RécitLes USA réexaminent leur présence en Europe

Diplomatie · Bruxelles

Hegseth annonce un réexamen des troupes américaines en Europe et menace de réduire le financement de l'OTAN face aux alliés « resquilleurs »

Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré aux alliés de l'OTAN le 18 juin que le Pentagone mènerait un réexamen complet de la présence militaire américaine en Europe, laissant entrevoir des réductions et avertissant que les contributions de Washington au budget de l'Alliance diminueraient si les partenaires ne respectaient pas leurs engagements de dépenses.

Texte IA fondé sur les articles de Handelsblatt, Neue Zürcher Zeitung, Wirtschafts Woche et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

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En bref

Photo : U.S. Department of Defense, Public domain (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 1 févr.Hegseth adresse une réprimande publique aux alliés européens au sujet des dépenses de défense.
  2. 1 maiWashington informe les alliés qu'il réduira ses contributions militaires aux forces de crise de l'OTAN.
  3. 18 juinHegseth annonce un examen à grande échelle de la présence des troupes américaines en Europe lors de la réunion de Bruxelles.
  4. 7 juil.Le sommet de l'OTAN s'ouvre à Ankara, avec les progrès sur l'objectif de dépenses de 5 % du PIB à l'ordre du jour.

Le réexamen

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a profité d'une réunion des ministres de la Défense de l'OTAN à Bruxelles pour annoncer un examen de six mois de tous les déploiements de troupes américaines en Europe. Cet examen, a-t-il déclaré, sera mené en coordination avec le Congrès, qui a légiféré l'an dernier sur un minimum de 76 000 militaires américains sur le continent. L'objectif, a insisté Hegseth, est de pousser les alliés européens à assumer la responsabilité principale de la défense de la région tout en permettant au Pentagone de remplir ses engagements mondiaux. « Ne vous y trompez pas, ce sera un véritable examen », a-t-il déclaré à ses homologues.

« Il sera conçu pour garantir que l'OTAN évolue rapidement et irréversiblement vers une Europe qui prend les devants, qui se mobilise pour assumer la responsabilité principale de la défense de l'Europe. »

Pete Hegseth, secrétaire à la Défense des États-Unis

La charge d’Hegseth

La rhétorique d'Hegseth a été d'une franchise inhabituelle. Il a qualifié de « honteux » le fait que certains alliés aient refusé aux États-Unis des droits de stationnement et de survol pendant la guerre contre l'Iran, affirmant que ces décisions avaient mis en danger des vies américaines. Il n'a pas nommé ces pays, mais des responsables ont désigné l'Espagne et le Royaume-Uni comme ayant refusé leur coopération. Il s'en est également pris aux alliés riches qui « pensent encore que l'ère de la resquille continue » malgré un accord au sommet de 2025 visant à porter les dépenses de défense à 5 % du PIB d'ici 2035. Les États-Unis conditionneraient désormais leurs contributions annuelles au budget de l'OTAN au respect de leurs objectifs par les autres pays, a-t-il prévenu.

« Trop d'entre eux ont échoué. C'était honteux. Ces alliés ont mis en danger des fils et des filles d'Amérique. »

Pete Hegseth, secrétaire à la Défense des États-Unis

Des capacités déjà réduites

Même avant cet examen, Washington a commencé à réduire les forces affectées au modèle de réponse aux crises de l'Alliance. Des responsables américains ont confirmé le mois dernier qu'ils retireraient un des deux groupes aéronavals, près de la moitié des croiseurs et destroyers, et toutes les options de missiles de croisière lancés depuis un sous-marin promises à l'OTAN. Le nombre d'avions ravitailleurs KC-135 passera de 71 à 63, les avions de patrouille maritime P-8A Poseidon de 26 à 15, et les chasseurs F-16 et F-15 ainsi que les drones armés sont également réduits de manière importante. Ces changements visent à mettre fin à une « codépendance malsaine », a déclaré le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général Alexus Grynkewich.

Réactions des alliés

Les ministres européens ont réagi avec un mélange de frustration et d'appels à la clarté. Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui avait longtemps réclamé une « feuille de route » des futurs retraits américains, a déclaré que des réductions unilatérales créaient des lacunes capacitaires dangereuses. La ministre néerlandaise Dilan Yesilgöz a souligné que « la prévisibilité est ce qu'il y a de plus important maintenant » et a plaidé pour un plan commun. L'Italien Guido Crosetto a dit s'attendre à ce que Washington s'engage dans un dialogue et aboutisse à une « voie partagée » par laquelle les troupes américaines ne partent qu'à mesure que les Européens peuvent les remplacer. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a qualifié la volonté d'Hegseth de consulter de « plus ou moins la définition d'une feuille de route ». Des sources à l'OTAN ont néanmoins décrit le secrétaire américain à la Défense comme un « disque rayé » et ont déclaré que son humiliation publique avait étonné et, dans certains cas, exaspéré les alliés.

« Il est difficile et dangereux pour la sécurité du territoire de l'OTAN en Europe si des capacités sont retirées très rapidement, sans qu'il soit clair quand elles pourront être compensées. »

Boris Pistorius, ministre fédéral allemand de la Défense

Ankara en ligne de mire

Ces tensions domineront un sommet des dirigeants à Ankara les 7 et 8 juillet, où les progrès vers l'objectif de 5 % de dépenses seront évalués. À moins de trois semaines de la réunion, les capitales s'activent pour organiser la manière dont les nations pourront combler le départ du matériel américain.

Actifs américains réduits promis au modèle de forces de l'OTAN
Avions ravitailleurs (KC-135)
63
P-8A Poseidon
15
Groupes aéronavals
1

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Sources et contexte

Bruxelles · Belgique

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