
Les demandes de révision des examens nationaux doublent au Portugal, passant à 15 000 après la refonte de la notation numérique
Le ministère portugais de l'Éducation a reçu 15 000 demandes de révision des notes des examens nationaux, soit plus du double des 6 200 déposées durant l'ensemble de la première phase de 2025, après le passage à un système numérique multi-correcteurs qui a laissé des milliers d'élèves à quelques fractions de point en dessous de la note de passage de 9,5 sur 20.
Les demandes de révision explosent
Plus de 15 000 élèves ont demandé une réévaluation de leurs copies d'examen national après la première phase des épreuves du secondaire de cette année, a annoncé lundi le ministre de l'Éducation, Fernando Alexandre. Ce chiffre dépasse déjà les 6 200 demandes de révision enregistrées durant l'ensemble de la première phase de 2025 et pourrait encore augmenter, car la fenêtre de recours reste ouverte pour les élèves ayant eu un accès tardif à leurs copies. Cette hausse fait suite à ce que le ministre a décrit comme un changement majeur dans la méthode de correction, qui implique désormais plusieurs correcteurs notant chacun des parties distinctes d'une copie donnée.
L'année dernière, nous n'avions pratiquement pas de notes entre 9 et 9,5 car un seul enseignant corrigeait l'intégralité de l'examen. Maintenant, comme nous additionnons les différentes réponses qui composent l'examen et que chaque correcteur ne voit que sa partie, sans une vue d'ensemble de la copie, le résultat est une évaluation plus objective.
Cette objectivité a produit un nombre considérable de notes juste en dessous du seuil de 9,5 nécessaire pour accéder à l'enseignement supérieur. Selon le ministre, environ 2 400 copies portent une note de 9,4, et sur les 290 000 copies passées, 20 000 ont des notes qui se terminent par les quatre décimales en dessous de la note de passage. Les élèves à une fraction de la note de passage sont les principaux moteurs du volume record de recours.
- 2025
- 6200 demandes
- 2026 (jusqu'au 27 juil.)
- 15000 demandes
Notes non attribuées et divergences
Alexandre a reconnu que la première phase ne s'est pas déroulée sans accroc. Dimanche soir, 170 candidats n'avaient toujours pas de note finale, et 825 copies avaient été signalées pour des incohérences. Il a indiqué que ces 825 cas avaient déjà été examinés et que le nombre nécessitant une correction était faible. Le ministère entend traiter rapidement toutes les demandes de révision afin que les candidats puissent encore utiliser leurs résultats lors du premier tour des admissions à l'université.
Le système dispose des mécanismes pour effectuer cette vérification, qui passe précisément par la réévaluation. Il n'est donc pas surprenant que cette année, avec ce système, nous ayons davantage de demandes de révision.
Session d'examen spéciale ouverte
Les inscriptions pour une session d'examen exceptionnelle ont ouvert le 27 juillet et se poursuivent jusqu'au 31 juillet. Cette session a été annoncée il y a une semaine pour compenser les retards dans la correction numérique des examens nationaux. Les élèves qui ont reçu leurs notes tardivement, ou qui auraient autrement été éligibles à la deuxième phase, peuvent passer les épreuves supplémentaires entre le 3 et le 8 septembre. S'ils choisissent de repasser un examen, la meilleure des deux notes (deuxième phase ou session spéciale) sera retenue.
- Session d'examen spéciale annoncée pour compenser les retards de correction
- 170 élèves toujours sans note d'examen finale
- 15 000 demandes de révision signalées ; ouverture des inscriptions pour l'examen spécial
- Début de la session d'examen spéciale
- Fin de la session d'examen spéciale
La confiance du public ébranlée
Un sondage Aximage pour Diário de Notícias, réalisé les 20 et 21 juillet auprès de 501 répondants, a montré que 31 % considèrent la capacité du ministère de l'Éducation à organiser les prochaines phases d'examen comme mauvaise et 23 % comme très mauvaise. Seuls 4 % l'ont jugée très bonne et 12 % bonne. Interrogés sur la responsabilité des retards et des échecs, 76 % des participants ont pointé du doigt le ministre, le Premier ministre ou le gouvernement, tandis que les enseignants et les syndicats ensemble ont été blâmés par 12 %.
Des sondages ? Il y a beaucoup de sondages. Ce que je ressens, c'est que nous avions 290 000 copies, les élèves ont reçu le pdf et ont vérifié leur note. Comme je l'ai dit tout à l'heure, 825 copies sur 290 000 présenteront une incohérence qui sera corrigée. Je pense que c'est la mesure de la confiance.
Le ministre a ajouté que la grande majorité des élèves ont reconnu leur copie et ont jugé la note adéquate, et que lorsqu'ils ne l'ont pas fait, ils ont pu demander une révision. C'est, selon lui, la base de la confiance qui se construit.

