un dossier incomplet à la séance.
Réponses régionales et nationales
Catalina García, ministre régionale par intérim de la Durabilité et de l'Environnement, a déclaré jeudi qu'elle attend une rectification des conseillers socialistes lors de la prochaine séance plénière. García a noté que le TSJA a déjà indiqué qu'il pourrait exécuter lui-même l'annulation si la mairie ne se conforme pas. Le gouvernement national, par l'intermédiaire du ministère de la Transition écologique, a également prévenu qu'il demanderait l'annulation par le bureau de l'Avocat de l'État comme mesure subsidiaire.
Une commission conjointe entre le gouvernement national et le gouvernement régional andalou, créée dans le cadre d'un protocole de 2011, se réunira par visioconférence mardi à 11h00 pour traiter de la démolition et de la restauration du site naturel. Le gouvernement régional, qui assure actuellement la présidence tournante de l'instance, a convoqué la réunion après que le vote du conseil municipal a bouleversé le calendrier prévu.
Deux décennies d'impasse
L'hôtel a été autorisé en janvier 2003 sous un maire socialiste de Carboneras. Les tribunaux ont constamment jugé le permis illégal compte tenu du statut protégé du terrain. Pendant des années, des conseillers socialistes, tant au gouvernement que dans l'opposition, ont bloqué ou retardé les étapes vers l'annulation, un fait qui contraste désormais avec l'engagement public de Montero en faveur de la démolition. L'annulation du permis est une condition préalable avant que la démolition ou l'expropriation puisse avoir lieu. Le conseil municipal devrait convoquer à nouveau la séance plénière, sans date ferme pour l'instant.
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Sources et contexte
- ABC TU DIARIO EN ESPAÑOLLos concejales del PSOE de Carboneras defienden su postura sobre El Algarrobico: "No vamos a ceder a chantajes"
- europa pressGobierno y Junta se reunirán el próximo martes en la comisión mixta...
- europa pressEdiles del PSOE de Carboneras sancionados defienden su acción en el...
- La RazónEl PSOE de Carboneras rechaza ceder ante "chantajes" por el derribo de El Algarrobico
- José Luis Amérigo
- Porte-parole municipal du PSOE à Carboneras, ancien maire ; a mené les cinq conseillers qui ont voté pour reporter l'annulation du permis.
- Felipe Cayuela
- Conseiller non inscrit et ancien maire de Carboneras ; a proposé la motion de report du vote sur l'annulation.
- María Jesús Montero
- Secrétaire générale du PSOE d'Andalousie, ancienne première vice-présidente du gouvernement espagnol ; s'est engagée en 2025 à démolir l'hôtel.
- José María Martín
- Secrétaire provincial du PSOE à Almería et sous-délégué du gouvernement ; a annoncé l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre les conseillers.
- Catalina García
- Ministre régionale par intérim de la Durabilité et de l'Environnement du gouvernement andalou ; a appelé les conseillers du PSOE à rectifier leur vote.
- Salvador Hernández
- Maire de Carboneras (Ciudadanos) ; accusé par les conseillers du PSOE d'avoir présenté un dossier incomplet à la séance plénière.
- Carolina España
- Porte-parole par intérim du gouvernement régional andalou ; a déclaré que la commission conjointe se réunirait sous peu.
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